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21 janvier 2007 7 21 /01 /janvier /2007 10:40

 

 

 

…et in Arcadia ego

 

 

NAISSANCEs

 

 

I

 

 

L'île au soleil

 

attend les oiseaux noirs

 

le vent

 

fermera tes yeux

 

Nue dans la douleur

 

tu regardes l'eau des étangs

 

Il neige sur tes rêves

 

 

II

 

 

Oiseaux d'océan

 

tes mains caressent

 

dans mes yeux

 

les épées des iris

 

 

III

 

 

Tu marches

 

 sur un cœur en sentier

 

qui attendait tes pas

 

Ton sourire éteindras les seringas

 

et les murailles de l'été

 

s'écrouleront

 

Tu seras tige au vent des souvenirs

 

Est-ce que l'amour pleurera ?

 

 

IV

 

 

Fleur en tes yeux d'or

 

le soleil ensanglanté

 

ne veut pas mourir

 

V

 

 

Dans l'eau de l'étang

 

ton image anneau

 

tremble

 

au doigt du temps

 

 

VI

 

 

Au creux de toi

 

à l'ancre d'un ailleurs orange et calme

 

une trirème

 

bat les rythmes du rêve

 

 

VII

 

 

Le vent marche sur la nuit

 

sur ton sourire

 

Tu m'as laissé les quelques grains

 

de ta lumière

 

 

VIII

 

 

On brisera la soie que tu tissais

 

tes yeux brillent - colchiques

 

au crépuscule

 

les couteaux des cailloux

 

ont lynché ton sourire

 

 

IX

 

 

Les souvenirs ont froid

 

 

L'écorce bleu du rire au vent s'en va

 

Très loin là bas la mer…

 

 

La fontaine irisée de tes yeux - fleurs

 

givre à l'hiver de ton silence

 

 

X

 

 

Par les heures qui se taisent

 

A cette croix de chemins

 

Se divise le long vertige

 

Des amours sans visage

 

 

EXILS

 

I

 

 

Chemins des rêves

 

où revivre tous nos passages

 

le sang de l'aube éclabousse en moi

 

ton visage

 

 

II

 

 

Somptueux instant

 

l'étang

 

la lumière rejaillie

 

le temps qui jette sa poudre aux yeux

 

miroir d'un amour

 

 

III

 

 

L'âme lavée de clairs matins

 

aux sous bois scintillants

 

tu m'as donné de vivre

 

l'automne

 

de ce pays naissant

 

 

IV

 

 

Quel navire

 

m'a laissée sur quel rivage

 

l'horizon

 

les fleurs ont l'air de pleurer

 

chavire dans le soleil de l'avenue

 

 

V

 

 

Croquis d'un bonheur - le temps

 

l'ombre des choses non vécues

 

l'intime silence

 

-   non voulues

 

et l'inconnu sourire

 

 

Dans quelle nuit chuchote

 

Cet amour là ?

 

 

VI

 

 

Au printemps

 

tout revivra sous la terre

 

humus des jasmins parfumés

 

absent présent

 

tu me respireras

 

 

VII

 

 

Haut dans le ciel

 

alouette

 

ta vie défie tous les soleils

 

Au couchant

 

blottir ta fièvre dans mes mains

 

VIII

 

 

Lèvres du vent

 

messager

 

un instant sur ma lèvre

 

arrêté

 

…qui a pleuré ce goût de sel ?

 

 

IX

 

 

Des oiseaux tournent en silence

 

. flocons d'absence

 

Il neige

 

sur l'île où tu ne viendras pas

 

la mer, la mer

 

n'a pas voulu de nous

 

 

X

 

 

Les sarcelles ont égorgé l'aube

 

tu n'en reviendras pas

 

on clouera mon corps à ta croix

 

des cris

 

giffleront le silence

 

Qui sait déjà qu'un amour meurt ?

 

 

XI

 

 

Fusain d'un souffle dans l'aurore

 

tu as redessiné ma vie

 

ma mémoire sent la forêt

 

des jours sont nés

 

- sans toi

 

 

XII

 

 

Le vent

 

décidera de nos jours

 

sur les lignes de nos deux mains

 

sang et eau

 

mêlées

 

joie et peur

 

le vent

 

 

XIII

 

 

Pour un jour d'étoiles

 

il faudra longtemps pousser

 

la roue

 

des soleils levants

 

apprendre à sourire au possible

 

 

 

LES SENTIERS ROUGES

 

I

 

 

Les chemins

 

sont empierrés de mots

 

 

Il ne faut pas marcher pieds - nus

 

 

Garder conscience

 

que le silence - écoute

 

est bien vivant

 

 

II

 

 

Ceux qui desserviront le table

 

tremblants de jalousie

 

Ceux qui fermeront les volets

 

s'étonneront :

 

tu auras quitté la fête

 

avant que les fous se purifient

 

en jetant leurs lampes - tempête

 

dans les granges de nos moissons

 

 

III

 

 

Ils n'ont pas attendu

 

ton sourire

 

 

Ils ont lancé leurs pierres avant

 

Stupeur :

 

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Published by Solange SUDARSKIS - dans poèmes
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commentaires

HenrY LeMaçoN 02/02/2007 13:03

Le jour de la chandelle de l'heure de tous les saints vaut bien un beau retournement de situation du Cein...