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    <title><![CDATA[le blog solange-sudarskis]]></title>
    <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/</link>
    <description></description>

        <language>fr</language>
    
    
    <pubDate>Tue, 29 May 2012 08:47:01 +0200</pubDate>    <lastBuildDate>Tue, 29 May 2012 08:47:01 +0200</lastBuildDate>    <generator>Over-blog.com RSS 2.0 Engine</generator>    <copyright>Copyright 2012 solange-sudarskis.over-blog.com</copyright>            <category>Littérature</category>    <docs>http://www.rssboard.org/rss-specification/</docs>                        
      <item>
        <title><![CDATA[Aperçu de la duplicité de Voltaire]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-aper-u-de-la-duplicite-de-voltaire-106004037.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Dans ma jeunesse, alors que je lisais <em>La 25<sup>ème</sup> heure</em> de Giurgiu, mon père s’approcha
    de moi et, remarquant l’ouvrage, me le prit des mains, le jeta me disant&nbsp;: <em>je ne veux pas de cette littérature chez moi.</em> Victime de l’exaction du nazisme pendant la dernière guerre,
    on peut comprendre sa réaction, Giurgiu étant considéré comme un écrivain pro-nazi.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Mais ce geste pose le problème de la considération de l’œuvre d’un auteur dont la réputation sulfureuse
    entache son génie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Ne faut-il honorer que des auteurs qui sont irréprochables&nbsp;? La littérature peut-elle accepter d’odieux voisinages mêlant
    traîtres, bourreaux et leurs victimes&nbsp;? Les faits accablants de la vie des artistes condamnent-ils en même temps leurs œuvres&nbsp;? Juger les livres et seulement eux, là est un problème de
    censure qui fait polémique. En éditant cette année Drieu de La rochelle, dans sa collection de la Pléiade, Gallimard se défend d’être le Panthéon où Jaurès et Moulin auraient eu à le côtoyer mais
    contre les lanceurs d’anathèmes brandissant les pièces à charge du procès de cet auteur, l’éditeur s’explique&nbsp;: <em>Comme toutes les œuvres importantes, celle de Drieu appartient à la fois à
    son temps et au notre… elle ne relève pas pour nous du témoignage historique mais de la littérature vivante.</em> A condition de ne pas ployer sous le poids du mythe romantique et vénéneux, il ne
    s’agit pas, comme l’invite l’éditeur, de dissocier l’esthétique de l’idéologie, ni de laisser l’une éclipser l’autre. A la fin de la guerre, Drieu la Rochelle se suicide. Il restera, cependant,
    présent dans l’esprit de son ami d’adolescence Aragon et Malraux, devenu ministre de la culture sous De Gaulle, continuera à faire publier ses écrits comme un pardon posthume.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">De même, chez Gallimard, ce furent les cas de Louis Ferdinand Céline et de Paul Morand&nbsp;; la postérité a sa part de
    subjectivité et d’arbitraire surtout lorsqu’il s’agit d’histoire littéraire. Le prestige de la collection étant ce qu’il est, les lecteurs la considèrent comme faisant naturellement partie du
    patrimoine national&nbsp;; à ce titre, ils s’expriment sur ses choix au même titre qu’un bien collectif. Ils exercent deux opinions qui peuvent être contradictoires, l’une politique, l’autre
    littéraire. On s’en doute, l’enjeu est plus directement politique lorsqu’il est question des engagements de Pierre Drieu de la Rochelle&nbsp;: fasciste, antisémite, antirépublicain, xénophobe,
    favorable à une fédération européenne sous hégémonie allemande nazie.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Mais, comme l’écrit Pierre Assouline, écrivain et chroniqueur au Monde des livres&nbsp;: <em>ayant découvert Drieu à 20 ans,
    &nbsp;je n'ai jamais renié l'empreinte de "ce charme quand même" qui est avant tout, au-delà d'une biographie prétendument sulfureuse et de la dimension tragique de sa personnalité, une écriture,
    un ton, une manière de faire sonner la langue.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">La littérature engagée, c’est l’écriture avec une encre qui est du sang quand l’artiste est aussi un
    militant,</span> <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">la parole littéraire devenant une arme capable de transgresser toutes les censures. En
    entendant l’engagement comme une prise de parti active, par des actes ou des paroles, à la vie sociale, politique, intellectuelle ou religieuse de son temps, la littérature engagée se définit
    donc comme une littérature de circonstance face aux mœurs d’un temps et d’une géopolitique donnés.</span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">La littérature engagée suscite ainsi un questionnement autant d'ordre politique que d'ordre poétique. <span>" <em>Je
    tiens Flaubert et Goncourt pour responsables de la répression qui suivit la Commune parce qu'ils n'ont pas écrit une ligne pour l'empêcher</em> "</span> disait Sartre.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Face à ce qui apparaît souvent comme une nuit noire de l'intelligence et de la morale, la légendaire
    "clarté française" s'était réfugiée dans la première moitié du XX<sup>e</sup> siècle dans les écrits de la droite littéraire, ouvrant ce paradoxe chez de nombreux amateurs de littérature : une
    admiration inentamée pour leur style, ce mordant fait d'un alliage de légèreté et de vivacité, mais qui est toujours allée de pair avec une juste aversion pour leur imprégnation fasciste que les
    générations futures oublieront pour ne retenir que leur plume.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Paul Morand, Louis-Ferdinand Céline, <a href="http://www.2000ans.com/?p=983"><span style=
    "color: windowtext; text-decoration: none;">Drieu la Rochelle</span></a>, Jacques Chardonne sont les écrivains qui ont collaboré pendant l’occupation de la France par l’Allemagne nazie, tous
    publiés sur papier bible dans la collection La Pléiade.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Paul Morand, mysogine et homophobe, collaborateur mais plus Maréchaliste que nazi sera pourtant&nbsp;élu en 1968 à l’Académie
    française.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Jacques Chardonne fut plus engagé dans la collaboration avec l’Allemagne nazie. Il a écrit notamment «&nbsp;<em>les SS usent
    convenablement de leur pouvoir absolu et la population ne s’en plaint pas&nbsp;</em>»! C’était l’un des écrivains favoris de François Mitterand.</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Un sort semblable a été fait à</span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">François Marie Arouet alias</span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Voltaire&nbsp;; une amnésie générale le glorifie aujourd’hui, particulièrement chez les francs-maçons, oubliant ou
    ignorant sa part obscure.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Parce que les idées des encyclopédistes étaient des idées de liberté et d'égalité universelle, on a pu
    encenser Voltaire qui y participa. Et pourtant quel paradoxal personnage&nbsp;! Je me permets cette épithète en le justifiant par les positions personnelles de Voltaire que l’on découvre dans ses
    écrits et les éléments historiques de sa vie qui ne sont pas moins irréprochables que ceux que je viens d’évoquer.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Au rebours d’idées reçues, le mépris et la haine pouvaient être les ressorts de cette personnalité, très
    humaine au demeurant selon l’historiographie universitaire quasi-unanime&nbsp;: sa vie est émaillée d’utilisation récurrente de lettres de cachet visant de simples jeunes auteurs qui n’ont le
    défaut que de ne pas partager son autosatisfaction, d’intrigues pour faire condamner Rousseau à mort par la République de Genève, d’exhortation à Catherine II pour faire massacrer en grand nombre
    les Turcs, lui soumettant même avec insistance une arme de son imagination, d’utilisation satisfaite d’une main-d’œuvre serve pour son approvisionnement en sucre de canne (au moment où sort son
    Candide contenant la charge que l’on sait contre l’esclavage), de mépris des noirs, des Huguenots, des catholiques, des juifs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Voltaire apparaît comme adepte de la pensée unique&nbsp;; son intolérance est remarquée par le
    philosophe Gusdorf&nbsp;: «&nbsp;les invectives de Voltaire sont l’expression d’un fanatisme et d’une intolérance pires que ceux qu’il reproche à ses adversaires&nbsp;». Les propos blessants de
    Frédéric II roi de Prusse, qui fut pourtant son mécène, soulignent la personnalité de Voltaire&nbsp;: «&nbsp;Vous me demander ce que c’est que le procès de Voltaire avec un juif&nbsp; [Abraham
    Hischell] ?<span>&nbsp;</span> C’est l’affaire d’un fripon qui veut tromper un filou. Il n’en n’aura pas moins d’esprit mais son caractère en sera plus méprisé que jamais&nbsp;». Ce roi
    l’accusera<span>&nbsp;</span> et je cite&nbsp;: «&nbsp;de&nbsp;méchancetés et friponneries, de satires et de calomnies&nbsp;». L’âpreté de Voltaire au gain, l’acharnement qu’il mettait à la
    poursuite un juif pour éviter, lui si riche, la perte de quelques écus, fournissait à ses ennemis comme au roi de Prusse, les accusations déjà vieilles de lésine et d’habitudes serrées. Des
    libelles de 1738 le prétendent, «&nbsp;déshonoré dans la société civile par ses lâches impostures, par ses fourberies, par ses honteuses bassesses, par ses vols publics et particuliers&nbsp;». La
    rancœur des dévots de l’époque que Voltaire combattait suffit-elle pour ne pas croire à ce portrait&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-variant: small-caps;">Chateaubriand</span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">dans Génie du Christianisme conclut que&nbsp;: Voltaire ayant soutenu éternellement le pour et le contre, et varié
    sans cesse dans ses sentiments, son opinion en morale, en philosophie et en religion, doit être comptée pour peu de chose.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Alors&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Que Voltaire n'aimât pas les religions monothéistes et qu’il en en dénonçât leurs intolérances, soit,
    cela convient aux libres penseurs. Mais on ne peut ignorer que Voltaire se montra antisémite, raciste et esclavagiste&nbsp;; pour preuve les quelques extraits de textes que je retiens donneront
    une idée de la violence et de la conviction de ses propos.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Voltaire <strong><span style="color: #c00000;">antisémite</span></strong> écrit dans l'article «
    <em>Tolérance</em> » du Dictionnaire philosophique : « C'est à regret que je parle des Juifs : <em>cette nation est, à bien des égards, la plus détestable qui ait jamais souillé la
    terre.</em></span> <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">D’ailleurs sa haine de la nature humaine est nourrie de celle du christianisme dont
    les juifs sont les coupables précurseurs&nbsp;: Voltaire suggère comme «&nbsp;juste [...] que la terre soit purgée de cette race&nbsp;» et fait dire à Memmius dans ses Lettres de Memmius à
    Cicéron que les juifs ont vocation à être «&nbsp;assassins et assassinés à leur tour&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Des considérations du même calibre émaillent l'ouvrage par centaines. Celles qui sont livrées ici sont
    extraites de l'édition de 1805 (Imprimerie Didot).</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Voilà ce qu'il a écrit dans son livre <strong><em>Essai sur les Mœurs</em></strong> <strong>à propos des
    juifs</strong>&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><span>&nbsp;</span>(Tome 1, page 158-159): " "Si nous lisions l'histoire des Juifs écrite par un auteur
    d'une autre nation, nous aurions peine à croire qu'il y ait eu en effet un peuple fugitif d'Egypte qui soit venu par ordre exprès de Dieu immoler sept ou huit petites nations qu'il ne connaissait
    pas ; égorger sans miséricorde les femmes, les vieillards et les enfants à la mamelle, et ne réserver que les petites filles ; que ce peuple saint ait été puni de son Dieu quand il avait été
    assez criminel pour épargner un seul homme dévoué à l'anathème. Nous ne croirions pas qu'un peuple si abominable (les Juifs) eut pu exister sur la terre. Mais comme cette nation elle-même nous
    rapporte tous ses faits dans ses livres saints, il faut la croire."</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">(Tome 1, page 186)&nbsp;: "Toujours superstitieuse, toujours avide du bien d'autrui, toujours barbare,
    rampante dans le malheur, et insolente dans la prospérité, voilà ce que furent les Juifs aux yeux des Grecs et des Romains qui purent lire leurs livres.&nbsp; &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><span>&nbsp;</span>(Tome 1, page 226)&nbsp;: " N'est-il pas clair (humainement parlant, en ne
    considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute ? …" Lorsque, vers la fin du quinzième siècle, on
    voulut rechercher la source de la misère espagnole, on trouva que les Juifs avaient attiré à eux tout l'argent du pays par le commerce et par l'usure. On comptait en Espagne plus de cent
    cinquante mille hommes de cette nation étrangère si odieuse et si nécessaire. (...)</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">(Tome 2, page 83)&nbsp;: On ne voit au contraire, dans toutes les annales du peuple hébreu, aucune
    action généreuse. Ils ne connaissent ni l'hospitalité, ni la libéralité, ni la clémence. Leur souverain bonheur est d'exercer l'usure avec les étrangers ; et cet esprit d'usure, principe de toute
    lâcheté, est tellement enracinée dans leurs cœurs, que c'est l'objet continuel des figures qu'ils emploient dans l'espèce d'éloquence qui leur est propre… Ils sont ennemis du genre humain. Nulle
    politesse, nulle science, nul art perfectionné dans aucun temps, chez cette nation atroce." &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">L'obsession antisémite de Voltaire ne s'endort jamais.<span>&nbsp;</span> Dans son Dictionnaire
    philosophique (1769), il revient régulièrement sur la question des Juifs, même quand il n'existe aucun lien avec la philosophie ou avec le titre de l'article.</span>
  </p>
  <p>
    <strong><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Article "Anthropophage" :</span></strong><span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><br>
    "Pourquoi les Juifs n’auraient-ils pas été anthropophages ? C’eût été la seule chose qui eût manqué au peuple de Dieu pour être le plus abominable peuple de la terre."<br>
    <strong>Article «Job» :</strong><br>
    "Leur profession fut le brigandage et le courtage ; ils ne furent écrivains que par hasard."<br>
    <strong>Article «Tolérance» :</strong><br>
    "Le peuple juif était, je l’avoue, un peuple bien barbare. Il égorgeait sans pitié tous les habitants d’un malheureux petit pays sur lequel il n’avait pas plus de droit qu’il n’en a sur Paris et
    sur Londres." &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Et de rajouter heureusement&nbsp;: «&nbsp;Il ne faut pourtant pas les brûler&nbsp;»&nbsp;!&nbsp;
    &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><span>&nbsp;</span>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;
    &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: #c00000;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Voltaire est <strong><span style="color: #c00000;">ouvertement raciste.</span></strong> On peut lire dans son
    ouvrage «&nbsp;<strong><em>Des différentes races d'hommes</em>&nbsp;»&nbsp;:</strong> (Tome 1, pages 6 à 8)&nbsp;: Ce qui est plus intéressant pour nous, c'est la différence sensible des espèces
    d'hommes qui peuplent les quatre parties connues de notre monde. <span>Il n'est permis qu'à un aveugle de douter que les blancs, les nègres, les Albinos, les Hottentots, les Lappons, les Chinois,
    les Américains soient des races entièrement différentes.</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Parlant des <strong>noirs&nbsp;:</strong> leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours
    grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d'hommes des différences prodigieuses. Et ce qui
    démontre qu'ils ne doivent point cette différence à leur climat, c'est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur
    espèce,</span> <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">et que les mulâtres ne sont qu'une race bâtarde d'un noir et d'une blanche, ou d'un blanc
    et d'une noire.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Pour Voltaire, les <strong>Albinos</strong> sont, à la vérité, une nation très petite et très rare ; ils
    habitent au milieu de l'Afrique : leur faiblesse ne leur permet guère de s'écarter des cavernes où ils demeurent ; <span>Cependant les Nègres en attrapent quelquefois, et nous les achetons d'eux
    par curiosité.</span> Prétendre que ce sont des Nègres nains, dont une espèce de lèpre a blanchi la peau, c'est comme si l'on disait que les noirs eux-mêmes sont des blancs que la lèpre a
    noircis. Un Albinos ne ressemble pas plus à un Nègre de Guinée qu'à un Anglais ou à un Espagnol. Leur blancheur n'est pas la nôtre : rien d'incarnat, nul mélange de blanc et de brun ; c'est une
    couleur de linge ou plutôt de cire blanchie ; leurs cheveux, leurs sourcils, sont de la plus belle et de la plus douce soie ; leurs yeux ne ressemblent en rien à ceux des autres hommes, mais ils
    approchent beaucoup des yeux de perdrix. Ils ressemblent aux Lapons par la taille, à aucune nation par la tête, puisqu'ils ont une autre chevelure, d'autres yeux, d'autres oreilles; et ils n'ont
    d'homme que la stature du corps, avec la faculté de la parole et de la pensée dans un degré très éloigné du nôtre. Tels sont ceux que j'ai vus et examinés. "</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">A propos des <strong>tziganes,</strong>&nbsp;il écrit : (Tome 5, page 83-84)&nbsp;: " Il y avait alors
    une petite nation, aussi vagabonde, aussi méprisée que les Juifs, adonnée à une autre espèce de rapine ; c'était un ramas de gens inconnus, qu'on nommait Bohèmes en France, et ailleurs Egyptiens,
    Giptes ou Gipsis, ou Syriens (...). Cette race a commencé à disparaître de la face de la terre depuis que, dans nos derniers temps, les hommes ont été désinfatués des sortilèges, des talismans,
    des prédictions et des possessions."</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: #c00000;"><span>-<span style=
    "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span> <span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">Voltaire <strong><span style="color: #c00000;">esclavagiste</span></strong>&nbsp;: Trop de naïfs sont persuadés que
    Voltaire était anti-esclavagiste parce qu’on fait lire aux lycéens sa compassion pour l'esclave du Surinam. Notre&nbsp;philosophe est un bel hypocrite : il a en effet spéculé, en association avec
    les armateurs nantais et avec la compagnie des Indes, dans les opérations de traite des esclaves (par exemple dans l'armement du bateau négrier <em>Le Congo</em>). Dans la citation ci-après, plus
    sincère, il défend ses intérêts.<br>
    (tome 8, page 187)&nbsp;: <span>" Nous n'achetons des esclaves domestiques que chez les Nègres ; on nous reproche ce commerce. Un peuple qui trafique de ses enfants est encore plus condamnable
    que l'acheteur.<span>&nbsp;</span> Ce négoce démontre notre supériorité ; celui qui se donne un maître était né pour en avoir."</span></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Pour résumer le portrait de Voltaire en voici un jugement du journaliste Sabatier de Castres, son contemporain :</span>
  </p>
  <p>
    <!--[endif] --><span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><em>de grands talents et l’abus de ces talents portés aux derniers excès&nbsp;; des traits dignes d’admiration,
    une licence monstrueuse&nbsp;; des lumières capables d’honorer son siècle, des travers qui en sont la honte&nbsp;; des sentiments qui ennoblissent l’humanité, des faiblesses qui la
    dégradent&nbsp;; tous les charmes de l’esprit, et toutes les petitesses des passions&nbsp;; l’imagination la plus brillante, le langage le plus cynique et le plus révoltant&nbsp;; de la
    philosophie et de l’absurdité&nbsp;; la variété de l’érudition et les bévues de l’ignorance&nbsp;; une poésie riche et des plagiats manifestes&nbsp;; de beaux ouvrages et des productions
    odieuses&nbsp;; de la hardiesse et une basse adulation&nbsp;; des hommages à la religion et des blasphèmes&nbsp;; des leçons de vertu et l’apologie du vice&nbsp;; des anathèmes contre l’envie et
    l’envie avec ses accès&nbsp;; des protestations de zèle pour la vérité et tous les artifices de la mauvaise foi&nbsp;; l’enthousiasme de la tolérance et les emportements de la persécution&nbsp;:
    telles sont les étonnantes contrariétés qui, dans un siècle poins inconséquent que le notre&nbsp;, décideront du rang que cet homme unique doit occuper dans l’ordre des talents et dans celui de
    la société.</em></span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;"><span>La franc-maçonnerie a souvent honoré Voltaire, c'est pour le moins une occultation qui porte
    ambigüité !<br></span></span>
  </p>
  <p>
    <em><span><br></span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 29 May 2012 08:21:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4990068550bef9f5ca4d809d025bc256</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-aper-u-de-la-duplicite-de-voltaire-106004037-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pauvre Minotaure ou la saga des trahisons]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-pauvre-minotaure-ou-la-saga-des-trahisons-103284515.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <img src="http://img.over-blog.com/286x300/0/10/62/76/genealogie.JPG" class="noAlign" alt="généalogie" width="552" height="577">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En Méditerranée, en ces temps-là, le destin était le résultat d’un passé que seuls les dieux maîtrisaient. Le tragique s’accomplissait chaque fois aux yeux d’un dieu spectateur et lointain, qui
    assiste à l’égarement du mortel qui s’est fourvoyé dans le piège que le dieu lui-même a machiné. Avant de naître, l’humain est déjà victime et jouet des dieux de l’Olympe. Ainsi, les hommes ne
    sont pas maîtres de leur vie&nbsp;: leur chemin serait tout tracé, et dépendrait en tout cas du bon vouloir de dieux qui s’amusent de leur impuissance.
  </p>
  <p>
    <span>&nbsp;</span>Et pourtant ces dieux ressemblaient fort à des hommes ordinaires : ils étaient orgueilleux, avides, paresseux, gourmands, menteurs, mesquins, rancuniers, jaloux, frivoles,
    capricieux, violents.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    En voici une histoire, toute petite illustration de ces temps-là.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Cela commence dans l’Olympe. Aphrodite mariée avec l’affreux Héphaïstos le trompe avec Arès le dieu de la guerre. Trahison classique de la fidélité. Hélios, celui qui voit et entend toutes choses
    comme l’appelle Homère, le fait savoir au mari bafoué. Trahison par délation. Héphaistos prévenu s'empresse de tisser un filet invisible et indéchirable qu'il jette sur le lit des amants afin que
    tout l'Olympe puisse admirer le comique de la situation. Aphrodite jure de se venger de l’indiscret Hélios, dirigeant son courroux sur sa descendance, à savoir sur Pasiphaé la fille qu’il a avec
    une princesse de Crète et sur ses petites-filles Ariane et Phèdre. Le drame va pouvoir commencer.
  </p>
  <p>
    De son côté Poséidon batifole avec Libye dont il a un fils, Agénor, qui devient le roi de Tyr. De son union avec Téléphassa naît une splendide fille, au large visage et grands yeux, traduction
    grecque de son nom&nbsp;: Europe. Emerveillé par sa beauté <span>&nbsp;</span>et pour échapper à sa femme Héra, Zeus prend la forme d’un taureau blanc, <i><span style="color: black;">Ille pater
    rectorque deum</span></i><span style="color: black;"><br>
    <i>Induitur faciem tauri ora</i>.</span> Ce sont <i><span>Les Métamorphoses</span></i> <span>d'Ovide, dans son Livre II (vers 847à 867)&nbsp;qui racontent <i>:</i></span> <i>Lui, le père et le
    maître des dieux, prend l'apparence d'un taureau&nbsp;; mêlé au jeune troupeau, il mugit et de sa belle allure, il foule l'herbe tendre. C'est qu'en effet, sa couleur est celle de la neige (...)
    De son cou, les muscles sont saillants, (...) jusqu'à ses épaules pend son fanon&nbsp;; ses cornes sont petites (...) Sur son front, aucune menace et rien à redouter dans ses yeux&nbsp;; la paix
    resplendit sur sa face. La fille d'Agénor s'étonne de voir un animal si beau et si peu enclin aux combats&nbsp;; mais en dépit de sa douceur, elle craint d'abord de le toucher. Bientôt elle
    s'approche de l'animal et offre des fleurs à sa bouche d'une blancheur éclatante.</i> Séduite Europe se laisse enlever d’Attique, traverse la mer et est cachée sur l’île de Crète. Après avoir
    repris forme humaine, Zeus s’unit à elle. Trahison par le leurre. On connaît la suite<span style="color: #009900;">,</span> naîtront trois fils, Sarpédon, Rhadamante et Minos que Zeus confie à
    Astérios le roi de la Crète pour qu’il les élève comme fils adoptifs tout en mariant son amante Europe avec le roi de Crète.
  </p>
  <p>
    Minos 1er devenu roi à son tour aura un fils Lycaste qui donne naissance à celui qui devient le roi Minos 2nd. A noter que les deux rois Minos sont souvent confondus en un seul personnage. Le
    destin va se nouer, le<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pseudo-Apollodore" title="Pseudo-Apollodore"></a> pseudo-Appollodore nous le raconte&nbsp;: le trône de Crète était disputé entre les
    trois frères, Rhadamanthe, Sarpédon et Minos. Ce dernier en appela à Poséidon, lui demandant de lui envoyer un signe qui le ferait reconnaître comme l’héritier de la couronne. Un taureau
    magnifique sortit de la mer, que Minos promit de sacrifier aux prochaines fêtes. Mais le roi n’accomplit pas sa promesse. Admirant la rare beauté de l’animal, il met le taureau blanc dans son
    cheptel et en sacrifie un autre. Trahison de la promesse. Minos obtint assez rapidement le contrôle des mers autour de son île mais Poséidon, irrité de ce qu'il n'avait pas honoré sa parole, avec
    l’aide d’Aphrodite qui voulait se venger d’Hélios, fit naître en Pasiphaé<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pasipha%C3%A9" title="Pasiphaé"></a> (sa fille), femme de Minos, une passion pour
    l’animal.
  </p>
  <p>
    Devenue folle amoureuse du taureau, tourmentée dans sa chair, désirant assouvir cette passion contre nature, elle demanda conseil à Dédale, l’architecte du roi, qui avait été exilé
    d'Athènes<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Ath%C3%A8nes" title="Athènes"></a> pour meurtre. <strong><span style="font-weight: normal;">Sculpteur et architecte de génie célébré dans toute la
    Grèce, Dédale brillait d'un talent inégalé en Grèce jusqu'au jour où il prend parmi ses élèves le fils de Perdix, sa sœur, le jeune Talos. L'atelier croulant sous les commandes, l'apprenti,
    habile de ses mains, avide de progresser dans son art, n'est pas de trop. Un jour, en observant une mâchoire de serpent, Talos a la lumineuse idée d'inventer le compas et la scie.</span></strong>
    <strong><span style="font-weight: normal;">Devant une telle démonstration de génie, Dédale a l'insupportable pressentiment que son élève le dépassera bientôt. Sous prétexte d'une promenade
    nocturne, il s'en débarrasse en le précipitant du haut de l'Acropole. Trahison par la jalousie. La déesse Athéna, sensible au talent du jeune homme, intervient avant qu'il ne s'écrase et le
    transforme en oiseau. Effrayé par l'horreur de son crime, Dédale quitte Athènes pour la Crète où il est accueilli par Minos.</span></strong>
  </p>
  <p>
    Ainsi, sollicité par Pasiphaé, il met au point un système qui permettra à la reine de s’accoupler sans danger avec le taureau&nbsp;: il élabore une génisse en bois, recouverte de la peau d’un
    animal fraîchement abattu. A l’intérieur, il aménage un endroit où la reine pourra s’installer confortablement dans l’attente de l’événement qui allait la satisfaire. Par la suite, Dédale fait
    monter le leurre sur un chariot et transporte l’appât auprès de l’animal. La reproduction était si bien faite que le taureau s’y laissa prendre, et l’accouplement eu lieu. Trahison par le leurre
    comme Zeus avec Europe.
  </p>
  <p>
    <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pasipha%C3%A9" title="Pasiphaé"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">Pasiphaé</span></a> donna ainsi naissance à
    Astérios<span>&nbsp;</span> (ou Astérion), qu'on appelle le Minotaure&nbsp;: il avait la tête d'un taureau et le reste du corps d'un homme.
  </p>
  <p>
    Suivant les conseils de ses oracles<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Oracle_grec" title="Oracle grec"></a>, Minos enferma ce monstre dans une prison construite tout exprès par Dédale, le
    labyrinthe<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Labyrinthe" title="Labyrinthe"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">&nbsp;</span></a>. Avec son grouillement de méandres, il
    était impossible pour le Minotaure de trouver la sortie. Furieux, Minos emprisonna aussi Dédale et son fils Icare dans le Labyrinthe.
  </p>
  <p>
    Revenons un peu en Attique où Egée, roi d'Athènes qui n'était pas marié, n'avait aucun successeur. Il prit la route de Delphes et consulta l'oracle. Mais la Pythie lui fit une réponse évasive
    qu'il ne comprit pas et la confia au retour à son ami Pitthée, roi de Trézène. "Tu ne délieras pas le col de ton outre à vin avant d'être revenu à Athènes" lui avait-elle enjoint.
  </p>
  <p>
    Si Egée ne comprenait pas la formule, Pitthée de son côté l'avait bien comprise, et il s'empressa de lui présenter sa fille Ethra et de les installer pour la nuit dans une petite île tout en
    ayant préalablement enivré son hôte. Trahison de l’hospitalité. Mais Poséidon était amoureux de la jeune princesse de Trézène et il s'empressa de la rejoindre dès la nuit tombée pour courtiser la
    belle avant que son futur époux désigné ne se soit réveillé. Ou encore, les jeunes amoureux firent-ils ce qu'attendait Pitthée ? Toujours est-il qu'au petit matin, Egée ne savait pas trop bien ce
    qu'il avait fait, mais lorsqu'il apprit qu'Ethra était enceinte, il accepta la responsabilité paternelle de ses actes. Il conduisit alors Ethra au pied d'un immense rocher, le souleva, y plaça
    ses sandales et son épée et enjoignit son épouse de ne rien dire et d'attendre que l'enfant soit assez fort pour soulever le rocher pour lui révéler sa paternité. En effet, Egée était fort
    contesté à Athènes par Pallas son demi-frère et ses 50 fils, les Pallantides, et il ne souhaitait pas ouvrir une querelle dynastique à ce moment. Bien sûr, il promit à Ethra qu'il reconnaîtrait
    l'enfant aux armes qu'il porterait et qu'il en ferait son successeur.<span>&nbsp;</span> Thésée vint au monde, tandis que Pitthée répandait à tout à chacun, le bruit que sa fille avait reçu la
    visite de Poséidon, lui-même.
  </p>
  <p>
    Jeune homme, Thésée muni des armes de reconnaissance, arrive à Athènes, décide de ne pas révéler son identité. Cependant, Egée accueillit chaleureusement le voyageur, ayant entendu parler des
    exploits que ce dernier avait accomplis. En effet, la route qui menait de Trézène à Athènes était, à l’époque, infestée de brigands, des êtres démoniaques à la cruauté implacable qui
    dépouillaient et tuaient tous les voyageurs qui passaient par là. Ces assassins étaient alors au nombre de cinq. Thésée les anéantit, les tuant chacun de la même manière que ces meurtriers
    opéraient.
  </p>
  <p>
    La terrible Médée, mariée à Egée, ne vit pas l’arrivée de Thésée d’un bon œil, car elle savait qui il était, contrairement à Egée qui l’ignorait. Comme elle voulait que son fils Médos monte sur
    le trône d’Athènes, elle proposa au jeune homme d’aller combattre le taureau d’Athènes, capturé par Héraclès au cours de son septième travail puis relâché peu après, qui sévissait dans les
    environs de Marathon, espérant que Thésée se ferait tuer.
  </p>
  <p>
    Ayant réussi l’épreuve, Thésée rentre à Athènes, après avoir capturé le taureau. Il le sacrifiera à Apollon par la suite. Alors, Médée tente de tuer le jeune homme. Elle le fit passer pour un
    partisan des pallantides aux yeux d’Egée, et lui offrit une coupe de vin empoisonné au cours d’un banquet. Mais Egée reconnaît à temps les objets que Thésée porte sur lui&nbsp;: les sandales et
    l’épée qu’il avait placé lui-même sous le rocher, en présence d’Ethra. Il arrache la coupe des mains de son fils, Médée sera exilée.
  </p>
  <p>
    Et maintenant que le décor est planté, l’entrecroisement des circonstances destinales va tisser la tragédie des personnages d’Athènes et de la Crète.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Minos <span>&nbsp;</span>envoie son fils Androgée participer à des jeux sportifs, les Panathénées, qu’il remporte en héros&nbsp;; d’autres versions parlent de combattre aux côtés des Athéniens,
    le fameux taureau près de Marathon. Or Androgée mourut. D'accident&nbsp;? Ou de la main des Athéniens guidée par Egée qui voyait d’un mauvais œil l’amitié de ses neveux, fils de Pallas, pour ce
    jeune homme si puissant et Crète de surcroît, craignant une alliance pour le renverser. Trahison probable pour raison d’Etat.
  </p>
  <p>
    Minos, pensa que c'était plutôt Egée qui n'avait pas respecté son hôte et qui l'avait fait tuer. Il prépara ses flottes, et fondit sur l'Attique. Nisa, ville voisine d'Athènes, qui tenait son nom
    de Nisus, frère d'Egée, fut la première à sentir la puissance des armes de Minos ; cependant elle aurait pu résister longtemps sans la trahison de Scyllà, fille de Nisus. Elle aperçut Minos du
    haut des tours de la ville et conçut pour lui une folle passion. Instruite des secrets de son père et de toutes ses résolutions, elle les fit connaître à Minos ; elle trouva même le moyen de lui
    faire remettre les clefs de la ville, qu'elle avait dérobées pendant la nuit. Le roi de Crète profita de cette trahison ; il s'empara de la ville. Il fit le siège d'Athènes, ravagea l'Attique et
    obtint leur soumission. En guise de tribut, il exigea que tous les ans (tous les trois, sept ou neuf ans selon les textes) sept jeunes garçons et sept jeunes filles soient livrés pour être donnés
    en nourriture au monstre Minotaure, fils des amours de Pasiphaé, et du taureau de Crète. Chaque année, le roi d'Athènes Egée faisait procéder par tirage au sort, à la désignation des malheureuses
    jeunes victimes.
  </p>
  <p>
    Thésée, le fils qu'il venait de reconnaître, se désigna alors volontaire, pour être l'un des jeunes gens. Mais on dit aussi que Minos, venant chercher lui-même ses victimes, aurait exigé Thésée
    fils d'Egée, en compensation d'Androgée, son fils. On dit aussi que les Athéniens, épris d'égalité, n'auraient pas compris que le fils du roi soit exempté de cette malédiction. Thésée sacrifia à
    Apollon avant d'entreprendre le voyage et dit-on, le dieu lui conseilla de s'en remettre à la protection d'Aphrodite.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A l'arrivée de la délégation athénienne livrée en offrande au Minotaure et menée par Thésée, Ariane, demi-sœur du minotaure et sœur d’Androgée, sous l’influence d’Aphrodite, tombe amoureuse de
    Thésée et entreprend de le sauver en lui confiant un moyen de se retrouver dans le labyrinthe et d'en ressortir, s'il était vivant. Trahison de la famille, trahison du sang, trahison symétrique
    de celle de Scylla. Ariane lui fournit une épée et une pelote de fil à dérouler et ré-enrouler procurée par le bâtisseur du labyrinthe Dédale qui a choisi de <strong><span style=
    "font-weight: normal;">trahir les crétois pour sauver ses concitoyens, les athéniens</span></strong>. Thésée ressort vivant du labyrinthe après avoir tué le Minotaure.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pauvre Minotaure, victime destinale, incarnant à la fois la bestialité primitive et l’amour, le bourreau et la victime<strong>,</strong> dont la nature monstrueuse et l’enfermement, séquelles de
    l’amusement des dieux de l’olympe, l’ont condamné à mourir pour la gloire du héros athénien.<strong>.</strong>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Thésée trahira également Ariane et le serment qu’il lui avait fait, en l’abandonnant à Naxos alors qu’il lui avait promis de la ramener à Athènes avec lui. Dédale et son fils s’évaderont par les
    airs mais ceci est une autre légende.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Que comprendre&nbsp;? Que retenir&nbsp;?
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #c00000;">L’explication politique</span>&nbsp;:
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    On comprend que les Crétois s'opposèrent par la suite à cette version jugée "athénienne". En fait Minos conservait vivant les otages princiers grecs comme garant de sa suprématie et les affectait
    à son service.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Or il existait un certain Tauros, sans doute fort comme un taureau, amant de la reine Pasiphaé (avec laquelle il aurait eu le
    Minotaure) et dangereux pour Minos. Chaque année, Minos organisait des jeux que Tauros remportait inévitablement, recevant en récompense des captifs grecs qu'il traitait durement. Cette année-là,
    Minos autorisa Thésée à combattre et même promis la libération des prisonniers en cas de victoire. Thésée triompha. La princesse Ariane remarqua cet athlète et amoureuse, partit avec lui. Le
    Minotaure fut tué sur le port en défendant les bateaux crétois. Cette version crétoise a été contée par Plutarque au IIe siècle av JC. Cette légende est un souvenir de la civilisation minoenne,
    avec son culte du taureau et ses palais immenses, tels ceux que les fouilles d'Evans (1851-1941) ont remis au jour. Le Labyrinthe est en effet, étymologiquement, le «&nbsp;palais de la double
    hache&nbsp;», symbole que l'on retrouve partout sur les monuments crétois. Une pièce de monnaie crétoise présente sur une face le labyrinthe<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Labyrinthe"
    title="Labyrinthe"></a>, sur l'autre le minotaure entouré d'un demi-cercle avec de petites billes figurant probablement des étoiles, sans doute en relation avec l'autre nom du minotaure,
    Asterion, qui signifie «&nbsp;étoile&nbsp;».
  </p>
  <p>
    Une explication historique du mythe se réfère au temps où la Crète était la principale puissance politique et culturelle dans la <a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Mer_%C3%89g%C3%A9e" title=
    "Mer Égée"><span style="color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">mer Égée</span></a>. Comme la naissance d'Athènes, et probablement d'autres villes grecques du continent,
    était un hommage à la Crète, on peut supposer que de tels hommages incluaient de jeunes hommes et femmes pour un sacrifice. Cette cérémonie pourrait avoir été réalisée par un prêtre déguisé avec
    une tête de taureau ou un masque, ce qui explique l'imagerie du Minotaure. Il se peut également que ce prêtre ait été le fils de Minos.
  </p>
  <p>
    Une autre explication est que la Crète dominait dans l'Antiquité la Méditerranée, que la Grèce de cette époque qui n'était composée que d'Athènes était en position de soumission et qu'elle
    versait chaque année (ou tous les 9 ans, selon les versions) un tribut à la Crète sous la forme de 7 jeunes gens et 7 jeunes filles. Une fois que la Grèce continentale fut libre de la domination
    de la Crète<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A8te" title="Crète"><span style="color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">&nbsp;</span></a>, le mythe du Minotaure a
    pu être retravaillé sans la conscience religieuse des cités hellènes de croyances minoenne.
  </p>
  <p>
    L’explication culturelle
  </p>
  <p>
    Selon Jorge Luis Borgès<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jorge_Luis_Borges" title="Jorge Luis Borges"><span style=
    "color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">&nbsp;</span></a> (Le livre des êtres imaginaires), la figure du minotaure est née du culte du taureauet de la double hache
    (labrys<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Labrys" title="Labrys"></a>, qui a donné le mot labyrinthe<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Labyrinthe" title="Labyrinthe"></a>) qui était
    fréquent dans la religion préhellénique qui célébrait aussi des tauromachies sacrées. Des peintures murales représentant des hommes à tête de taureau ont été retrouvées, et cette créature aurait
    pu faire partie de la démonologie crétoise. L'histoire du minotaure serait alors une version «&nbsp;tardive et maladroite&nbsp;» de mythes beaucoup plus anciens et de «&nbsp;songes
    effrayants&nbsp;».
  </p>
  <p>
    La thérianthropie ou zooanthropie désigne la transformation d'un être humain en animal, de façon complète ou partielle, aussi bien que la transformation inverse dans le cadre mythologique<a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Mythologie" title="Mythologie"></a> et sprituel concerné. Ce thème très ancien puise ses racines dans le chamanisme et apparait sur d'anciens dessins dans des
    grottes préhistoriques, il s'exprime aussi à travers de nombreuses légendes, comme celles du nanhualisme<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Nahualisme" title="Nahualisme"></a> (tête de chacal
    ou de chien) ou de la lycanthropie<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Lycanthropie" title="Lycanthropie"></a> (loup) qui inclut le loup-garou européen. En ce qui concerne l'étude culturelle,
    mythologique et anthropologique, la thérianthropie décrit un personnage qui partage des traits humains avec des capacités ou des traits empruntés à d'autres animaux. La quasi-totalité des dieux
    égyptiens, possédant des têtes animales ou possédant la capacité de se changer en de tels animaux, sont aussi des thérianthropes.
  </p>
  <p>
    Toujours selon l'interprétation de Borgès<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jorge_Luis_Borges" title="Jorge Luis Borges"></a>, l'image du minotaure est presque indissociable de celle du
    labyrinthe parce que l'idée d'une maison bâtie pour que les gens s'y perdent est aussi étrange que celle d'un homme à tête de taureau, et qu'il est convenable qu'au centre d'une maison
    monstrueuse soit un habitant monstrueux&nbsp;; «&nbsp;l’architecture hors-norme du labyrinthe répond à la nature hybride du Minotaure, leurs monstruosités se correspondent». Les ruines du palais
    minoen de Cnossos, avec leur nombre très élevé de chambres, d'escaliers et de couloirs, a amené certains archéologues à croire que le palais lui-même était à l'origine du mythe du
    labyrinthe.&nbsp;
  </p>
  <p>
    Certains mythologues modernes voient le Minotaure comme une personnification solaire et une adaptation Minoenne du Baal-Moloch desPhéniciens, ce dieu exigeant des sacrifices humains. Le meurtre
    du Minotaure par Thésée, dans ce cas, indiquerait la rupture des relations athéniennes avec la Crète minoenne.
  </p>
  <p>
    Minos et le Minotaure ne seraient que deux formes différentes du même personnage représentant le dieu-soleil des crétois, soleil dessiné comme un taureau. Georges Frazer explique l'union de
    Pasiphaé avec le taureau comme une cérémonie sacrée lors de laquelle la reine de Cnossos était mariée à un dieu de forme taurine, tout comme l'épouse du tyran d'Athènes était mariée à Dionysos.
    Pottier, qui ne conteste pas la personnalité historique de Minos, estime qu'il est probable qu'en Crète (où un culte du taureau pourrait avoir existé à côté de celui de la labrys<a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Labrys" title="Labrys"></a>) les victimes étaient tourmentées en étant enfermées dans le ventre d'un taureau d'airain. L'histoire de Talos<a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Talos" title="Talos"></a>, l'homme crétois de bronze<a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bronze" title="Bronze"></a>, qui se chauffait à vif et serrait les
    étrangers dans ses bras dès qu'ils débarquaient sur l'île, est probablement de la même origine.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #c00000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #c00000;">L’explication psychanalytique</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le Minotaure, tout d’abord, vu comme l’union d’une femme mariée avec un jeune garçon&nbsp;où le taureau blanc illustre la masculinité dans son innocence et sa pureté.
  </p>
  <p>
    Le taureau blanc étant fils du Dieu des profondeurs de la Mer fait référence à la jeunesse, à son lien psychique actif avec sa mère&nbsp;: il est encore dépendant de l’image maternelle des
    femmes,&nbsp;cette union a donc lieu sur des bases de perversion puisqu’il ne s’agit pas d’une rencontre entre un jeune homme et une femme mais entre un enfant et une femme qui pourrait être sa
    mère.<span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    Cette union produit une aberration&nbsp;: le minotaure, porteur de l’impulsivité masculine et de l’orgueil de l’homme. Dominateur, parce qu’il est élevé comme un fils de roi et cruel avec les
    enfants de son âge, parce qu’il se sent différent. &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le fait de l’enfermer fait référence au désir d’étouffer le scandale afin d’éviter ses conséquences sociales.
  </p>
  <p>
    Le tribut que réclame le minotaure&nbsp;: recevoir 7 garçons et 7 filles avant leur puberté fait clairement référence à la pédophilie; qu’elle soit pour dégrader l’âme ou meurtrir le corps il
    s’agit de détruire l’Innocence de l'enfance.
  </p>
  <p>
    Thésée symbolise la Conscience capable de mettre fin à ce martyr.
  </p>
  <p>
    Il a besoin de l’aide du génie technique illustré par Dédale et de l’Intuition représentée par Ariane.
  </p>
  <p>
    Thésée représente la Volonté d’être libre de tribut, libéré des souffrances passées.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Quant au labyrinthe, si on s'en tient aux textes relatant le mythe, il pourrait n'être qu'un puits de sables mouvants dont le fond incliné en forme d'entonnoir dirigerait les visiteurs vers le
    centre en les empêchant de ressortir. Quelque part au centre se trouve l'endroit d'où le prisonnier ne peut s'échapper, sinon avec l'aide d'un fil fixé à l'extérieur, comme Thésée, ou par la
    verticale, comme Dédale. Le labyrinthe n'était donc pas couvert&nbsp;; il n'était ni simple édifice architectural ni caverne.
  </p>
  <p>
    Les premiers labyrinthes architecturaux, ceux de l'antiquité grecque, étaient ainsi nommés non pas à cause d'une forme architecturale particulière, mais métaphoriquement et après coup, en
    référence à celui du mythe, à cause de leur grande complexité, qui semblait les rendre inextricables.
  </p>
  <p>
    Cette perception, dans la dimension d’une étendue sans cesse barrée, nous fera mesurer la violence et l’arbitraire contenus dans l’architecture de dédales, dans l’ingénieuse construction de
    l’empêchement des passages qui donne à voir le plus <i>psychanalytiquement</i> possible la question de l’impasse&nbsp;: S’agit-il alors de trouver comment parcourir les couloirs dans le sens
    ordonné par le labyrinthe, et donc, si l’on peut dire, de marcher droit (droit sur le Minotaure pour lui régler son compte, puis droit vers la sortie), muni du fil d’Ariane, ou de pouvoir
    déconstruire le labyrinthe, dissoudre les lignes qui en dressent le plan, au risque évidemment de laisser le Minotaure gambader en tous sens&nbsp;? Le choix du psychanalyste est de combattre
    plutôt le labyrinthe qu’un hypothétique Minotaure, avec, pour arme étrange, ou instrument, non pas un fil<span>&nbsp;</span> mais l’écheveau de la métaphoricité. En guise de viatique pour
    accompagner la divagation, non sans buts cependant, ce mot de Michel Foucault&nbsp;: «&nbsp;C’est le labyrinthe qui fait le Minotaure, non l’inverse&nbsp;».&nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: #c00000;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: #c00000;">L’explication symbolique</span>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Outre sa valeur paradigmatique évidente, l'animal se voit aussi revêtu d'une valeur substitutive&nbsp;; il rachète la victime humaine du sacrifice, épisode commun à des traditions religieuses
    différentes&nbsp;; il offre aux dieux comme aux héros l'abri de métamorphoses efficaces&nbsp;; forme rejointe par le dieu pour se nourrir secrètement du fruit défendu, il est aussi l'ombre qui
    suit le héros, enveloppe protectrice et dérobante devant le péril que les seules forces humaines ne sauraient affronter. Substitution sur le plan du discours et de la fable, déguisement qui dupe
    les censures politiques, cultuelles et sociales, car «&nbsp;le poète n'est pour ainsi dire pas responsable du langage des bêtes&nbsp;». Ainsi se développe l'allégorie du moralisme qui va
    imprégner les civilisations.
  </p>
  <p>
    La tauroctonie, la mise à mort du taureau n’est pas sans rappeler le culte de Mithra, caractérisé par le sacrifice rituel du taureau sacré, symbole des forces chthoniennes,
    <span>&nbsp;</span>conférant à l’immolation une grandeur cosmique&nbsp;; c’est la victoire de la vie sur les forces du mal. Bienveillant, proche de l'homme, Mithra, ce dieu de la lumière (qui
    porte un bonnet phrygien) veille sur les justes et la justice, sur le respect des alliances et des serments qui les consacrent. Il n’est pas étonnant qu’il soit associé à la mise à mort d’un
    taureau. Ainsi, le sacrifice d'un taureau marquait la célébration d'un nouveau niveau d'initiation de l’adepte lors des 7 degrés du culte de Mithra.
  </p>
  <p>
    <span>Le taureau est alors utilisé comme moyen de concurrencer les cultes de la vie honorant la déesse-mère. Au lieu des femmes, c'est le soleil et le sang qui vont être salués comme symboles de
    la vie. Le taureau répond aux besoins du patriarcat: il représente la force, la puissance, la fécondité. Son sang répandu dans les sacrifices sera le nouveau symbole de la vie.</span><br>
    <span>Dans le culte de Cybèle à Rome, la cérémonie pour devenir prêtre exigeait à un moment l'automutilation en se donnant des coups et surtout l'émasculation avec un silex. Par la suite, elle
    fut remplacée par un taurobole: un taureau est sacrifié au-dessus du prêtre qui est alors inondé de sang, et ce sont les testicules du taureau qui sont offerts à la déesse. On passe alors du
    taurobole - le sacrifice du taureau - à la tauroctonie, c'est-à-dire un mythe fondé sur la mort du taureau. Le culte à Mithra sera d'ailleurs répandu chez les hommes: sa base populaire est
    l'armée romaine. Rome adoptera dans la foulée un nouveau culte: celui du «&nbsp;Soleil invaincu&nbsp;» (Sol invictus).<span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p>
    <span>La version patriarcale a triomphé qui retiendra une</span> vision fondamentalement misogyne&nbsp;: lorsque la femme s'écarte de l'ordre naturel, de la conservation de l'ordre, de
    l'éducation des enfants, de la perpétuation du système des valeurs, alors elle est non seulement contre-nature parce qu'elle s'oppose à ce que doit être la fonction de la nature féminine, mais
    elle est une perturbation fondamentale dans le monde. C’est l’ultime trahison.
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Pauvre Minotaure, monstre parce qu’enfant d’une femme perverse&nbsp;; mort où est ta victoire&nbsp;?
  </p>]]></description>
        <pubDate>Thu, 12 Apr 2012 12:07:00 +0200</pubDate>        <guid isPermaLink="false">593e7cc813055a259d5fe4e41e325628</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-pauvre-minotaure-ou-la-saga-des-trahisons-103284515-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Vocabulaire de la franc-maçonnerie : l'apprenti]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-vocabulaire-de-la-franc-ma-onnerie-l-apprenti-101802174.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <img src="http://img.over-blog.com/500x305/0/10/62/76/Capture.JPG" class="noAlign" alt="Capture" width="500" height="305">
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    Le vocabulaire du compagnon paraîtra fin Mai chez le même éditeur
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <em><span style="text-decoration: underline;"><span style="color: #0000ff;">http://www.editionsdelahutte.com/FM.html</span></span></em>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sun, 18 Mar 2012 11:05:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d346cafd71225703ac7bae2dfabd69d4</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-vocabulaire-de-la-franc-ma-onnerie-l-apprenti-101802174-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pour éclairer le chemin, une approche philosophique de la Franc-Maçonnerie]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-pour-eclairer-le-chemin-une-approche-philosophique-de-la-franc-ma-onnerie-90042264.html</link>        <description><![CDATA[<p>
    <span style="font-family: arial black,avant garde; font-size: 14pt;">Aux Editions de La Hutte</span> , <span style="font-family: arial black,avant garde;">comme se présente Jean SOLIS,
    l'éditeur,</span> <span style="font-family: arial black,avant garde;">"</span><span style="font-family: arial black,avant garde;">nous avons la volonté du grimpeur et le coeur de l'artisan. Au
    service de textes peu racoleurs pour la mode, nous publions des documents et des analyses d'exception répartis dans nos différentes collections : Alchimie, Essais, Franc-maçonnerie et
    Prospective. Alchimie. Avec entre autres des in</span><span style="font-family: arial black,avant garde;">é</span><span style="font-family: arial black,avant garde;"><img style="float: right;"
    src="http://idata.over-blog.com/0/10/62/76/couverture.JPG" class="DrteTexte" alt="couverture.JPG" width="118" height="178"></span><span style="font-family: arial black,avant garde;">dits signés
    Lulle, Philalèthe ou Limojon, confiés à des préfaciers et éditeurs talentueux comme La Faverie, Husson ou Solis, nous proposons au lecteur averti des raretés à la hauteur de
    l'estim</span><span style="font-family: arial black,avant garde;">e qu</span><span style="font-family: arial black,avant garde;">e nous lui port</span><span style=
    "font-family: arial black,avant garde;">ons, dans une présentation haut de gamme. "Essais"."</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial black,avant garde;">Et maintenant il y a, aussi, dans leur catalogue, mon ouvrage : Pour éclairer le chemin, u</span><span style=
    "font-family: arial black,avant garde;">ne approche philosophique de la Franc-Maçonnerie</span><span style="font-family: arial black,avant garde;">.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial black,avant garde;"><br></span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: arial black,avant garde;">http://www.editionsdelahutte.com/FM.html#poureclairer<br></span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Sat, 26 Nov 2011 19:14:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">a01f2ae71dc9443e344a16e749bbc6bc</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-pour-eclairer-le-chemin-une-approche-philosophique-de-la-franc-ma-onnerie-90042264-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Pygmalion chez les francs-maçons]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-pygmalion-chez-les-francs-ma-ons-66224952.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoTitle">
    <span style="color: #800080;"><strong><span style="font-size: 14pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;Pygmalion chez les francs-maçons</span></strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <strong><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>I -</strong> Les sociologues ont été les premiers à s’intéresser au phénomène qu’en croyant que quelque chose est vrai
    on peut la rendre réelle. Baptisé «selffulfilling prophecy» (prophétie auto-réalisatrice) ou effet Pygmalion<a name="resume" id="resume">,</a> <em>le phénomène de la prédiction créatrice (ou
    autoréalisatrice) opère une sorte d’inversion de la causalité&nbsp;: le <strong>réel</strong> n’est plus donné d’emblée mais devient une <strong>conséquence</strong> des postulats à propos d’un
    sujet et de son action.</em> <em><span style="font-style: normal;">Faisons une expérience pour le mettre en évidence.</span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><em><span style="font-style: normal;"><br></span></em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="color: maroon; font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">1°)</span> <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Prenons deux échantillons de rats
    totalement au hasard, on en trouve facilement de pas très gros à l’opéra. Informons un groupe d’étudiants qu’un ensemble n° 1 de 6 rats, &nbsp;sélectionné d'une manière extrêmement sévère, a
    donné des résultats d’intelligence exceptionnels de la part de ces animaux.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Signalons, ensuite, à d’autres étudiants, que dans l’ensemble n° 2, 6 autres rats n'ont rien d'exceptionnel et que, pour des
    causes génétiques, il est fort probable que ces rats auront du mal à trouver leur chemin dans un labyrinthe.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Mettons en relation les rats et les étudiants</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Que va-t-il se passer&nbsp;? Certains rats du groupe n° 2 ne quitteront même pas la ligne de départ.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Après analyse, il s'avère que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents, leur ont
    manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l'amitié&nbsp;; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides ne les ont pas entourés d'autant d'affection.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Cette expérience, Rosenthal l’a faite voulant, ainsi, vérifier l’application de cet effet-pygmalion.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Les résultats confirment très largement les prédictions effectuées par Rosenthal&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Dorénavant, <strong>Rosenthal sait qu’il peut jouer avec le discours, avec le semblant pour interférer sur le comportement
    d’autrui</strong>. Et là est le nœud de notre problématique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Cela se vérifie aussi au cours d’une autre expérience, faite dans un quartier pauvre, délaissé de la politique et où habitent un
    nombre important de familles immigrées vivant dans des conditions très difficiles (milieu socio-économique défavorisé). Rosenthal se présente dans une école de ce quartier avec une fausse carte
    de visite et explique qu’il dirige une vaste étude à Harvard. Cette étude porte sur l’éclosion tardive des élèves testés par QI. Par la suite, il pourra recommencer son test sur les mêmes élèves
    et voir s’ils auront le même résultat ou non.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Rosenthal fait passer le test à l’ensemble des élèves et, ensuite, en ensuite triche, s’arrangeant pour que les enseignants
    prennent connaissance des résultats, croyant qu’il s’agit d’une erreur de transmission de courrier. Les résultats ne sont pas les résultats réels du test de QI, mais comportent des notes
    distribuées aléatoirement. 20% des élèves se sont vu attribuer un résultat surévalué. A la fin de l'année, Rosenthal fait repasser le test de QI aux élèves.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Résultat&nbsp;: une année après le premier test, les 20% se sont comportés comme les «&nbsp;super-rats&nbsp;»&nbsp;; ils ont
    augmenté de façon significative leurs résultats, non seulement au test d’intelligence, mais, également, leurs résultats scolaires. Les enseignants ont porté un autre regard sur ces élèves. Le
    hasard a créé un nouveau type d’élèves grâce au regard qu’ont eu les enseignants sur eux, suite aux résultats du test. Les résultats s'améliorent du simple fait que le professeur attend davantage
    d'eux. <a name="Les_.C3.A9tudes_d.27Elton_Mayo" id="Les_.C3.A9tudes_d.27Elton_Mayo"></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;">De l’école à l’usine, l’effet Hawthorne est à rapprocher de l'effet
    Pygmalion.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span style="color: windowtext; text-decoration: none;"><span style="color: #800080;">2°)</span> L’expérience Hawthorne décrit
    la situation dans laquelle les résultats d'une expérience ne sont pas seulement dus aux facteurs expérimentaux mais au fait que les sujets ont conscience de participer à une expérience dans
    laquelle ils sont testés, ce qui se traduit généralement par une plus grande</span> motivation<span class="MsoHyperlink">. Cet effet tire son nom des études de sociologie du travail menées
    par</span> Elton Mayo<span class="MsoHyperlink">dans l’usine <em>Hawthorne Works</em>, près de</span> Chicago<span class="MsoHyperlink">.</span><a name="toc" id="toc"></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Elton Mayo, professeur à la Harvard Business School, mena une série d'études entre 1927 et 1932 sur la productivité au travail
    des employés de cette société, occupant dans plusieurs ateliers une main d’œuvre ouvrière principalement féminine. Ces ouvrières assemblaient des circuits électriques destinés à des appareils de
    radio. Afin de déterminer les facteurs modulant la productivité, Mayo et son équipe de psychologues sélectionna un groupe d'employées qu'il fit travailler dans différentes conditions de travail,
    en jouant notamment sur l'intensité de la lumière de l'éclairage. Mayo vérifia que l'amélioration des conditions matérielles de travail (l'éclairage, en particulier) faisait croître la
    productivité. Mais il s'aperçut aussi, paradoxalement, que la suppression de ces améliorations (allongement des horaires, interdiction de parler pendant le travail, etc.) ne faisait pas baisser
    la productivité. D'autre part, Mayo et son équipe constatèrent que la productivité des ouvrières dans l'atelier témoin avait, tendance à s'accroître sans qu'aucune amélioration des conditions
    n'ait pu l'expliquer quand les employées étaient remises dans leurs conditions habituelles de travail.<a name="cite_ref-0" id="cite_ref-0"></a></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La conclusion des études de Mayo est double&nbsp;:</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Sur le plan de la méthode expérimentale, le simple fait d'être participant à une expérience peut être un facteur qui a une
    conséquence importante en termes de motivation. Le fait d'être l'objet d'une attention particulière de la part de l'expérimentateur et le fait d'avoir été choisi comme sujet de l'expérience peut
    contribuer à donner une meilleure estime de soi.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Sur le plan de la psychologie du travail, le fait d'avoir été associés aux objectifs de l'expérience, d'avoir pu exercer un
    minimum d'initiative et de s'être sentis solidaires d'un groupe où règne l'émulation interne a eu un effet bénéfique sur la productivité des employés, bien supérieur aux seuls effets des
    conditions matérielles du travail.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Tous ces phénomènes ne sont-ils pas amplifiés dans nos ateliers maçonniques&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>Alors posons comme postulat qu’il existe une force du regard de l’autre sur nos comportements et nos potentiels.
    &nbsp;</strong>Cependant, on ne peut ignorer que cette force peut-être aussi destructrice voir perverse&nbsp;; n’en doutons pas. Il n’est que de se souvenir du rôle néfaste, dans l’apprentissage,
    du mauvais professeur qui gâche définitivement la scolarité de certains enfants, les dégoûtant à jamais de certaines matières. Que dire du matraquage médiatique destiné à la jeunesse sous forme
    de pubblicité ou d’émissions qui leur sont réservées conduisant à un endoctrinement au plaisir et à la dépendance de la société de consommation, aux conditions à la violence, à la culture de
    l’onirisme les préparant à la drogue et aux anxiolitiques. Mais nous ne retiendrons que les aspects positifs et idéalisant de ces effets-pygmalion pour la suite de nos propos.&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">On parle de «&nbsp;l’effet-Pygmalion&nbsp;» ou de l’effet-Frankenstein, ou encore de l’effet-Gepetto (tous créateurs de
    créatures). Rêve de pédagogue, rêve humain, plus généralement&nbsp;: nous n’aurions pas inventé tant de mythes si le fantasme divin de fabriquer un être avec un peu de boue, l’Adam, le glébeux,
    ne nous était pas archétypiel.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Alors on se fait pédagogue. Et on rêve de transformer définitivement, et durablement des êtres que l’on façonnerait.
    <span class="yiv1037319253textefiche"><em><span style="color: maroon;">Je te crée, constitue, et reçois F</span></em></span><strong><em><span style=
    "color: maroon;">\</span></em></strong><span class="yiv1037319253textefiche"><em><span style="color: maroon;">M</span></em></span><strong><em><span style=
    "color: maroon;">\</span></em></strong>par cette phrase des commencements la <span class="yiv1037319253textefiche">F</span><strong>\</strong><span class=
    "yiv1037319253textefiche">M</span><strong>\</strong><strong>&nbsp;</strong>ne se voudrait-elle pas Pygmalion?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><strong>II -</strong> Pygmalion en franc-maçonnerie</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Pour mémoire, <strong>Pygmalion</strong> était sculpteur à Chypre. Révolté contre le mariage à cause de la conduite
    répréhensible des Propétides (femmes de Chypre) dont il était chaque jour témoin, il se voue au célibat. Mais il tombe amoureux d'une statue d'ivoire, ouvrage de son ciseau&nbsp;: il la nomme
    Galatée, l'habille et la pare richement. Lors des fêtes dédiées sur l'île à Aphrodite, il prie la déesse de lui donner une épouse semblable à sa statue. Son vœu est exaucé par la déesse, qui
    donne vie à Galatée. Pygmalion l'épouse alors et aura d'elle deux filles, Paphos et Matharmé.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span class="yiv1037319253textefiche" style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Pygmalion représente le désir du créateur solitaire qui aspire à s'unir à sa création et à lui
    donner vie. Lorsque Galathée s'anime, elle se touche et dit: «Moi»; ensuite, caressant l’ivoire: «Ce n'est plus moi». Quand enfin elle touche Pygmalion: «Ah! Encore moi», témoignant ainsi de
    l'identité du créateur et de la création dans laquelle il se projette.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span class="yiv1037319253textefiche">Cette création n’est-elle au fond qu’un miroir&nbsp;ayant force de</span> <em>prédiction
    créatrice</em><span class="yiv1037319253textefiche">?</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span class="yiv1037319253textefiche"><br></span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span style="color: #800080;"><strong>1°)</strong></span> La fraternité est un idéal relationnel. A la question&nbsp;:
    «&nbsp;Etes-vous franc-maçon ? », La réponse est «mes frères me&nbsp;reconnaissent comme tel&nbsp;». Cela suppose que la fraternité soit&nbsp;chargée de contrôler l’appartenance à la
    franc-maçonnerie et d’en définir l’approbation, par un regard autre qui nous fonde, nous crée en quelque sorte, à laquelle il faut accéder. Le 1<sup>er</sup> miroir rencontré en maçonnerie est le
    bandeau .En effet, le bandeau tel un miroir, renvoie à l’image intérieure. Mais dans l'obscurité demeure le regard de l'autre, de ceux qui sont sur les colonnes, qu’il ne faut pas décevoir,
    miroir difracté de l'impétrant qui est jaugé par boules blanches ou noires.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Finalement, le miroir prend sens aussi en tant qu’il est vivant n’y a-t-il pas alors, dans l’œil d’un F\ou d’une S\, le reflet
    d’une attente d’une certaine façon d’être F.M .? Un œil qui comprend&nbsp;? Un œil qui connaît&nbsp;? Un œil qui écoute avec son cœur&nbsp;? Cet œil, ce miroir idéal et humaniste, ce troisième
    œil qui rayonne à l’Or\ n’est-il pas un pygmalion&nbsp;qui nous regarde avec confiance ?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">L’homme a ceci d’étrange que sa personne se constitue sous l’incidence du regard de l’autre, de sa mère, pour commencer, et la
    cérémonie d’initiation donne à l’app\ une loge-mère. C’est un être «&nbsp;en miroir&nbsp;» dont il procède existentiellement.<br>
    Dans cette aliénation constitutive de l’être on ne peut que dire&nbsp;: lorsque je suis un autre, je deviens moi-même.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Il faut également retenir le sens de visée (venant du mot mire). Le miroir doit être l’instrument qui permet la visée...
    l’alignement.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">C’est pourquoi le miroir n’est pas, en fait, un objet d’auto contemplation, mais aussi l’instrument de la ligne de mire qui doit
    révéler l’angle secret de ce qui n’apparaît pas encore, mais qui est en gestation, le futur Maître.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La personnalisation de notre perception est en fait fonction de l’angle que nous donne le miroir tenu par les F. et S\., en
    particulier les Maîtres</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Nous devons apprendre à contempler (con-templer), “être avec le temple”, à trouver l’angle harmonique qui révèle et diffuse la
    lumière initiante.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Disposant de moyens spécifiques qu'autorisent la durée et la continuité, la répétition de l'exercice avec le rituel, la
    progressivité de l'acquisition, l'action pédagogique, par des effets-pygmalion, &nbsp;se différencie des actions d'influence ponctuelles ou sporadiques en ce qu'elle réussit à inculquer aux F\et
    S\un ensemble organisé de schèmes de perception, de pensée et d'action qui, même lorsque les connaissances transmises se sont effacées, continue à faire sentir ses effets dans les comportements
    sous la forme d'une disposition générale, durable et transposable à l’extérieur du temple.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">L’influence du regard de l’autre dans la formation des apprentis, et donc des F.M., pose dès lors le problème&nbsp;de
    <span style="color: maroon;">la légitimité du pouvoir charismatique du Maître.</span></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Apparemment, il n'y a aucune différence entre le silence d'un maître du zen et le silence d'un idiot de village puisque, dans
    les deux cas, le contenu informatif du message est réduit à rien. Toute la différence, à quoi tient l'effet pédagogique de l'enseignement par le silence, réside dans les statuts respectifs du
    maître et du disciple, c'est-à-dire dans une relation sociale faite de respect préétabli. Qu'il s'agisse de la relation entre parents ou adultes et enfants, entre professeurs et élèves ou entre
    un maître de sagesse et ses disciples, la relation pédagogique suppose toujours une relation sociale dissymétrique, c'est-à-dire un <em>rapport de forces</em> plus ou moins implicite. La
    dissymétrie tenant, chez nous, dans une sorte de hiérarchie des fonctions des officiers. Les surveillants ne sont pas seulement désignés, dans les règlements généraux et les rituels, comme
    dirigeants les app<span style="color: maroon;">\</span> et les comp<span style="color: maroon;">\</span> mais aussi en tant que supérieurs hiérarchiques. &nbsp;<em>Pourquoi êtes-vous placé
    ainsi&nbsp;? Pour <strong>commander</strong> à la colonne du Nord (ou du Sud) et surveiller ceux qui entrent dans le temple.</em><em>&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Par l’alchimie de l’initiation, le disciple, à son tour, renvoie au Maître une réflexion-réflection.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Le Maître doit aussi être à l'écoute de l'apprenti, on ne peut dire qui enseigne l'autre. Et celui qui obéit à un maître devient
    une partie de ce maître. A bon chat, bon rat&nbsp;! On voit dès lors la limite bénéfique de l’effet-pygmalion.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">La F.M. nous fait jouer une fiction, nous donne des rôles imposés auxquels nous consentons mais jusqu’à quel point le personnage
    attribué reste-t-il neutre psychologiquement&nbsp;? Est-ce un transfert de personnalité, devient-on un avatar, vit-on en Franc-maçonnerie une second life&nbsp;?</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><br></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;"><span style="color: #800080;"><strong>2°)</strong></span> Et pourtant «&nbsp;être libre et de bonne mœurs&nbsp;» n’est-il une
    injonction à&nbsp; refuser toute domination, et en particulier le regard de l’autre,&nbsp;pour échapper à sa force de <em>prédiction créatrice&nbsp;?</em> Imiter ou fuir un modèle, répéter,
    singer, copier, être homothétique ou reflet inversé, répondre à une attente extérieure n’est pas, à mon sens, une démarche d’homme libre. Nous ne sommes pas des clones psychiques; chaque histoire
    est unique.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">L’homme libéré n’a pas de modèle préexistant, parce qu’il n’existe que par une actualisation sans cesse renouvelée de son
    devenir sans laquelle il n’y a pas de &nbsp;quête&nbsp;possible.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Ni modèle ni guide «&nbsp;Ne demande pas ton chemin, tu risquerais de ne pouvoir te perdre&nbsp;» dit le cabaliste. Celui qui,
    cherche sait qu’il doit parfois s’écarter de la voie mais pour n’explorer que ce qui est à sa mesure. C’est son identité qui fonde son parcours. Si, <strong>«&nbsp;</strong><em><strong>A force
    d'être le rêve du vieil homme, on ne sait plus très bien si on existe»,</strong></em> le maître initié a-t-il encore besoin de l’assentiment de l’autre&nbsp;? <em>Si tu n’éprouves aucune peine à
    ignorer ce que l’on pense et ce que l’on dit de toi, courage&nbsp;! Tu as déjà progressé sur la voie de l’absolu</em> selon Grillot de Givry.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Le regard attentif du pygmalion F.M. devrait, non pas déclencher une imitation servile, mais pousser chaque F.ou S. vers la
    création de lui-même, à partir de soi, pour une re-naissance autonome en se dépouillant du vieil homme.&nbsp; Parmi les habits du vieil homme, les idéaux moraux qui servent l'utilité sociale,
    intériorisés par des générations qui les ont transmis, &nbsp;oppriment-ils &nbsp;l'individu&nbsp;? &nbsp;La morale comme puissance extérieure s'imposant tyranniquement à la vie comme prédiction
    créatrice, Nietzche&nbsp; la repousse&nbsp;: <em>Toutes les questions de la politique, de l'ordre social, de l'éducation ont été foncièrement faussées par le fait</em> <em>qu'on a pris les hommes
    les plus nuisibles pour de grands hommes, qu'on a enseigné à mépriser les choses «&nbsp;insignifiantes&nbsp;», entendez les conditions fondamentales de la vie même...&nbsp;</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">« Peu de nos mesures de valeurs sont propres, plus nombreuses celles empruntées ou subies inconsciemment. Pourquoi donc les
    acceptons-nous ? Par crainte, par timidité, par faiblesse à l'égard de ceux qui nous ont formés où plutôt déformés? Contre nos convictions trop despotiques, Nietzche dit&nbsp;: «&nbsp;<em>nous
    devons être traîtres avec délices et pratiquer l'infidélité d'un coeur léger. Soyons à cet effet des boules de neige pensantes sans cesse accrues et fondues tour à tour dans leur mouvement sur le
    terrain des idées</em>&nbsp;». Et quand Nietzsche croit avoir enfin secoué le joug de l'idée, on sait le lyrisme enflammé de son chant de délivrance.<br>
    Platon lui-même, à travers les personnages de ses dialogues (dont Calliclès, le Nietzche de l’Antiquité), qu’ils nomment les sophistes, soulève le problème du discours influent qui pervertit la
    vérité&nbsp;: <em>La tromperie est bel et bien possible puisque l'étranger a donné un statut à l'image fausse (puisque l'on peut mêler l'autre et le logos, donc tenir des discours faux donc
    introduire l'erreur, donc la tromperie, donc l'image, donc le simulacre).</em></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Contrairement à la théologie chrétienne qui incite au renoncement devant amener le dépouillement complet du vieil homme pour
    s'écrier avec l'apôtre Paul : « Ce n'est plus moi qui vis, mais Jésus qui vit en moi ! », la liberté maçonnique nous conduit à pouvoir nous écrier&nbsp;: « Ce n'est plus le vieil homme qui vit en
    moi, mais c’est moi ! ».</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">Cette liberté demandée à l’impétrant, par la magie de la quête de soi, devient chez l’initié, grâce à l’éthique, à la relation
    fraternelle de l’un à l’autre libératoire et tolérante, le bon lieu, l’eutopie, où le sens de l’être, la merveille des merveilles comme le dit Lévinas, la merveille du moi débarrassé du Soi,
    répond favorablement à la question&nbsp;: ai-je droit à être,&nbsp;rendant Pygmalion aveugle?&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <span style="font-family: times new roman,times; font-size: 12pt;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    &nbsp;
  </p>]]></description>
        <pubDate>Tue, 01 Feb 2011 10:44:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">2491b5251fde61b0f7bccafec13b72c5</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-pygmalion-chez-les-francs-ma-ons-66224952-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Bon appétit au banquet d'ordre]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-bon-appetit-au-banquet-d-ordre-63104065.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: maroon; font-size: 12pt;">« <em>Bon appétit,
    Messieurs! O ministres intègres ! Conseillers vertueux! Voilà votre façon de servir, serviteurs qui pillez la maison</em> ».</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Non, je ne vais pas vous parler de Ruy
    Blas, quoique…mais je vous invite à une lecture, ni pieuse ni religieuse, des versets qui se trouvent au 2<sup>ème</sup> chapître de la genèse versets 16 et 17.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Il y est question de l’interdit de
    manger de l’arbre de la connaissance. Ce texte est traité, en général, de manière réductrice, à la limite de la magie. Si on demande à tout venant ce qui se passe autour de ces versets il
    dira&nbsp;: Dieu avait donné un ordre de ne pas manger d’un certain arbre, comme si les autres étaient commestibles, et, Adam et Eve ont transgressé et ont changé l’histoire de l’humanité. Comme
    si, n’ayant pas su résisté à la seule tentation, ils auraient modifié l’ordonnancement de l’humanité et nous auraient mis dans un sal pétrin.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Et pourtant des enseignements , par
    leurs commentaires de ces versets, répondent pour nous aider à mieux comprendre et notre vie et nos comportements au regard de ce texte.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Alors essayons de reprendre les choses.
    Après avoir créé l’homme, mais avant de créer la femme, D. donne Un ordre à Adam au 2<sup>ème</sup> chapître verset 16 et 17, ce fut sa première parole à l’humain <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;">: L'Éternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu mangeras de tous les arbres du jardin, et tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le
    jour où tu en mangeras, tu mourras.</em></span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Adam, seul auditeur doit transmettre
    cette loi à ceux qui viendront après lui, en l’occurrence Eve.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Dans le 3<sup>ème</sup> chapître, suite
    à l’échange avec le serpent, Eve répond&nbsp;: <em style="mso-bidi-font-style: normal;">Nous mangeons du fruit des arbres du jardin,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Mais quant au
    fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez</em>. La femme invite l’homme à manger de l’arbre de
    la connaissance mais il y a erreur sur ce qu’est pour elle l’ordre&nbsp;originel: Donc l’homme a mal transmis à la femme et elle communique dans l’erreur avec le tentateur et si faute il y a
    c’est parce qu’il y a faute sur la transmission.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Cependant, Adam et Eve en mangent mais
    ne meurent pas de suite. Ici la mort n’est donc pas qu’un phénomène physique. Mais leur conduite dans l’histoire entraînera l’existence de la mort et en perspective le meurtre d’Abel et l’errance
    de Caïn.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Que signifie alors manger de la
    connaissance&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Sans occulter le mot
    «&nbsp;arbre&nbsp;» qui évoque tout ce qui monte de la nature, nous rappellerons seulement que du point de vue symbolique, nous le savons bien ici, l’arbre peut évoquer aussi l’humain dressé
    entre ciel et terre. Le sachant, ne pas manger de la connaissance, c’est ne pas manger tout ce que symbolise l’arbre. Ce n’est pas l’objet de la nature (les fruits etc…) qui est évoqué ici, mais
    alors que «&nbsp;manger&nbsp;» veut dire&nbsp;? Que «&nbsp;connaître&nbsp;» veut dire&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Manger, c’est satisfaire un besoin
    corporel, consommer de la nourriture, de la culture, du sexe, c’est ramener à soi le monde pour satisfaire son quant-à-soi, son égo. C’est faire sien, c’est avoir la maîtrise, la domination des
    choses. Consommer, c’est détruire, la bouche, en tenue de table ne s’appelle-t-elle pas le centre de démolition&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">L’objet de la consommation trouve vite
    sa satisfaction, on a vite fait le tour,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et on a besoin de renouveler le champ du désir. On a besoin alors d’aller connaître ailleurs, au-delà de ce
    que l’on connaît déjà, dans un ailleurs toujours ailleurs.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Pour pouvoir être dans la continuité de
    la relation à l’autre, cela nécessite de ne pas le réduire à l’objet de notre satisfaction première mais de l’accompagner loin de soi et de lui conserver son étrangeté à
    nous-mêmes.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Connaître est à l’opposé de manger.
    Plus on connaît, plus les richesses sont découvertes et laissent apparaître la complexité sans se l’approprier.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Derrière le mur de Planck, la
    connaissance ne se laisse même pas approcher.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Nous entendons donc que l’acte de
    connaître ne peut pas se laisser consommer.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Et pourtant on ne peut dissocier l’acte
    de manger de l’acte de connaître.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Prenons un exemple simple&nbsp;: manger
    du pain. C’est se rassasier, mais ce morceau de pain peut-être aussi nécessaire à celui qui a faim. Il s’agit d’accommoder<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> mon besoin et de
    connaître, par rapport à cette nourriture que je consomme, le besoin de celui qui est autre que moi-même. A chaque fois que l’on mange, il s’agit de prendre en compte les besoins qui composent la
    société qui nous entoure. C’est à cela que sert de dire une bénédiction avant chaque repas. Pas seulement pour remercier une hypothétique providence, mais pour considérer, dans le respect de
    l’égalité en dignité de tous les hommes, que les besoins des autres ne sont pas moins légitimes que les miens, pour qu’il n’y ait pas d’injustice des destins et qu’il y ait un minimum d’équité
    pour que les autres aient leur part de survie. C'est ce qu'enseigne le père à son fils le soir de la Paâques juive, au "quel est le sens des lois de témoignage, des décrets et des lois sociales
    mentionnés dans la Thora ?", le père répond à l'enfant "On ne mange plus de l'afikomane" (morceau de matsa consommé après le repas et qui marque la fin de toute consommation jusqu'au lendemain La
    réponse paraît étrange face à la question. Et le père de rajouter : "si tu veux saisir le sens des commandements, il suffit de comprendre le sens de l'afikomane : mettre une limite à son appétit
    de vivre, à sa jouissance totalitaire". La limite peut se situer, certes, par rapport à D. qui a donné l'ordre, mais surtout par rapport au prochain qui lui aussi a son propre appétit de
    vivre.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Nous partageons le pain pour commencer
    un banquet d’ordre dans cet esprit, n’est-ce pas&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Chaque fois que je consomme, je prive
    le monde de ce que je viens de détruire.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Manger de la connaissance c’est ignorer
    cela et ce serait la mort de la société.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Dès que l’on a conscience d’être
    au<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> monde, se joue, pour moi, le problème&nbsp;suivant : ne suis-je pas en train de consommer le monde en ignorant ce que je dois connaître pour que
    le monde survive et/ou suis-je en état de connaître en oubliant de manger&nbsp;?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Dans le premier ordre d’homonimisation
    donné à Adam, dans <span style="font-variant: small-caps;">cette loi tout fut dit</span>. A cause de son son échec de la comprendre elle fut redonnée à Noé,<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> sous la forme des 7 lois noachides. C’est une liste de sept impératifs moraux, considérée comme le code civil le plus ancien de l’humanité.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Commandements&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">d'établir
      des tribunaux,</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">de
      l'interdiction de blasphémer,</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">de
      l'interdiction de l'</span></strong><a title="Idolâtrie" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Idol%C3%A2trie"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
      "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; text-decoration: none; mso-fareast-language: FR; text-underline: none;">idolâtrie</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">,</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">de
      l'interdiction des</span></strong> <a title="A'harei" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/A%27harei#Commandements"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
      "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; text-decoration: none; mso-fareast-language: FR; text-underline: none;">unions
      illicites</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
      "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">,</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">de
      l'interdiction de l'assassinat;</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">de
      l'interdiction du</span></strong> <a title="Vol (droit)" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Vol_(droit)"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
      "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: windowtext; font-size: 10pt; text-decoration: none; mso-fareast-language: FR; text-underline: none;">vol</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">,</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l2 level1 lfo2; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">de
      l'interdiction de manger la chair arrachée à un animal vivant.</span></strong>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Faute de respect, la loi fut encore
    diffractée dans les 613 commandements de la loi mosaïque. Selon la tradition juive,</span></strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">les 613 commandements ont été donnés à Moïse dont 248 commandements positifs correspondant à
    chacun des membres du corps humain et 365 commandements négatifs correspondant au nombre de jours d'une année solaire. Le respect de ces commandements, par les juifs pieux, seraient la réparation
    de la supposée faute de la dégustation de l’arbre de la connaissance et de l’ignorance des lois noachides.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">En pratique, aucune liste définitive
    expliquant les 613 lois n'a pu être établie&nbsp;et leur pratique est presque impossible. Alors,</span></strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">David vint et les réduisit à 11, ainsi qu'il est
    dit&nbsp;:</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Celui qui
    marche dans l'intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son cœur. Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable, et il ne jette point l'opprobre
    sur son prochain. Il regarde avec dédain celui qui est méprisable, il ne se rétracte point, s'il fait un serment à son préjudice. Il n'exige point d'intérêt de son argent, et il n'accepte point
    de don contre l'innocent.</span></em></strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">(Psaumes 15:1-5)</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Isaïe vint et
    les réduisit à six&nbsp;: <em>marcher dans la justice, parler selon la droiture, mépriser un gain acquis par extorsion, secouer les mains pour ne pas accepter un présent, fermer l'oreille pour ne
    pas entendre des propos infamants, et se bander les yeux pour ne pas voir le mal...</em> (Isaïe 33:15)</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Michée vint
    et les réduisit à trois&nbsp;: <em>pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement.</em> (Michée 6:8)</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Isaïe vint
    encore une fois, et les réduisit à deux&nbsp;: <em>observer ce qui est droit, et pratiquer ce qui est juste.</em> (Isaïe 56:1).</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Dans les</span></strong> <a title=
    "Actes des Apôtres" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Actes_des_Ap%C3%B4tres"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: windowtext; font-size: 12pt; text-decoration: none; text-underline: none;">Actes des
    Apôtres</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, Luc
    raconte que, lors du</span></strong> <a title="Concile de Jérusalem" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Concile_de_J%C3%A9rusalem"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: windowtext; font-size: 12pt; text-decoration: none; text-underline: none;">concile de
    Jérusalem</span></strong></a><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">, sous la
    présidence de Jacques et en présence de Pierre, on convint d'imposer aux païens qui se convertissent à la religion de Jésus (qui ne s'appelait pas encore le christianisme), des obligations dont
    il donne à trois reprises la liste et qui ressemble fort aux commandements noachides</span></strong>
  </p>
  <ul style="margin-top: 0cm;" type="disc">
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">s'abstenir
      des viandes immolées aux idoles (comparer la <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">troisième</span> loi noachide: <em>interdiction de l'idolatrie</em>),</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">s'abstenir
      de l'impudicité (comparer la <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">quatrième</span> loi noachide: <em>interdiction des unions illicites</em>, c'est-à-dire l'inceste),</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">s'abstenir
      des animaux étouffés, c'est-à-dire des viandes non-saignées (comparer la <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">dernière</span> loi noachide, dont la formulation rabbinique, toutefois, ne
      correspond pas exactement: <em>interdiction d’arracher un membre d'un animal vivant</em>),</span></strong>
    </li>
    <li style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">s'abstenir
      du sang (comparer la <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">cinquième</span> loi noachide; <em>interdiction de l'assassinat</em>).</span></strong>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Vus comme des
    devoirs, formalisant une morale sociétale, les commandements élaborés par le judéo-christianisme s’imposèrent par l’exhortation, l’excommunication, la torture, le feu, la lapidation et autres
    exactions.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Depuis les
    versets 16 et 17, l’homme a cherché à se donner, d’abord, des devoirs de sociabilisation puis des droits immanents et supérieurs, des droits «&nbsp;inhérents à sa personne, inaliénables et
    sacrés&nbsp;», droits naturels, et donc opposables en toutes circonstances à la <a title="Société" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Soci%C3%A9t%C3%A9"><span style=
    "color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">société</span></a> et au pouvoir, à travers une législation qui, aujourd’hui, pose heureusement, en principe, la séparation des
    pouvoirs religieux et judiciaire. A partir d’un socle développé au XVIII<sup>ème</sup> siècle et qui évolue encore de nos jours.</span></strong>
  </p>
  <ul type="disc">
    <li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-list: l1 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">La première génération fut
      celle des droits de l'homme civils et politiques&nbsp;;</span></strong>
    </li>
    <li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-list: l1 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Deuxième génération&nbsp;:
      droits économiques et sociaux&nbsp;;</span></strong>
    </li>
    <li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-list: l1 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Troisième génération&nbsp;:
      droits de solidarité&nbsp;;</span></strong>
    </li>
    <li style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 10pt; mso-margin-top-alt: auto; mso-margin-bottom-alt: auto; mso-list: l1 level1 lfo3; tab-stops: list 36.0pt;">
      <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Quatrième génération&nbsp;:
      droits globaux.</span></strong>
    </li>
  </ul>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Aujourd’hui,
    les principes des devoirs de l’homme sont devenus, en Europe, les droits de l’Homme inscrits dans la <span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 11pt; font-weight: normal; mso-fareast-language: EN-US;"><span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span>Convention de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, usuellement appelée</span></strong> <strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Convention européenne des
    droits de l'homme.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></strong>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Les principes
    sont articulés en 18 articles que l’on peut regroupés en grands thèmes et j’en retiendrai&nbsp;quelques uns : la personne physique (<em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "color: maroon;"><a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_2_:_droit_.C3.A0_la_vie"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Art. 2&nbsp;: droit à la vie</span></a>, A<a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_3_:_interdiction_de_la_torture"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">rticle 3&nbsp;: interdiction de la torture</span></a>, <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_4_:_interdiction_de_l.27esclavage"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Art. 4&nbsp;: interdiction de l'esclavage</span></a>, <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_5_:_droit_.C3.A0_la_libert.C3.A9_et_.C3.A0_la_s.C3.BBret.C3.A9"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Art. 5&nbsp;: droit à la liberté et à la sûreté</span></a></span></em>) , la personne et l’esprit (<em style=
    "mso-bidi-font-style: normal;"><span style="color: maroon;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_9_:_libert.C3.A9_de_pens.C3.A9e.2C_de_conscience_et_de_religion"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Art. 9&nbsp;: liberté de pensée, de conscience et de religion</span></a>,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_10_:_droit_.C3.A0_la_libert.C3.A9_d.27expression"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Art. 10&nbsp;: droit à la liberté d'expression</span></a></span></em><span style="color: maroon;">,<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_11_:_droit_.C3.A0_la_libert.C3.A9_de_rencontre_et_d.27association"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Art 11&nbsp;: droit à la liberté de réunion et d'association</span></a></em></span>), la vie privée et familiale de la personne
    (<em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="color: maroon;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_8_:_droit_au_respect_de_la_vie_priv.C3.A9e_et_familiale"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Art. 8&nbsp;: droit au respect de la vie privée et familiale</span></a>, <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_12_:_droit_au_mariage"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Art. 12&nbsp;: droit au mariage</span></a></span></em></span></strong><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">)</span></strong><strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">, le droit au procès
    équitable et les garanties procédurables <em style="mso-bidi-font-style: normal;">(<span style="color: maroon;"><a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_6_:_droit_.C3.A0_un_proc.C3.A8s_.C3.A9quitable"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Article n° 6&nbsp;: droit à un procès équitable</span></a>, <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_7_:_l.C3.A9galit.C3.A9_des_peines"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Article n° 7&nbsp;: légalité des peines</span></a>, <a href=
    "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_13_:_droit_.C3.A0_un_recours_effectif"><span style=
    "color: maroon; text-decoration: none; text-underline: none;">Article n° 13&nbsp;: droit à un recours effectif</span></a></span></em></span></strong> <strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;">)</span></strong><strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">, la non-discrimination (
    <em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="color: maroon;">art. 14</span></em>).<a style="mso-footnote-id: ftn1;" name="_ftnref1" href=
    "http://srv08.admin.over-blog.com/index.php?module=admin&amp;action=publicationArticles:editPublication&amp;ref_site=1&amp;nlc__=911292457247#_ftn1"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="mso-special-character: footnote;"><span class="MsoFootnoteReference"><strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 115%; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">[1]</span></strong></span></span></span></a></span></strong>
  </p>
  <p style="line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">La
    Convention</span></strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">a évolué au fil du temps et comprend plusieurs protocoles. Par exemple,
    le protocole N°&nbsp;6 interdit la <a title="Peine de mort" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Peine_de_mort"><span style="color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">peine
    de mort</span></a>, excepté en cas de guerre.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">C’est la Cour
    européenne des Droits de l’Homme qui permet d’en sanctionner leurs transgressions, elle concerne les habitants des 47 pays signataires. Toute personne s'estimant victime d'une violation de la
    Convention peut la saisir afin de recevoir une indemnisation, contrairement à la charte universelle des droits de l’homme de l’ONU qui ne prévoit aucune sanction..</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Si d’un point
    de vue personnelle ce sont des droits, par leur observance, ils n’en sont pas moins des devoirs à l’égard de l’autre, et des obligations dès lors que leur transgression est sanctionnée. Comme
    l’écrit Nietzsche&nbsp; "Nos devoirs, ce sont les droits que les autres ont sur nous" (</span></strong><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Aurore, 1881<strong style=
    "mso-bidi-font-weight: normal;">).</strong></span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Les 138000
    articles (environ) de loi qui régissent notre droit français ne seraient-ils pas l’image fractale du premier commandement&nbsp;du texte de la genèse&nbsp;pour nous obliger à devenir encore plus
    humain?</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Tu ne
    mangeras pas du fruit de la connaissance, c’est la</span></strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">re-connaissance de la <span style="mso-bidi-font-weight: bold;">valeur absolue
    d'autrui.</span></span></strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: maroon; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">La liberté est le pouvoir qui appartient à l'homme de
    faire tout ce qui ne nuit pas aux droits d'autrui : elle a pour principe, la nature ; pour règle, la justice ; pour sauvegarde, la loi ; sa limite morale est dans cette maxime : Ne fais pas à un
    autre ce que tu ne veux pas qu'il te soit fait.</span></em></strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
    "line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">Alors mangeons pour nous nourrir de la conscience de l’autre
    en</span></strong> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">réalisant la
    congruence ponctuelle du manger et du connaître et Abel sera épargné.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">Bon appétit mes frères et mes sœurs,
    mes compagnons.</span></strong>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 12pt;">&nbsp;</span></strong>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style="color: maroon; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman';"><span style=
    "font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La réflexion éthique est une interrogation sur les actes et les abstentions.</span></span></span></em></strong>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: maroon; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">La morale gouverne les actes et les abstentions mais aussi les intentions
    même si elles restent à l’état caché.</span></em></strong>
  </p>
  <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: maroon; font-size: 12pt; mso-fareast-language: FR;">La déontologie guide les actes et les abstentions</span></em></strong>
  </p>
  <p>
    <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><em style="mso-bidi-font-style: normal;"><span style=
    "line-height: 115%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; color: maroon; font-size: 12pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
    Le droit s’intéresse aux actes.</span></em></strong>
  </p>
  <div style="mso-element: footnote-list;">
    <br>
    <hr size="1">
    <div id="ftn1" style="mso-element: footnote;">
      <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <a style="mso-footnote-id: ftn1;" name="_ftn1" href=
        "http://srv08.admin.over-blog.com/index.php?module=admin&amp;action=publicationArticles:editPublication&amp;ref_site=1&amp;nlc__=911292457247#_ftnref1"><span class=
        "MsoFootnoteReference"><span style="font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;;"><span style="mso-special-character: footnote;"><span class="MsoFootnoteReference"><span style=
        "line-height: 115%; font-family: &quot;Calibri&quot;,&quot;sans-serif&quot;; font-size: 11pt; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: EN-US; mso-ansi-language: FR; mso-bidi-language: AR-SA;">
        [1]</span></span></span></span></span></a> <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style=
        "font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;"><a href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_15_:_d.C3.A9rogations"><span style=
        "color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">Article n° 15&nbsp;: dérogations</span></a> en cas d’urgence</span></strong>
      </p>
      <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;"><span style=
        "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <a href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_16_:_restrictions_.C3.A0_l.27activit.C3.A9_politique_des_.C3.A9trangers"><span style=
        "color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">Article n° 16&nbsp;: restrictions à l'activité politique des étrangers</span></a></span></strong>
      </p>
      <p style="line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;"><span style=
        "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <a href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_17_:_interdiction_de_l.27abus_de_droit"><span style="color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">
        Article n° 17&nbsp;: interdiction de l'abus de droit</span></a></span></strong>
      </p>
      <p style="text-align: justify; line-height: normal; margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <strong style="mso-bidi-font-weight: normal;"><span style="font-family: &quot;Times New Roman&quot;,&quot;serif&quot;; font-size: 10pt; mso-fareast-language: FR;"><span style=
        "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> <a href=
        "http://fr.wikipedia.org/wiki/Convention_europ%C3%A9enne_des_droits_de_l%27homme#Article_n.C2.B0_18_:_limitation_de_l.27usage_des_restrictions_aux_droits"><span style=
        "color: windowtext; text-decoration: none; text-underline: none;">Article n° 18&nbsp;: limitation de l'usage des restrictions aux droits</span></a></span></strong>
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText" style="margin: 0cm 0cm 0pt;">
        <span style="font-family: Calibri; font-size: 10pt;">&nbsp;</span>
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 16 Dec 2010 00:54:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">4917d0f8033bf88f47f33e19482896b4</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-bon-appetit-au-banquet-d-ordre-63104065-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Métastases juridiques]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-metastases-juridiques-47413462.html</link>        <description><![CDATA[<p style="text-align: center;" align="center">
    <b><span style="font-size: 14pt; color: #b80047;">Métastases juridiques</span></b>
  </p>
  <p style="text-align: center;" align="center"></p>
  <p>
    Nos législateurs (parlementaires pour les lois et ministres pour les décrets) ont le <b>devoir de s’assurer</b> de la <span style="font-variant: small-caps;">compréhensibilité</span><span style=
    "font-variant: small-caps;">,</span> de la <span style="font-variant: small-caps;">clarté</span><span style="font-variant: small-caps;">,</span> de l<span style=
    "font-variant: small-caps;">’accessibilité</span> des textes soumis à leurs votes, en un mot <b>de <span style="font-variant: small-caps;">garantir les droits</span> des <span style=
    "font-variant: small-caps;">citoyens</span></b>&nbsp;? Pourquoi&nbsp;? Mais parce que nul n’est censé ignorer la loi, ne pouvant se retrancher derrière son ignorance pour échapper à son
    application.
  </p>
  <p>
    Alors, qu’en est-il réellement&nbsp;?<span>&nbsp;</span> Prenons quelques exemples de textes de loi&nbsp; ou de décrets :
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> Et, pour commencer, voici une perle, un extrait du projet&nbsp; de loi de finances pour 2006 sur le calcul du
    plafonnement de certains avantages fiscaux liés à un certain taux&nbsp;:
  </p>
  <p>
    <em>Le 4 de l'article 200-0 A définit le taux moyen mentionné au 3 comme étant « égal au rapport existant entre :</em>
  </p>
  <p>
    <em><span>&nbsp;</span>- a) Au <b>numérateur</b>, le montant de l'impôt dû, majoré des réductions et crédits d'impôt imputés avant application des dispositions du 1 et du prélèvement prévu à
    l'article 125 A ;</em>
  </p>
  <p>
    <em><span>&nbsp;</span>- b) Au <b>dénominateur</b>, la <span style="color: red;">somme algébrique</span> des revenus catégoriels nets de frais professionnels soumis à l'impôt sur le revenu selon
    le barème défini à l'article 197, <span style="color: red;">diminuée</span> <span style="color: red;">du montant des déficits</span> reportables sur le revenu global dans les conditions prévues
    au premier alinéa du I de l'article 156, <span style="color: red;">de la fraction</span> de contribution sociale généralisée mentionnée au II de l'article 154 quinquies, des sommes visées aux 2°
    et 2° ter du II de l'article 156 et de celles admises en déduction en application du I de l'article 163 quatervicies ; <span style="color: red;">majorée des revenus taxés</span> à un taux
    proportionnel et <span style="color: red;">de ceux passibles</span> du prélèvement mentionné à l'article 125 A » ; qu'il précise, en outre que : « Lorsque le taux déterminé selon les règles
    prévues aux alinéas précédents est négatif, l'avantage mentionné au 3 est égal à zéro.</em>
  </p>
  <p>
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p>
    Comme moi, vous avez parfaitement compris le mécanisme des calculs proposés par ce texte&nbsp;!!! Et pourtant l’<b>article 14</b> de la déclaration des Droits de l’Homme de 1789 édicte&nbsp;:
    <em>Les citoyens ont le droit de constater, par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d'en suivre l'emploi, et d'en déterminer
    la quotité, l'assiette, le recouvrement et la durée</em>. Contrevenant de façon si probante à cette exigence, ce texte fut, heureusement, <span>&nbsp;</span>écarté pour vice de clarté par le
    Conseil Constitutionnel. Qui aurait dû assurer la garantie des droits de compréhension de cet article&nbsp;?
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-variant: small-caps;">Nos législateurs</span></b>!
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    Sans être parfait, le droit a toujours tenté de joindre à une construction maîtrisée des solutions réfléchies, à la fois de forme et de fond. Mais il faut bien avouer, parce que cet aveu relève
    du constat pur et simple, que, depuis quelques années, une certaine déperdition se fait jour. Un mouvement de destruction envahit le droit, lequel s’installe dans un désordre que nombre de
    juristes ressentent et dénoncent… Le symbole de l’ordre verse dans le désordre, d’un désordre qui l’affecte doublement, et en perte de méthode et en abandon de pertinence.
  </p>
  <p>
    <b>La France</b> <b>est en train de devenir illisible</b>. C’est la notion de lisibilité, appelée compréhensibilité par les juristes, ou intelligibilité par les philosophes qui est ici empêchée
    par des textes amphigouriques, et pourtant cette notion est érigée en principe constitutionnel. Le droit souffre d’abord d’un excès de textes, ensuite de regrettables improvisations.
    L’avertissement lancé par le Conseil d'Etat dans son rapport de 1991, à propos «&nbsp;<span class="italic">De&nbsp;la sécurité juridique&nbsp;»</span>, semble toujours d’actualité. Y étaient
    dénoncés les effets de la «prolifération des textes», «l’instabilité des règles» et «la dégradation de la norme». Les causes de ces maux étaient analysées et quelques formules sévères, restées
    célèbres, ont mis en lumière ces dérives&nbsp;: «logorrhée législative et réglementaire», «raffinements byzantins», «droit mou», «droit flou», «droit à l’état gazeux»... A nouveau, dans son
    rapport public 2006, «&nbsp;<span class="italic">Sécurité juridique et complexité du droit&nbsp;»</span>, le Conseil d'Etat rappelle que «la complexité croissante des normes menace l’Etat de
    droit».
  </p>
  <p>
    <b>Mais que font nos législateurs?</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    A d’autres moments, pourtant, <span>&nbsp;</span>tout est illisible tant les frontières sont floues tant les critères de légitimité sont incongrus, tant les institutions se superposent.
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> Prenons un exemple encore&nbsp;:
  </p>
  <p>
    Si une entreprise veut s’implanter dans une commune : elle s’adresse à la commune en matière d’urbanisme…mais elle est peut-être sur le territoire d’une zone d’attractivité intercommunale
    appartenant à une communauté d’agglomérations qui sera elle compétente en matière de ventes et de loyers de terrains ou de bâtiments. L'entreprise est par ailleurs éligible aux aides économiques
    attribuées par le département mais, au surplus aussi, à celles accordées par la région, l’Etat et même l’Europe…à condition qu’elles soient compatibles entre elles, ce que seul un expert peut
    dire. Et à condition, bien sûr, qu’elle reçoive toutes les autorisations administratives. La superposition des différents échelons, communal, intercommunal, départemental, régional, national,
    européen, devient un défi au bon sens et à l’efficacité.
  </p>
  <p>
    La législation définissant les compétences respectives des collectivités territoriales est bancale et déresponsabilisante : je noterai quelques expressions qui la caractérisent. On parlera de
    compétences accrues ici, de compétences partagées là, de « subventions implicites »<span>&nbsp;</span> ici, «d’exonérations compensées »<span>&nbsp;</span> là.
  </p>
  <p>
    Pourquoi un tel fatras ? Parce que la compétence générale des collectivités, instaurée par une loi de1884, n’a jamais été repensée, ni modernisée en dépit des décentralisations successives.
  </p>
  <p>
    <b>Mais que font nos législateurs&nbsp;?</b>
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Je ne sais pas si certains d'entre vous ont déjà tenté de lire un texte de loi français, mais il me semble que nos parlementaires, certainement au tempérament joueur,
    mettent un malin plaisir à nous envoyer dans des<span>&nbsp;</span> jeux de pistes.<br>
    En France on ne connaît pas la formule "Annule et remplace". Ou plutôt, on la connaît trop et elle est abondamment utilisée dans les textes officiels sous la forme d'entre-filets du genre
    :</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> <span style="color: black;">Concernant le code de la propriété intellectuelle<br>
    <em>L'article L 122-3.12 alinéa 4 est remplacé par le texte suivant : Il en sera ainsi de ceux qui auront sciemment et avec préméditation contrevenu à l'article L 114-5 alinéa 22.<br></em> Bien
    sûr, les braves petits scouts que nous sommes dans l'âme se précipitent sur l'article L114-5 alinéa 22 afin de savoir de quoi on parle. Et là ils trouvent : <em><br>
    L'article L 114-5 alinéa 22 est modifié de la façon suivante : Seront également pris en compte les catégories sus-visées à l'article L110-8 alinéa 1 et non mentionnées dans l'article L 25-3
    alinéa 14.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> <span style="color: black;">Amusons-nous avec un autre exemple pris dans le code de procédure pénale
    concernant</span> «&nbsp;la convocation des officiers de police judiciaire ayant procédé à une déclaration d'adresse »
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    <em>Les articles R. 15-33-61 à R. 15-33-69 du même code, dans leur rédaction résultant de l'article 1er du décret n° 2007-1538 du 26 octobre 2007 susvisé, deviennent les articles R. 15-33-67 à R.
    15-33-75 et les références aux articles R. 15-33-61, R. 15-33-62, R. 15-33-65 et R. 15-33-66 figurant dans ces dispositions sont respectivement remplacées par des références aux articles R.
    15-33-67, R. 15-33-68, R. 15-33-71 et R. 15-33-72.</em><br>
    Je vous passe la suite du même acabit.
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b>Le législateur est l’exécuteur des volontés du poète osait Victor Hugo. D’où, sans doute, l’article 11 qui offre
    aux amateurs de poésie législative un article L. 111-12 du code de la construction et de l’habitation ainsi rédigée&nbsp;: <a href=
    "http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6B09CA1A2049EBDEFC3883FB68CEA24A.tpdjo02v_3?cidTexte=LEGITEXT000006070721&amp;idArticle=LEGIARTI000006443502&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">
    Les articles 1792, 1792-1, 1792-2, 1792-3, 1792-4, 1792-4-1, 1792-4-2, 1792-4-3, 1792-5, 1792-6 et 1792-7 du code civil</a> sont respectivement reproduits ci-après sous les articles <a href=
    "http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6B09CA1A2049EBDEFC3883FB68CEA24A.tpdjo02v_3?cidTexte=LEGITEXT000006074096&amp;idArticle=LEGIARTI000006824159&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">
    L. 111-13</a>, L. 111-14, L. 111-15, L. 111-16, L. 111-17, L. 111-18, L. 111-19, L. 111-20, L. 111-20-1, <a href=
    "http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=6B09CA1A2049EBDEFC3883FB68CEA24A.tpdjo02v_3?cidTexte=LEGITEXT000006074096&amp;idArticle=LEGIARTI000021046608&amp;dateTexte=&amp;categorieLien=cid">
    L. 111-20-2</a> et L. 111-20-3. On est absolument submergé par l’émotion devant une telle fulgurance de beauté, non&nbsp;?
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <b><span style="color: black;">Les parlementaires inventent des articles "fantômes" qui remplacent mot pour mot ceux qui y étaient déjà.</span></b>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b><span style="color: black;">Par exemple,</span> <span style="color: #2c2a2a;">sur le rapport du ministre d’Etat,
    ministre de l’écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire (Borloo), et du ministre de l’agriculture et de la pêche (Barnier),</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="color: #2c2a2a;">Art. 1er. −</span></b> <span style="color: #2c2a2a;">Le chapitre III du titre III du livre Ier du code de l’environnement (partie réglementaire) est modifié comme
    suit&nbsp;: entre autres, au <em>a</em> du 1 de l’article D. 133-39, les mots : <b>« directeur de l’eau »</b> sont remplacés par les mots : <b>« directeur chargé de l’eau »</b> et les mots : «
    directeur de la nature et des paysages » sont remplacés par les mots : « directeur chargé de la protection de la nature ». Ailleurs «&nbsp;aussitôt&nbsp;» est remplacé «&nbsp;par de suite&nbsp;»,
    «&nbsp;œuvre&nbsp;» par «&nbsp;ouvrage&nbsp;» …</span> <span style="color: #2c2a2a;">Je vous passe de semblables exemples par centaines.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Times-Roman; color: #2c2a2a;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Times-Roman; color: #2c2a2a;"><span>&nbsp;</span></span><span style="color: black;">Le problème, non sans gravité,<span>&nbsp;</span> est que la
    commission des lois du parlement met plusieurs années à pondre ce genre de textes de plusieurs dizaines voir centaines de pages, <b>chacun</b>, et que les députés doivent les voter en très peu de
    jours, 3 ou 4 au mieux. Quand on connaît la charge de travail de nos députés, on se demande, raisonnablement, lequel a bien pu avoir le temps de lire de tels textes de loi avant de les
    voter.</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="color: black;">Mais que font nos</span> législateurs<span style="color: black;">&nbsp;?</span></b>
  </p>
  <p>
    <b><span style="color: black;">&nbsp;</span></b>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> <span style="color: black;">Je dirai qu'ils s’occupent&nbsp;: Ainsi, le Parlement européen, le Conseil Européen,
    la Commission Européenne, la Commission de la sécurité des consommateurs, le Conseil d’Etat, le Premier Ministre et le Ministre des Finances&nbsp;ont signé, donc lu, examiné et approuvé, une loi
    portant sur<span>&nbsp;</span> la sécurité des briquets fantaisie&nbsp;!!!! Fantaisie en effet&nbsp;!!!!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Il s’agit de protéger les enfants de moins de 51 mois (et la sécurité des 52 mois me direz-vous&nbsp;?) qui, comme tout un chacun le sait, sont des usagers habituels
    de ce genre d’objet et le danger qui les menace justifie&nbsp;que tant d’institutions se soient préoccupées de ce si grave problème!!!</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Grâce soit donc rendue au décret du 8 septembre 2006 relatif à la dite sécurité des briquets.</span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: black;">Sont visés, par ce décret, les briquets sonores ou animés, ceux qui ont une durée de vie inférieure à cinq ans, ceux qui n’ont pas une garantie d’au moins deux
    ans, ceux qui au-delà de cette garantie ne peuvent être réparés&nbsp;!! La traçabilité de la fabrication des briquets ainsi que celle des éléments de leur composition, les essais de résistance à
    l’enfant seront vérifiés par des organismes d’essais agréés.</span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Et le mieux réside dans la définition même du briquet qui a du demander une longue méditation pour aboutir à un texte diarréhique que je cite littéralement,&nbsp;en le
    laissant à votre appréciation : <em>dispositif actionné manuellement, dispositif destiné à produire une flamme, dispositif&nbsp; utilisant un combustible, dispositif&nbsp; dont on se sert
    «&nbsp;normalement&nbsp;» pour allumer «&nbsp;volontairement&nbsp;» cigarettes, cigares, pipes, dispositif dont il est prévisible «&nbsp;qu’il puisse servir pour allumer d’autres
    matériaux&nbsp;», dispositif «&nbsp;disposant d’une provision de combustible incorporé&nbsp;»…</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Ne connaissent-ils pas, ces rédacteurs, dans leur inventaire, l’usage du feu comme lumière&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Ne connaissent-ils pas l’intelligence des définitions des dictionnaires&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Malheureusement il fallait attendre le 11 mars 2007, date d’application du décret, pour être protégé. Jusque là, les parents se devaient d’être très vigilants, le
    décret prenant, ensuite, leur relève. Et bien ce décret, indispensable à l’application du texte, n’est pas paru à ce jour.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Je sens que je vais bouder et utiliser dorénavant des allumettes.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> <span style="color: black;">Nos législateurs, aussi,<span>&nbsp;</span> définissent des objets et leurs
    utilisations. Voici un extrait très drôle du</span> <b>décret no 96-333 du 10 avril 1996 relatif à la sécurité des consommateurs en ce qui concerne les échelles portables, escabeaux et
    marchepieds&nbsp;:</b>
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>Les informations obligatoire à apposer sur les dits-outils concernent 9 points : 1. La nécessité d'installer le produit sur un sol plan et stable, et avec une surface d'appui adéquate ; 2.
    L'angle d'inclinaison de l'échelle si son mode de construction ne l'impose pas ; 3. L'interdiction d'utiliser le produit à plusieurs, à moins que son fabricant ne soit en mesure de prouver qu'il
    a été conçu et construit pour supporter la charge correspondant à un nombre de personnes pouvant utiliser simultanément l'échelle, ce nombre étant alors indiqué ; 4. Les risques de contact avec
    les lignes électriques aériennes (échelles de plus de cinq mètres déployées) ; 5. L'interdiction d'utiliser le produit comme passerelle ; 6. Le sens de mise en place ; 7. Le ou les plans
    utilisables ; 8. La vérification : - de l'angle d'ouverture entre plans ; - de la mise en place ou de l'enclenchement des systèmes de sécurité ; 9. La limite d'utilisation (par
    exemple&nbsp;:&nbsp; ne pas gravir les x derniers barreaux&nbsp;).</em> Les assaillants des châteaux forts n'avaient sans doute pas lu la notice!
  </p>
  <p style="text-align: justify;">
    <em>&nbsp;</em>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> Non moins savoureux le décret n° 2009-247 du 2 mars 2009 relatif aux conditions d'utilisation des mentions
    valorisantes « fermier », « produit de la ferme » ou « produit à la ferme » pour les œufs de poules pondeuses de l'espèce Gallus gallus&nbsp;:
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Des conditions de production et d’exploitation suivantes doivent être remplies et je n’en prélève qu’un minuscule extrait:<em><br>
    « 1° Le producteur est propriétaire des poules pondeuses assurant la production des œufs et est responsable de la conduite d'élevage ;<br>
    « 2° La production d'œufs ne constitue pas la seule source de revenu du producteur ;<br>
    « 3° Le nombre de poules pondeuses présentes sur l'exploitation n'excède pas 6 000 ;<br>
    « 4° Les œufs sont ramassés et triés manuellement et quotidiennement soit directement dans les pondoirs, soit après leur évacuation directe des pondoirs jusqu'à une table de tri.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Et pour les petits producteurs de nos marchés selon l’<em>« Art. D. 641-57-3. - Lorsque les œufs de poules pondeuses de l'espèce Gallus gallus bénéficiant du
    qualificatif "fermier” ou des mentions "produit à la ferme” ou "produit de la ferme” ne sont pas remis directement au consommateur final par l'exploitant, le nom de l'exploitant et l'adresse,
    composée au minimum de la commune de l'exploitant et de son code postal, sont mentionnés sur les emballages ou, dans le cas de la vente en vrac, sur un panneau situé à proximité des
    œufs.</em></span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: black;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Mais surtout</span>
  </p>
  <p>
    <em><span style="color: black;"><br>
    « Art. D. 641-57-4. - <b>Toute personne physique ou morale, quelle que soit sa forme juridique, qui participe à la production d'œufs de poules pondeuses de l'espèce Gallus gallus doit,
    préalablement à l'utilisation du qualificatif "fermier” ou des mentions "produit à la ferme” ou "produit de la ferme”, en faire la déclaration au préfet du département. Les modalités et le
    contenu de cette déclaration sont définis par arrêté conjoint du ministre chargé de l'agriculture et du ministre chargé de la consommation.</b><br></span></em> <span style="color: black;">Ces
    dispositions ne s'appliquent pas :<em><br>
    aux productions destinées à la vente directe au consommateur final sur le lieu de production, <b>à condition que</b> le nombre d'œufs vendus dans une semaine n'excède pas 300 ou que le nombre de
    poules pondeuses dans l'exploitation soit inférieur à 50.</em></span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    Il faut bien comprendre que de tels textes sollicitent une armada de législateurs tant européens que français, mêlant par exemple le Premier ministre, qui vise (et donc est censé le lire), le
    ministre de l'agriculture, de l'alimentation, de la pêche et des affaires rurales et du ministre d'Etat, ministre de l'économie, des finances et de l'industrie, qui rédigent le rapport, comme
    dans le cas suivant&nbsp;du <strong><span style="font-weight: normal;">Décret du 16 juillet 2004 relatif à l'appellation d'origine contrôlée "Epoisses"</span></strong> <b><br></b> <b><span style=
    "font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> <b>Je passe sur la fabrication</b> <em>mis en moule après un découpage grossier du coagulum, sans désagrégation, à égouttage
    spontané, salé au sel sec, à croûte lavée, contenant au minimum cinquante grammes de matière grasse pour cent grammes de fromage après complète dessiccation et dont la teneur en matière sèche ne
    doit être inférieure à quarante grammes pour cent grammes de fromage.</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    <b>Je ne vous dis rien de l’aspect de la croûte</b> <em>lisse ou légèrement ridée et brillante, de couleur ivoire orangé à rouge brique selon la maturité.</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    <b>Ni de l’affinage</b> <em>exclusivement centripète.</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    <b>Je m’attarde</b> un instant sur leur forme&nbsp;: <em>Les fromages sont de forme cylindrique, à faces planes et parallèles, à talon droit ou légèrement bombé. Ils se présentent sous les deux
    formes suivantes :</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 39pt; text-indent: -18pt;">
    <em>poids de 250 à 350 grammes, diamètre de 95 à 115 millimètres et hauteur de 30 à 45 millimètres ;</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 36pt; text-indent: -18pt;">
    <em>poids de 700 à 1100 grammes, diamètre de 165 à 190 millimètres et hauteur de 30 à 45 millimètres.</em>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt;">
    Tandis que penchés sur le picodon, nos législateurs jouent aux géomètres:
  </p>
  <p>
    <em><span>Le caillé est moulé dans un moule présentant un fond à bords arrondis, percé de trous latéralement et dans le fond. Les dimensions intérieures du moule sont les suivantes</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span><span>&nbsp;</span>- diamètre inférieur : 76 millimètres;</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span><span>&nbsp;</span>-<span>&nbsp;</span> diamètre supérieur : 85 millimètres ;</span></em>
  </p>
  <p>
    <span>Et plus loin dans le texte</span>
  </p>
  <p>
    <em><span>Le fromage obtenu se caractérise ainsi:</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span>- diamètre: 4,5 cm à 6 cm;</span></em>
  </p>
  <p>
    <em><span>- hauteur: 1,3 cm à 2,5 cm;</span></em>
  </p>
  <p style="margin-left: 18pt; text-indent: -18pt;">
    <em><span>poids minimal: 45 grammes.</span></em>
  </p>
  <p>
    <b><span>Nos législateurs font aussi du marketing</span></b> <span>avec l’étiquetage&nbsp;:</span>
  </p>
  <p>
    <em><span>Indépendamment des mentions réglementaires applicables à tous les fromages et de celles prévues aux articles 1° et 6, l'étiquetage des fromages bénéficiant de l'appellation d'origine
    contrôlée "Picodon" doit comporter le nom de l'appellation d'origine <b>inscrit en caractères de dimensions égales aux deux tiers de celles des caractères les plus grands figurant sur
    l'étiquetage</b> et la mention “appellation d’origine contrôlée”.</span></em>
  </p>
  <p>
    <span>Ah que deviennent ces babacools libertaires partis en 1968 dans les Cévennes pour élever des chèvres&nbsp;?</span>
  </p>
  <p>
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <b><span>Mais que font nos législateurs&nbsp;?</span></b>
  </p>
  <p>
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="font-family: Wingdings; color: maroon;"><span>I</span></span></b> <span>Et bien ils se réunissent et je ne résiste pas à vous évoquer ce décret du</span> <strong><span style=
    "font-weight: normal;">9 mars 2009 relatif à</span> la dénomination de l'institution</strong> <strong><span style="font-weight: normal;">regroupant ASSEDIC et ANPE</span>&nbsp;:</strong><br>
    <em>Le <span style="color: maroon;">Premier ministre</span>,<br>
    Sur le <span style="color: maroon;">rapport de la ministre</span> de l'économie, de l'industrie et de l'emploi,<br>
    Vu le code du travail, notamment ses <a href=
    "http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=EA996FB36F51CE6EFAD6BFE069237966.tpdjo03v_2?cidTexte=LEGITEXT000006072050&amp;idArticle=LEGIARTI000006903765&amp;dateTexte=29990101&amp;categorieLien=cid"
    target="_blank">articles L. 5312-1 et L. 5312-14</a> ;<br>
    Le <span style="color: maroon;">Conseil d'Etat</span> (section sociale) <span style="color: maroon;">entendu</span>,<br>
    Décrète :<a name="JORFARTI000020371590" id="JORFARTI000020371590"></a> …L'institution mentionnée à l'article L. 5312-1 est dénommée " <b>Pôle emploi</b> "<b>&nbsp;»</b>.</em>
  </p>
  <p>
    Tout ça pour ça&nbsp;!!! La montagne a accouché d’une souris.
  </p>
  <p>
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span>Voilà pour les sourires, mais que recouvre ces indéniables abus de codifier presque tous nos actes du quotidien. En vérité une grave atteinte à nos libertés!</span>
  </p>
  <p>
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span>Au niveau réglementaire, 23 883 décrets en vigueur sont recensés au 1er juillet 2008, représentant un total de <b>137 219</b> articles.&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span>Sur la base du décompte opéré par Légifrance, les 64 codes en vigueur représentent<span>&nbsp;</span> un total de 33 742&nbsp; articles de nature législative, 57 080 articles de nature
    réglementaires et 11 415 articles indifférenciés (codes sans distinction entre partie législative et partie réglementaire tel le code civil).</span>
  </p>
  <p>
    <span>Au 1er juillet 2008, l'ensemble des codes en vigueur atteint un volume de 71,5 millions de signes, sans cesse en progression (63,4 millions de signes au 1er octobre 2006), ce qui traduit
    l'activité pléthorique de ceux qui se mêlent du Droit.</span>
  </p>
  <p>
    <span>Le Journal officiel, paraissant tous les jours, comprend 23376 pages pour la seule année 2009&nbsp;; certains jours le journal édité donnait à lire en tant que quotidien<span>&nbsp;</span>
    plus de 750 pages 31 décembre 2009)&nbsp;!</span>
  </p>
  <p>
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    Le commissaire aux droits de L'Homme du Conseil de l'Europe constate une tendance à la «constante croissance» dans les textes de lois, « d'une dimension telle que les professionnels du droit
    ainsi que les citoyens n'arrivent plus à suivre » Les magistrats sont obligés de consacrer plus de temps à l'examen des questions de forme qu'au traitement de fond. Il en résulte un risque
    d'insécurité législative. »
  </p>
  <p>
    &nbsp;
  </p>
  <p>
    <span>Et pourtant, cette logorrhée de règlements en tout genre, n’est pas nouvelle.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Déjà, les athéniens étaient conscients du phénomène. A la seule échelle des lois de la cité, si, de l’inventaire qui était réalisé annuellement, une loi nécessitait
    d’être modifiée, plusieurs centaines de nomothètes étaient chargés de juger laquelle de l’ancienne ou de la nouvelle réglementation devait être préférée.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Puis Montaigne, Montesquieu et plus tard, Portalis, tous, ont dénoncé cette pathologie des hommes dotés du pouvoir d’édicter la norme. Aujourd’hui, leurs plumes
    ciselées s’effacent au profit de termes abscons et de références abstruses. On est loin, aujourd’hui, d’une parole de la loi qui se peut peser comme des diamants, selon l’expression de Lord
    Bantham.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">On fait dans le pathos et</span> <span style="color: maroon;">«&nbsp;quand la loi est bavarde les citoyens deviennent sourds&nbsp;».</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Le moins que l’on puisse constater, s’agissant de l’inflation législative, c’est qu’ici encore, les précieux conseils des anciens n’ont jamais vraiment été
    écoutés.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    De manière générale, notre législation est devenue un immense recueil de cas. <span style="color: maroon;">Par méfiance du juge, de son pouvoir d'interprétation</span>, le rédacteur s'efforce de
    réglementer tous les cas, sans y parvenir ; malheureusement, la nature se venge : c'est précisément celui qui n'a pas été prévu qui se présente. C'est sans importance, un règlement complémentaire
    y suppléera. Tout est désormais voué au détail de mesures contraignantes, tout a vocation à être réglementé, tout est ouvert à la frénésie de la mesure écrite, rien ne devant échapper aux
    prévisions de la loi.
  </p>
  <p>
    <b><em>Et les médias</em></b> <span>&nbsp;</span>surenchérissent, exercent une pression de plus en plus forte sur les trois pouvoirs constitutionnellement séparés&nbsp;: législatif, judiciaire et
    exécutif. Tout est prétexte à les solliciter, à dénoncer les carences dont ils seraient coupables, à revendiquer des réponses immédiates, à la hauteur des évènements soigneusement sélectionnés au
    nom de la liberté de communication et de l’objectivité de l’information… Une personne est mordue par un chien, et c’est l’émoi national, la mobilisation générale, pour dénoncer le vide juridique…
    Des appels solennels sont lancés afin de placer les pouvoirs publics face à leurs responsabilités. Et ceux-ci ne peuvent mieux faire que de calmer le jeu en apportant une réponse ponctuelle à ces
    revendications artificiellement entretenues… Cet exemple n’est pas d’école&nbsp;: il est emprunté à une loi du 20 juin 2008<a name="_ftnref1" href="#_ftn1"></a>, qui vise spécialement, au titre
    de l’homicide involontaire et des blessures par imprudence, l’agression mortelle ou dommageable commise par un chien<a name="_ftnref2" href="#_ftn2"></a>.
  </p>
  <p>
    Or, point n’était besoin de cette réforme, tout simplement parce qu’existent, et ont toujours existé, des textes de portée générale incriminant de tels faits… A quand les prochaines lois sur les
    griffures de chats, les ruades de chevaux, ou les piqûres d’abeilles&nbsp;?
  </p>
  <p>
    Mais à force d'additions, de suppressions, de compléments, de dérogations, leur juxtaposition, faute d'une idée générale, rend <span style="color: maroon;">l'ensemble incompréhensible</span>...
    On décide alors une codification, mais, à peine promulguée, celle-ci est remise en cause. Voyez par exemple le code de l'urbanisme, le code général des impôts... "La loi doit correspondre à un
    besoin; à l'inverse tout besoin ne doit pas correspondre à une loi. Or, c'est justement ce que le législateur semble trop souvent oublier, ce qui constitue une grave erreur." (Maurice Garçon,
    Lettre ouverte à la justice).
  </p>
  <p>
    <br>
    &nbsp;<span>Ainsi, la prolifération législative s’entretient elle-même comme des métastases,</span> phénomème amplifié par la possibilité qu’a le Parlement de déléguer au gouvernement le pouvoir
    de légiférer. Bien que ses marges de liberté, pour décider des sujets qu’il convient de traiter, se révèlent de plus en plus restreintes (80% des textes sont imposés par l’Europe), le Parlement
    ne manque pas d’abuser de cette délégation de son pouvoir à l’exécutif. Le législatif se dépossède de son pouvoir normatif de faire la loi au profit des ordonnances administratives de l’exécutif
    élaborées par les embusqués des ministères&nbsp;(en 2008 plus d’ordonnances que de lois)… <span>Une des conséquences des plus absurdes est que le pouvoir règlementaire du gouvernement, trop
    débordé,<span>&nbsp;</span> peine à suivre pour prescrire les mesures d’applications des lois prises par le Parlement, sans lesquelles la loi n’est pas applicable. Le taux de publication des
    décrets d’application en 2009 est de 24,6%, ce qui veut dire que 75% en viron des lois votées par le Parlement sont bloquées, gelées, paralysées et donc sans conséquences. (245 lois votées depuis
    1981 sont à l’heure actuelle toujours en attente du suivi règlementaire qui permettrait leur application).</span>
  </p>
  <p>
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span>La période contemporaine n’est pas plus avare en critiques face à ce phénomène aux allures aujourd’hui gargantuesques</span><span style="color: black;">. La prolifération de lois, décrets,
    ordonnaces et règlements dont la rédaction déplorable, la faiblesse d'analyse juridique sont à l'origine d'une insécurité dans l'interprétation, cause d'inquiétude, de contentieux, et va donner
    au juriste une place prééminente dans la vie sociale.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Pire, cette prolifération de textes en matière économique, faisant fi de la forme et de la rigueur du raisonnement, est créatrice d'insécurité. Elle est fâcheuse pour
    la croissance de notre économie, qui a besoin d'ordre et de sécurité. Elle se traduit par une explosion contentieuse sans précédent, aussi bien auprès des tribunaux judiciaires que des tribunaux
    administratifs.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">Les discours de rentrée de nos cours et tribunaux, avec leurs complaintes à notre Garde des Sceaux, en sont les témoins. Dans leur rapport annuel, les hauts magistrats
    de la Cour suprême s'en inquiètent. Certes, répétons-le, le développement de la législation est lié à celui de nos sociétés, et il entraîne celui du contentieux. Mais son explosion est anormale
    et résulte de l'imperfection des lois bouffies et des règlements rédigés par les</span> <span style="color: maroon;">embusqués des ministères, à plume débridée,</span> <span style=
    "color: black;">qui ne mesurent pas les conséquences de la mauvaise rédaction d'un texte. Lorsqu'une loi est bien faite, elle donne lieu à un contentieux réduit.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">L’Assemblée nationale reconnaît, noir sur blanc, les maux des lois actuelles, faisant ainsi son autocritique, en toute innocence : « <em>inflation des textes,
    dégradation de leur qualité, dispositions devenues inutiles, redondantes, obsolètes ou insuffisamment normatives, peu intelligibles, contradictoires, mal coordonnées</em>… » De quoi inquiéter le
    citoyen ordinaire ! Alors quelle est la responsabilité de l’Assemblée&nbsp;? Rapellons que ¾ des lois sont préparées par le gouvernement qui les soumet à un parlement godillot.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">La procédure législative fait, ainsi, que ce sont les «&nbsp;énarques&nbsp;» du gouvernement, qui ne sont pas des juristes, faut-il s’en souvenir, qui posent un défi à
    la démocratie et à la compétence des élus.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">L’état de la confection de la loi est devenu tellement préoccupant que ce sont nos représentants eux-mêmes qui s’avouent impuissants.</span>
  </p>
  <p>
    <span style="color: black;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p>
    <b><span style="color: black;">Alors simplifions la loi&nbsp;!</span></b>
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    <span style="color: black;">La commission des lois a pris l'initiative d'ouvrir un vaste chantier de simplification du droit. L'inflation des textes et la dégradation de leur qualité sont non
    seulement synonymes de dévalorisation et d'instabilité mais sont préjudiciables à l'attractivité et à la compétitivité de notre pays. S'inspirant du constat de Montesquieu selon lequel «les lois
    inutiles affaiblissent les lois nécessaires», la commission des lois s'est fixée pour mission de rendre la loi plus accessible, plus lisible et plus compréhensible à la fois pour le citoyen et
    pour ceux qui sont chargés de l'interpréter ou de l'appliquer.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    Afin de mettre en œuvre les principes et objectifs de valeur constitutionnelle de clarté, d'accessibilité et d'intelligibilité de la loi, il lui paraît utile, dans ses domaines de compétence
    (droit civil, droit pénal, droit commercial, droit des collectivités territoriales, droit administratif...):
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 35.35pt; text-indent: -14.15pt;">
    d'abroger des dispositions devenues inutiles, redondantes, obsolètes ou insuffisamment normatives ;
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin: 0cm 0cm 0.0001pt 35.35pt; text-indent: -14.15pt;">
    de proposer la mise en cohérence de dispositions mal coordonnées, voire contradictoires ;
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin-left: 35.35pt; text-indent: -14.15pt;">
    de suggérer la réécriture de dispositions peu intelligibles.
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    Pour mener à bien ce travail de grande ampleur, qui s'étalera sur la durée de la législature, elle a besoin du concours de tous.
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    Aussi a-t-elle pris l'initiative d'ouvrir un site Internet public. Les citoyens y sont invités à y citer précisément les dispositions législatives leur paraissant répondre aux critères précédents
    et exposer les difficultés auxquelles ils ont été confrontés au regard de ces mêmes dispositions.
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    En associant ainsi les citoyens au processus législatif, cette démarche s'inscrit dans le cadre du renforcement de la fonction de contrôle du Parlement, de rénovation de nos institutions et du
    développement du débat public.
  </p>
  <p class="MsoBodyText">
    <b>En vérité, je vous le dis, ce qui est demandé aux citoyens, c’est bien de recenser les bévues, les archaïsmes, les incohérences, les galimatias et autres tares de notre législation.</b>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Quelle déliquescence du pouvoir législatif d’avoir à <span>&nbsp;</span>le demander aux citoyens&nbsp;!</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <b><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span></b>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <b><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Mais que pourraient faire nos législateurs&nbsp;?</span></b>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Tous les parlementaires qui votent une loi devraient être obligés d’aller la lire à ceux qui les onts élus. Peut-être
    hésiteraient-ils à voter des lois sans esprit dont ils ignorent tout, auxquelles ils ne peuvent rien comprendre, qui règlementent les détails de nos quotidiens et qui expriment moins la volonté
    générale que celle des services des ministères.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <b><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Mais que pourraient faire nos législateurs&nbsp;?</span></b>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <b><span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span></b>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Et si tout simplement ils apprenaient la légistique, ce qui est leur seule mission</span><span style=
    "font-size: 12pt; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">, à moins de supprimer le Parlement, tout simplement.</span>
  </p>
  <p style="margin-left: 18pt; text-align: center;" align="center">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Times-Roman; color: #2c2a2a;"><span>&nbsp;</span><span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="margin-left: 18pt; text-align: center;" align="center">
    <span style="font-size: 11pt; font-family: Times-Roman; color: #2c2a2a;">&nbsp;</span>
  </p>
  <div>
    <hr size="1">
    <!--[endif]-->
    <div id="ftn1">
      <p class="MsoFootnoteText" style="text-align: justify;">
        <a name="_ftn1" href="#_ftnref1"></a> Loi n° 2008-582 du 20 juin 2008 <strong><span style="font-weight: normal;">renforçant les mesures de prévention et de protection des personnes contre les
        chiens dangereux (</span></strong><em><span>JO</span></em> <span>21 juin, p. 9984).</span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn2">
      <p class="MsoFootnoteText">
        <a name="_ftn2" href="#_ftnref2"></a>&nbsp;
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText">
        C. pén., art. 221-6-2, 222-19-2 et 222-20-2.
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Fri, 26 Mar 2010 09:38:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">b62dd0254f0ad651249ad798990b990d</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-metastases-juridiques-47413462-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Ladyboy]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-ladyboy-41801267.html</link>        <description><![CDATA[<p style="margin: 0cm 0cm 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 2.85pt; text-align: center; line-height: 150%;" align="center">
    <b><span style="font-size: 16pt; line-height: 150%;">Ladyboy</span></b>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;"><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> La Divinité est pour nous
    une occasion de</span> <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">penser le rapport du genre et du sexe. Elle nous permet de comprendre que les genres
    ne sont pas réductibles au sexe ou, plutôt, que le sexe n'est qu'une manifestation, une expression parmi d'autres des genres. Ainsi homme et femme ne se réduisent pas à leur sexe: la femme n'est
    pas un mâle de sexe différent et vice versa.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">Si les genres ne sont pas réductibles au sexe, le féminin, donc, peut être une qualité partagée par le
    mâle. Il n'y a pas d'assignation "biologique" ou essentialiste des genres aux sexes. C'est ce que l'on entend par exemple dans l'expression biblique "comme un père matriciel se fait
    miséricordieux envers ses fils" (Ps 103,13).</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">La miséricorde (rahamim) hébraïque est matricielle (rehem /la matrice) parce qu'exprimée avec la même
    racine sémantiue, alors qu'en Grèce la matrice (hyster) donne l'hystérie. Pour la Bible hébraïque elle est aussi une qualité élective pour le père. Grâce et Rigueur correspondent dans
    l'herméneutique de la Cabale à féminité et masculinité. Ce sont avant tout des "qualités" divines, auxquelles l'homme doit s'efforcer de ressembler.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">La grâce, c'est justement cette qualité attachée au retrait créateur de Dieu qui porte l'homme comme une
    matrice portant un embryon... Tout être est appelé à l'expérience de la matrice, qui peut avoir ainsi une traduction symbolique, psychique ou relationnelle.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">Mais il est aussi appelé à l'expérience de la rigueur et de la Loi. <span>&nbsp;</span>Pour les théosophes,
    on ne peut imaginer l'existence du monde sans cette collaboration des deux qualités en Dieu. Ainsi, retrait matriciel et expérience du monde constituent les deux moments de la condition humaine
    dans le monde.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">Dans le rapport de l'homme et de la femme, est en jeu l'être de la Divinité. <span>&nbsp;</span>Il met en
    jeu l'univers. S'il est gagné par le déséquilibre, c'est le Nom divin qui n'est plus unifié. Cette idée typiquement cabalistique découle de la notion de l'homme créé "à l'image de Dieu".</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="margin-bottom: 14.15pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">Cette perspective nous aide à nous accoutumer à l’idée que le référent biologique est impensable en termes
    bibliques et encore plus lorsqu’il s’agit de définir l’humain. La sexualité (qui est bien le fait d’hommes et de femmes différents sexuellement l’un de l’autre) est la conséquence de la
    différenciation propre à la création plutôt que son origine, sa cause.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="margin-bottom: 14.15pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">Le sexe est à prendre comme épreuve de l’altérité et non comme son support.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Sur la<span>&nbsp;</span> base de cette complexité l'analyse cabalistique va ouvrir une brèche dans le système de reconnaissance des identités sexuelles risquant ainsi de faire perdre aux
    institutions religieuses, garantes de la stabilité sociale son contrôle absolu sur les rôles, les hiérarchies et les normes relatives aux pratiques sexuelles, comme on l'a vu dans les syndromes
    du mâle. L'éclairage ésotérique met en évidence le concept de bisexualité.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 2.85pt 5.65pt; line-height: 150%;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>La bisexualité divine est<span>&nbsp;</span> un phénomène des plus répandus à travers le monde. Et même des divinités masculines ou féminines par excellence sont communément regardées comme
    étant androgynes. Ce schéma général de la croyance en l’existence d’un être suprême primordial et androgyne auquel succède un premier couple, dont les membres peuvent être aussi bien deux frères,
    un frère et une sœur, le Ciel et la Terre, le Soleil et la Lune, etc., est lui-même le paradigme d’une l’humanité primitive dont le ou les premiers représentants possèdent également les deux
    sexes. Un couple divin primitif fait, alors,<span>&nbsp;</span> fonction de géniteur du cosmos et il remplit la fonction démiurgique assurée originellement par l’Être suprême bisexué devenu trop
    lointain.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>C’est ainsi que les religions anciennes du Proche-Orient ont accordé une large place au couple d’un dieu et d’une déesse, aux liturgies célébrant leur Mariage sacré, appelé hiérogamie, aux
    mythes relatant leurs amours et les enjeux cosmiques et sociaux de leurs unions.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>-<span>&nbsp;&nbsp;</span> En Assyrie et en Mésopotamie, les couples divins Dumuzi-Inana à Sumer, Marduk-Sarpanit en Akkad, pour ne parler que des plus célèbres, occupent et obsèdent la
    conscience religieuse des hommes de l’Antiquité. Un des mythes les plus anciens qui a été conservé met en scène le couple divinisé du Ciel (mâle) et de la Terre (femelle), dont l’union donne
    naissance à tous les êtres vivants. Un poème liturgique sumérien évoque leur union en termes non équivoques:</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <em><span>«La Terre grande et plate se fit resplendissante, para son corps dans l’allégresse, la large Terre orna son corps de métal précieux et de lapis-lazuli [...]. Le Ciel se para d’une
    coiffure de feuillage et parut tel un prince, la Terre sacrée, la vierge, s’embellit pour le Ciel sacré, le Ciel, le dieu sublime, planta ses genoux sur la large Terre, et versa la semence des
    héros, des arbres et des roseaux en son sein, la Terre douce, la vache féconde, fut imprégnée de la riche semence du Ciel, et dans la joie la Terre se mit à donner naissance aux plantes de
    vie.»</span></em>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>-<span>&nbsp;&nbsp;</span> De même l’Égypte pharaonique est-elle hantée par le souvenir des figures d’Isis et Osiris et des couples mystérieux des théogonies primordiales.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>-<span>&nbsp;&nbsp;</span> En Extrême-Orient, l’Inde célèbre encore les couples que forment ses plus grands dieux, comme Brahma et sa Shakti (Sarasvati ou Brahmî) ou Shiva et
    Kali.<span>&nbsp;&nbsp;</span></span> <a name="R3" id="R3"></a>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>-<span>&nbsp;</span> Quand un couple n’occupe pas la première place, c’est un dieu suprême androgyne, homme et femme ou père et mère à la fois, tel le Zeus des hymnes orphiques, qui assume
    la création. Ainsi en est-il, de la religion des Australiens aborigènes à la mythologie grecque en passant par le zervanisme de l’ancienne Perse, et quelles que soient les formes spécifiques que
    revêtent les dieux.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Comme on le voit, il semble que la croyance en l’existence d’un couple primitif divin, sexuellement différencié ou non et qui succède souvent à un dieu premier androgyne, soit enracinée au
    plus profond de la conscience religieuse de l’humanité, à toute époque et en tout lieu.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Cependant, Il semblerait à première vue que la religion biblique des Hébreux, héritiers à plus d’un titre de ces civilisations, qui plongent leur racine dans la préhistoire de l’humanité,
    ait évincé toute référence à cette représentation mythique au profit de la croyance en un Dieu unique.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Cette divinité suprême a cumulé la totalité des traits que se partagent par ailleurs les divinités mâles et femelles, ou plutôt, abandonnant presque tout caractère féminin, a fini par
    s’identifier à la figure d’un Père unique. L’émergence du monothéisme hébreu est souvent même présentée comme la victoire du système de société patriarcale sur un matriarcat préexistant où la
    figure des déesses mères avait une position centrale.<span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Pourtant, la Bible, aussi, considère que l’humanité dérive d’un premier couple, mais Adam et Eve perdent bien vite tout ce qui aurait pu les assimiler à des êtres divins: ils sont très vite
    chassés du jardin d’Eden et condamnés à la mortalité et au travail. Cette déchéance du couple primitif par laquelle il rejoint l’existence ordinaire est une sorte d’intrusion brutale du principe
    de réalité venant rompre l’enchantement du monde mythique et déplaçant l’enjeu de l’aventure humaine sur le plan d’une histoire, dont les hommes sont directement responsables.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Le déchiffrement des drames des premières familles humaines (meurtre d’Abel par son frère Caïn, déluge, dispersion des peuples et des langues à cause de la tour de Babel) devient le
    matériau édifiant d’une histoire orientée par le désir de surmonter cette faillite originelle.<span>&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Généralement, l’histoire des premiers couples, divins ou humains, n’est pas une histoire heureuse. Quelque accident survient, qui dérègle le bon déroulement de leurs amours et de leurs
    engendrements, comme si le surgissement de la dualité était marqué du sceau du malheur, et que la déchéance nécessaire du principe unique primordial, sa scission en deux entités distinctes,
    entraînait invariablement une série de drames qui s’enchaînaient l’un à l’autre.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Malgré ses inévitables répétitions, marquées comme partout ailleurs par des rites de recommencement, le temps cesse d’être la pure et simple répétition du même et la déchéance du premier
    couple apparaît comme le point de départ irréversible d’une humanité sur laquelle pèse la charge de son propre destin.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Mais, ce fait patent et qui paraît incontestable d’une disparition de toute figure féminine de rang divin au sein du monothéisme hébreu, se heurte à un autre fait historique contradictoire
    : l’apparition au Moyen Âge d’un système de pensée religieux au sein du judaïsme appelée Cabale ou «tradition», évoluant dans le cadre du monothéisme ancien, qui a accordé à la forme féminine du
    divin, et à la notion d’un couple divin formé d’une face masculine et féminine, une place qu’il n’est pas exagéré de dire fort grande.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Dans le christianisme, l’émergence de la figure de la Vierge Marie, et même à certaines époques l’apparition d’une féminisation de la figure du Christ appelée «Jésus notre mère», voire son
    androgynisation dans des courants anciens de certaines écoles gnostiques de la fin de l’Antiquité ou médiévaux, ont atténué aussi dans une large mesure la masculinité exclusive du Dieu de
    l’Ancien Israël. Malgré l’extrême diversité des représentations et des croyances religieuses, il semble que l’on puisse apercevoir très schématiquement qu’au cours de l’évolution des
    civilisations et des systèmes de représentation, chaque époque de renouvellement, chaque tournant culturel important, qui est toujours aussi une époque où est relancée la quête des origines, soit
    l’occasion d’une confrontation et d’une nouvelle combinaison entre un principe primordial unique et un couple d’opposés.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> La religion traditionnelle chinoise, quant à elle,<span>&nbsp;</span> se fonde sur l'ancienne conception de
    l'organisation du cosmos. Tout ce qui existe, y compris le ciel, la terre, les hommes et les dieux, est fait de la même substance vitale, le QI. Le QI se manifeste essentiellement sous la forme
    de deux forces complémentaires, le <em><span style="font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">yin</span></em> et le <em><span style="font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">yang</span></em>.<br>
    A l'origine yin signifiait le versant ombragé d'une colline<span>&nbsp;</span> et yang son versant ensoleillé.<br>
    Selon la <em><span style="font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">philosophie</span></em> chinoise toute chose est faite de yin et de yang, en proportions variables. Les yin est le complément du
    yang.<br>
    Le yin et le yang est la loi générale de l'<em><span style="font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">univers</span></em>, la conclusion de toute choses, l'origine de la transformation de tout et de
    la croissance-destruction.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Il peut représenter non seulement deux choses opposées, mais aussi deux aspects opposés au sein d'une même chose.</span>
  </p>
  <p class="MsoBodyText" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <b><em><span style="color: black;">Cette notion de complémentarité est importante, d'autant plus que la pensée occidentale pense plus volontiers le dualisme sous forme d'opposition que de
    complémentarité.</span></em></b>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>La pensée chinoise fait remonter la manifestation du monde au <b><span style="color: black;">yang</span></b> et au <b>yin</b>, rapportés aussi au Ciel et à la Terre. En effet, dans les
    textes sapientiels comme le <em><span style="font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">Tao Te King</span></em> de Lao-tseu, il est dit que le Tao, le Principe absolu ou "vide suprême", engendre
    l'Etre comme sa première détermination, au sein duquel se forme la dyade métaphysique du <b><span style="color: black;">yin</span></b> et du <b><span style="color: black;">yang</span></b>,
    polarité-racine du Multiple, à savoir de la Manifestation. De leur fusion, selon différents équilibres, naissent donc les êtres humains, la nature vivante et tout le cosmos.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>En nous référant à la symbolique des nombres, nous pourrions dire que du Zéro métaphysique (le Tao) naît l'Un (l'Etre), puis de celui-ci le Deux, le <b><span style=
    "color: black;">yin</span></b> et le <b><span style="color: black;">yang</span></b>, qui, en s'unissant, donnent naissance aux "dix mille êtres".</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Cela n'est pas sans évoquer la Tétratkis de Pythagore quand elle est en quelque sorte une représentation imaginale des métamorphoses de tous les aspects de l'origine.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span>Pour Pythagore, le triangle signifie la triple nature de la première substance différenciée ou la consubstantialité de l'Esprit manifesté, de la matière, et de l'Univers leur fils.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span>Le point unique du haut du triangle est l'unité d'où tout procède et tout est de la même essence que lui. Le sommet Pythagoricien est dit le père, le côté gauche est la duade, la mère, le
    côté droit représente le fils que l'on retrouve comme époux de la mère dans beaucoup de cosmogonies. La base est l'univers, naturé en père-mère-fils, dans le monde phénoménal Cette monade
    trinitaire est un triangle équilatéral.</span>
  </p>
  <p style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span>Le sommet est le <span style="font-variant: small-caps;">UN,</span> (en ces temps le zéro, chez les grecs, n’était pas encore inventé) <span>&nbsp;</span>non pas le nombre mais l'unité qui
    est en contact avec le vide, l'Aïn-sof de la gnose hébraïque, le Mystère des Mystères, le Qi chinois . L'unité contient le 2 qui est le premier nombre parce qu'il faut qu'il y ait le 2 pour qu'il
    y ait soit augmentation, soit division, pour qu'il y ait autre chose et c'est ce <b>quelque chose d'autre</b> qui permet de dire que le 2 fonde le 1, qui alors se différencie de l'unité
    indénombrable.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Avec le 2, le 1 se sépare de l'unité. <b>La différenciation des sexes, c'est cette séparation de l'unité primordiale.</b></span> <span>L'humanité<span>&nbsp;</span></span> <span>apparaît au
    terme d'une série de séparations, de divisions, de classements, comme<span>&nbsp;</span> dans une décantation des créatures: séparation entre le Créateur et la créature, le<span>&nbsp;</span>
    ciel et la terre, le règne végétal et animal "selon leurs espèces".</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span>C'est pourquoi, des enseignements, tissés à travers ces mythes et légendes,<span>&nbsp;</span> vont décrire, sous forme symbolique, la méthode et les conditions par lesquelles l'initié peut
    retrouver son chemin de retour vers une terre promise édénique dont nous serions issus. Et parmi ces conditions on trouve bien sûr la complémentarité des genres.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> Ainsi est<span>&nbsp;</span> attestée, dans l'Évangile de Thomas, qui témoigne de l'atmosphère mystique du
    christianisme naissant, de la nécessité de la bisexualité.<span>&nbsp;</span> Dans l'Évangile de Thomas, Jésus, s'adressant à ses disciples, leur dit : " Lorsque vous ferez les deux &lt; être
    &gt; un, et que vous ferez le dedans comme le dehors et le dehors comme le dedans, et le haut comme le bas ! Et si vous faites l<b>e mâle et la femelle en un seul</b>, afin que le mâle ne soit
    plus mâle et que la femelle ne soit plus femelle, alors vous entrerez dans le Royaume .<span>&nbsp;</span> L'expression " devenir un " est encore mentionnée plusieurs fois.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span><span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> C'est ce qu'écrit l'épileptique Paul aux Galates, 3, 28 : «&nbsp; Il n'y a plus ni Juif ni Grec, ni esclave
    ni homme libre, ni mâle ni femelle ; car vous tous n'êtes qu'un dans le Christ Jésus. Cette unité est celle de la première création, avant la création d'Ève, lorsque 1'homme<span>&nbsp;</span>
    n'était « ni mâle ni femelle ». on peut souligner, ici, une contradiction avec sa lettre aux Corinthiens, interdisant la parole aux femmes!</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Centrée sur l'unité primitive de l'être humain, une même doctrine fut soutenue par Scot Érigène (théologien écossais du 9<sup>ème</sup> siècle), qui s'inspirait d'ailleurs de Maxime le
    Confesseur (580). Pour Érigène, la séparation des sexes faisait partie d'un processus cosmique. La division des Substances avait commencé en Dieu et s'était effectuée progressivement jusque dans
    la nature de l'homme, qui fut ainsi séparé en mâle et femelle. C'est pourquoi la réunion des Substances doit commencer dans l'homme et s'achever de nouveau sur tous les plans de l'être, Dieu
    inclus. En Dieu, il n'existe plus de division, car Dieu est Tout et Un.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Pour Scot Érigène, inspiré par le néo-platonicien Denys l'aréopagite, la division sexuelle fut une conséquence du péché, mais elle prendra fin par la réunification de l'homme, qui sera
    suivie par la réunion eschatologique du cercle terrestre avec le Paradis. Le Christ a anticipé cette réintégration finale. Pour Erigène, le Christ avait unifié les sexes dans sa propre nature,
    car, en ressuscitant, il n'était " ni mâle, ni femelle, bien qu'il fût né et mort mâle ".<br>
    Mais ce sont surtout certaines sectes gnostiques chrétiennes qui ont donné à l'idée de la bisexualité une place centrale dans leurs doctrines. Selon les enseignements transmis par saint Hippolyte
    (évêque et martyr 3ème siècle), Simon le Mage (magicien de Samarie, époque Jésus) nommait l'esprit primordial <b>arsénothélys</b>, " <b>mâle-femelle</b> ", en anglais
    <b>lady-boy</b>.<span>&nbsp;&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span><br>
    <span>&nbsp;</span>Ce n'est pas ici le lieu d'étudier l'origine de ces formules gnostiques et para-gnostiques sur la totalité divine et l'androgynie de " l'homme par-fait ". On sait que les
    sources du gnosticisme sont extrêmement disparates ; à côté de la gnose juive, des spéculations sur l'Adam primordial et sur la Sophia, on y retrouve l'apport des doctrines néo-platoniciennes et
    néo-pythagoriciennes, et des influences orientales, surtout iraniennes.<span>&nbsp;</span> Saint Paul et l'Évangile de Jean comptaient déjà l'androgynie parmi les caractéristiques de la
    perfection spirituelle. En effet, devenir " mâle et femelle ", ou n'être " ni mâle ni femelle ", sont des expressions plastiques pour lesquelles le langage s'efforce de décrire la
    <em>metanoia</em>, la " conversion ", le renversement total des valeurs.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Après tout il est tout aussi paradoxal d'être " mâle et femelle " que de redevenir enfant, d'avoir 3 ans, de naître de nouveau, de passer par la " porte étroite ".</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Ce qui intéresse notre recherche, c'est le fait que, dans la spéculation métaphysique de Platon aussi bien que dans la théologie d'un Philon d'Alexandrie, chez les théosophes
    néo-platoniciens et néopythagoriciens comme chez les hermétistes qui se réclament de Hermès Trismégiste à travers son dialogue du<span>&nbsp;</span> Poemander qui lui serait attribué (traduit par
    Marsile Ficin), ou chez nombre de gnostiques chrétiens, la perfection humaine était imaginée comme une <b>unité sans fissures</b>. Celle-ci n'était d'ailleurs qu'une réflection de la perfection
    divine, du Tout-Un. Dans le Discours parfait, Hermès Trismégiste révèle à Asclépius que " Dieu n'a pas de nom ou plutôt il les a tous, puisqu'il est à la fois Un et Tout. Infiniment rempli de la
    fécondité des deux sexes.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>L’advenue de l’alter ego féminin c'est l’épreuve proposée par Dieu aux yeux d’Adam, c’est une sorte de rite initiatique que Dieu propose en liant l’union et l’accouplement à ce qui était
    consubstantiel en Adam, son Ève.</span>
  </p>
  <p style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>« L’Amour » naquit donc pour la tradition judéo-chrétienne d’un double constat : celui d’une unité originelle (même chair, même séparation) et celui<span>&nbsp;</span> d’une césure
    fondamentale génératrice d’un « face à face » dans l’union et<span>&nbsp;</span> la recherche de ce qui manque à l’absolue symbiose du principe mâle et du principe femelle. Ainsi, il n’y aurait
    pas d’« adâm mâle » ni d’« adâm femelle » mais d’un coté l’homme et de l’autre la femme, deux corps, distincts de nature, mais cherchant dans l’accouplement le manque de l'Unité
    transcendante.</span>
  </p>
  <p style="margin: 0cm 0cm 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span><span>&nbsp;</span>L’exégèse juive et la langue hébraïque permettent de relier substantiellement masculin et féminin en utilisant les termes ‘ish et ‘ishshah. En chacun de ces termes se
    trouve une lettre du nom divin qui marque ainsi chaque sexe de deux substrats constitutifs de la divinité. Si Dieu créa l’homme mâle et femelle cela laisse supposer que l’un comme l’autre, Adam
    comme Ève, s’intègrent à la grâce de la restauration continue de l’image de Dieu.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>Le mythe redoutable devient récit édifiant, histoire exemplaire, et la frontière entre le monde religieux et celui de la vie profane perd son étanchéité. C’est de ce mouvement de
    profanisation du sacré (simplification, élucidation) et de sacralisation du profane (identification, humanisation des héros et des sauveurs),<span>&nbsp;</span> que les civilisations
    judéo-chrétiennes sont nées et se sont développées jusqu’à l’époque contemporaine où les limites du religieux et les bornes du monde profane deviennent de plus en plus flous et difficiles à
    définir.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">Il est certes vrai qu’il y a eu dans l’histoire des lectures de la Bible multiples et contradictoires, sur
    la base desquelles des édifices religieux complets ont été construits. Il faut néanmoins toujours revenir au texte, dans sa version originale, pour voir si les lectures déjà faites en ont épuisé
    tous les possibles et si notre époque peut s’en forger une compréhension inédite</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;"></p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>De la qualité de leur inter-pénétration, de ses effets heureux ou désastreux, dépend aujourd’hui plus que jamais peut-être le destin de l’humanité et plus particulièrement celui des
    femmes.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat">
    <span style="font-size: 12pt; font-family: &quot;DejaVu Sans&quot;;">.</span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="margin-bottom: 2.85pt; line-height: 150%;">
    <span>&nbsp;</span>
  </p>]]></description>
        <pubDate>Fri, 25 Dec 2009 14:29:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">8610de11fdf25f99dc28c0494dce03cd</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-ladyboy-41801267-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Autour de Pythagore, divagations. Hypothèses.]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-autour-de-pythagore-divagations-hypotheses--40495821.html</link>        <description><![CDATA[<p class="MsoPlainText" style="text-align: center; line-height: 150%;" align="center">
    <b><span style="font-family: Algerian; color: maroon; letter-spacing: 1pt;">Autour de</span></b> <b><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: Algerian; color: maroon; letter-spacing: 1pt;">Pythagore&nbsp;: divagations</span></b>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Vers le 6<sup>ème</sup> siècle avant J.C., en Egypte ancienne, les nombres ne semblaient coder encore
    que les impôts, le commerce, les salaires.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">L'évaluation, par les harpédonaptes (fonctionnaires royaux, arpenteurs géomètres), de la surface des
    champs cultivables dont la crue du Nil a effacé les bornes délimitatives, ne géométrise pas, mais ne cherche qu'à clore les contentieux entre voisins par la force de l'Etat. Avec le droit de
    propriété, voici du droit civil et privé. Mais aussi, en délimitant les bornes, le cadastre royal fixe l'assiette de l'impôt, voilà du droit public et fiscal. Les nombres ne disent, ainsi, que
    les relations humaines.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Et puis un jour... De la gigantesque masse de pierres, du mausolée du pharaon Kéops va naître la
    géométie sur le sable ensoleillé maquillé par son ombre. En rapportant l'ombre du tombeau à celle d'un poteau de référence, ou à la mesure de son corps, selon la légende, Thalès énonce
    l'invariance d'une forme malgré la variation de sa taille. En effet, son théorème montre la progression ou la régression infinies de la dimension, dans la conservation d'un même rapport, du
    colossal, la pyramide, au plus médiocre bâton planté dans le sol. Quel effacement de toute hiérarchie dans le semblable, puisque chaque stade, du plus grand au plus petit, conserve le même
    rapport.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Thalès nous fait découvrir ainsi un monde hors des sociétés où les choses sont en rapport avec
    elles-mêmes. La proportion parle, sans bouche humaine, montre un ordre qui ne connaît pas la loi sociale, qui échappe à la toute puissance. Une liberté, une égalité sans pareilles ! Pharaon meurt
    une seconde fois quand Thalès, en mesurant la pyramide, la réduit à un simple polyèdre dans l'homothétie de son ombre de géomètre.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La proportion analogique, voici la grande conceptualisation grecque, pas celle du rapport simple</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">a/b, mais celle qui intéresse en tant que médiété</span><a name="_ftnref1" href="#_ftn1"><span class=
    "MsoFootnoteReference"><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: Wingdings;"><span>H</span></span></span></a><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">, celle qui va d'un rapport à un autre, tel a/b = c/d et par substitution peut passer de celui-ci à un troisième
    rapport et ainsi de suite. Il ne s'agit point de couper quelque chose en part, donc de partager ou de prélever, ce que chacun, généreux ou léonin, sait faire depuis les commencements, mais de
    construire, pas à pas, une chaîne, donc de trouver ce qui, sous-jacent, stable et glissant, transite le long de son enchaînement et les grecs appelleront ce rapport d'analogie «logos». Comme
    Platon et Aristote, les StoÏciens penseront que le logos pur est parole, intelligence, un accès direct et véritable aux choses, ce que les nombres et leurs rapprts peuvent enfin faire.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">En ce temps-là, vers le 6ème siècle avant J.C. vivaient aussi Zarathoustra, Lao-Tseu, Bouddha,</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Confucius, dans les ailleurs de la Perse, de la Chine, de l'Inde.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Ici, en Grèce, vers 530 av. J.C., à Crotone, justement revenu d'Egypte mais aussi de Perse, d'Inde, de
    Chaldée, de Thrace, un homme né 40 ans plus tôt à Samos, ramène avec lui des savoirs ancestraux, une sagesse du monde que, ses voyages, ses probables rencontres avec ces personnages</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">sus-cités, ses initiations reçues, ont sans aucun doute forgés. On prétend qu'il fut initié aux
    mystères, ceux de Thèbes, ceux des Mages chaldéens, aux pratiques orphiques, il aurait reçu le baptême dans l'Euphrate, aurait été enseigné par le fameux Thalès et purifié par Zoroaste et</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Bouddha eux-mêmes,</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">De cette appréhension particulière et métissée du monde d'Asie et d'Asie mineure, Pythagore, car c'est
    de lui dont il s'agit, le «premier maître universel» comme l'appelait Hegel, en fera une philosophie. Comme le rapporte Cicéron, c'est Pythagore qui aurait forgé le mot philosophe pour se définir
    ainsi devant le tyran Léon de Phlionte qui lui demandait qui il était, et comme il l'expliquait, le philosophe est celui qui cherche à découvrir les secrets de la nature de façon
    désintéressée.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Il aurait participé alors à faire basculer la Grèce d'un mode de pensée religieux à un mode de pensée
    rationnel.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Comme on le comprend, aux conditionnels employés pour évoquer le parcours de Pythagore, il est
    difficile de démêler, dans la personnalité du philosophe, ce qui relève de la légende merveilleuse de ce que fut sa vie, car nous n'avons de lui aucun ouvrage, mais seulement quelques fragments
    d'un de ses disciples appelé Philolaos. Même les fameux vers dorés, qui lui sont attribués sont douteux quant à leur origine. Il nous est même impossible de distinguer l'enseignement du maître
    des théories des disciples. Nous ne pouvons parler que du pythagorisme, sans prétendre savoir ce qu'a pensé Pythagore. De plus, la plupart des renseignements qui nous ont été conservés, épars
    dans un grand nombre d'ouvrages, ne méritent que peu de confiance. Le mot Pythagore ne désignerait même pas un homme, mais une science.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Nous lisons dans le dictionnaire (Welsh, d’Owen Pughes)&nbsp;:</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythagoras</span></b><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;: Explication de l’Univers, Cosmogonie.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythagori&nbsp;: expliquer le système de l’Univers (mot composé de pyt, période de temps&nbsp;; agori,
    découivrir).</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Python&nbsp;: système de l’Univers.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythone&nbsp;: une cosmogoniste, une pythonisse.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythoni&nbsp;: traité de cosmogonie.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin-left: 36pt; text-align: justify; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythonydd&nbsp;: celui qui systématise le monde.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="margin-left: 18pt; text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: fuchsia;">(Pour Céline Renooz, la célèbre misandre belge).</span> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Et plus encore, certains pensent que les fables inventées sur la prétendue vie d’un homme appelé Pythagore
    n’auraient aucune réalité, corroboré en cela par l’historien des religions Ernest Havet <span>&nbsp;</span>qui disait&nbsp;: «&nbsp;rien de plus connu que ce nom, rien de moins connu que l’homme
    lui-même&nbsp;» et de rajouter plus loin&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Je ne considère Thalès, Pythagore, que comme des noms représentatifs d’un système scientifique.&nbsp;»</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Ce qui n’empêchera pas des auteurs classiques de faire de Pythagore un personnage historique et ils lui
    inventeront une biographie. <em>Est-il rien de plus vrai que la vérité</em> demande Nikos Kazantzakis et de répondre&nbsp;: <em>la légende. C’est elle qui donne une immortalité à l’éphémère
    vérité.</em></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythagore est donc devenu de bonne heure un personnage légendaire. Je laisserai donc son histoire aux
    textes de ses disciples, à toute la littérature très abondante que cet extraordinaire personnage ne manqua pas d'inspirer, aux doxographies, ces compilations des textes grecs du début de l'ère
    chrétienne, et on peut citer les<span>&nbsp;</span> vies de Pythagore écrites, une par Diogène Laerce, une autre par Porphyre et la plus connue par Jamblique, vers le 3<sup>ème</sup>
    siècle.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Ce qui me paraît intéressant de rapporter ici, c'est ce en quoi son savoir, ses connaissances, ses
    enseignements, qui lui sont attribués, auraient pu influencer la franc-maçonnerie.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Il y a deux choses à distinguer dans le pythagorisme : une philosophie, c'est-à-dire une explication de
    l'univers, et une école des vertus. Je retiendrai ces deux aspects avec les nombres et la géométrie d'une part, l'ordre pythagoricien d'autre part.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">1 -C'est autour de la souveraineté des nombres que l'on peut penser l'apport de Pythagore à la
    connaissance universelle et le considérer comme une des sources importantes de la franc-maçonnerie.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Et tout d'abord, ce rapprochement me paraît légitime car, en effet, dans l’ancien manuscrit maçonnique
    le Cooke conservé à la Bibliothèque Britannique, l’on peut lire aux paragraphes 281-326 que toute la sagesse antédiluvienne était écrite sur deux grandes colonnes. Après le déluge de Noé, l’une
    d’elles fut découverte par Pythagore (nommé Pictagoras dans le texte) et l’autre par Hermès le Philosophe, qui se consacrèrent à enseigner les textes qui y étaient gravés.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Sur le frontispice des Constitutions d'Anderson on retrouve le "théorème de Pythagore" concernant les
    triangles rectangles, le reconnaissant sans doute comme le père de la géométrie.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Les bâtisseurs médiévaux, quant à eux, transmettront une géométrie sacrée qui remonterait à</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythagore, qui resta vivace jusqu'au 16<sup>ème</sup> siècle et dont on connaît l'influence dans la
    Tradition maçonnique.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Qu'en est-il de cette élaboration philosophique d'objets mathématiques et géométriques permettant la
    contemplation des formes intelligibles, ces réalités invisibles qui modèlent l’Univers ?</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pour les pythagoriciens, les choses sont nombres, les nombres se trouvent dans les choses, les nombres
    sont la cause et les principes des choses ou encore les choses sont constituées par les nombres, comme l'exprime Aristote. (Exemple des fleurs des coquillages, lois de la physique etc…)</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Les pythagoriciens furent sans doute les premiers à penser que le nombre est la structure
    d'accueil</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">pour recevoir, analyser et chercher à comprendre l'incompréhensible et que le nombre, à travers
    l'intelligence, parle, en symbole, pour découvrir la réalité ontologique. C'est donc la dimension symbolique, analogique et je dirai métaphorique des nombres, qui nous interpelle.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythagore aurait été, ainsi, à l'origine de&nbsp;:</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">° La symbolique des pairs et impairs</span></b>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">- l'impair, limité, Un, droite, mâle, en repos, rectiligne, lumière, bien, carré, domine, équilibrant,
    avec une partie médiane, l'unité, deux parties symétriques. Dans le monde, l'impair sera donc le principe de la totalité puisqu'il comporte un commencement, un milieu et une fin.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">- Le pair apparaît, par opposition dans le principe de la dualité de l'existant, illimité, multiple,
    gauche, femelle, en mouvement, courbe, obscurité, mauvais, oblong.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">On peut dire que notre premier grade s'appuie <span style="color: maroon;">aussi</span> sur ce
    symbolisme de la dualité pythagoricienne.</span></b>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">° La fameuse tétraktys.</span></b>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Bien sûr sa forme triangulaire montre à l'évidence le 3, la réconciliation de la dualité dans son
    principe qui est l'unité, l'harmonie universelle. La triade est le nombre du tout, comme le reconnaît</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Aristote, « c'est le nombre 3 qui définit tout et toutes choses puisque ce sont les constituants du
    commencement, milieu et fin ». C’est pour cela que 3 fut choisi comme base numéraire. Est-ce Zoroastre qui inspira Pythagore dont la doctrine était exposée dans ses Oracles et je cite : « le
    ternaire partout brille dans l'Univers et la Monade est son principe » et selon Servius les pythgoriciens assignèrent au Dieu suprême le trois qui est parfait, car il a un commencement, un milieu
    et une fin. Les pythagoriciens choisirent, naturellement, le triangle pour représenter le nombre 3.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Sans m'étendre davantage, voici bien un des premiers symboles maçonniques</span></b><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Mais je pense que cette forme, mise en exergue dans le temple, par sa position géographique, comme
    point focal, dans l'est des commencements de la lumière, delta lumineux, daleth hébraïque et donc porte d'un ailleurs, est une épure de toutes les tétrades phytagoriciennes, un plérome, une forme
    imaginale de la progression dynamique des illimités et des limitants et je cite Philolaos qui, à l'époque de Socrate, transcrivait la mémoire du maître, « les illimités et les limitant, en
    s'harmonisant, constituent, au sein du monde, la nature, ainsi que la totalité du monde et ce qu'il contient ». En somme, la triangulation, c'est l'enveloppe qui montre les mystères de la
    nature.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Les pythagoriciens distinguaient, en fait, 11 tétrades et je vais prendre le temps de vous les évoquer
    parce qu'il s'agit de la pensée analogique et gnostique que Pythagore syncrétisa, sans doute, à partir de ce qu'il avait appris ou conçu et qu'il enseigna.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">On va voir que chaque tétrade est, non une collection, un inventaire, mais une progression qui conduit
    du point au volume, de l'homme à la cité, de la naissance au déclin. Chaque élément engendre et limite le suivant comme le point est l'origine et la limite de la ligne, la ligne celle de la
    surface, la surface celle du solide. La tétrade est pour moi un méta-langage, une forme pour dire comment le monde de la réalité est issu de l'unité primordiale, à travers les principes exprimés
    par les nombres.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">1</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">- La première tétrade est le triangle enchassant le nombre parfait 10, représenté par 10 points répartis en
    triangle sur 4 lignes. Il s'agit de la tétrade originelle qui est l'addition des 4 premiers nombres et conduisant progressivement au principe du nombre 10, en même temps qu'elle engendre les 4
    consonances de la gamme (première, quarte, quinte, octave). Selon la tradition,</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythagore, par l'observation et l'expérience avait découvert que les rapports entre la longueur des 4
    cordes du tétracorde par rapport à la première étaient exprimés par les rapports numériques 4/3, 3/2,</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">2/1. La tétractys donnait la clef des mystères de l'acoustique et les pythagoriciens étendirent à tous
    les domaines de la physique les conclusions de cette découverte. La formule du serment pythagoricien, transmises par différents auteurs et que l'on trouve dans les vers dorés sacralise la
    tétractys : <em>Je le jure par celui qui a transmis à notre âme la tétractys en qui se trouvent la source et la racine de l'éternelle Nature</em>.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Un nombre n'est pas une valeur abstraite, c'est une "vertu intrinsèque et active de l'UN suprême,
    de</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Dieu, source de l'harmonie universelle" nous rappelle Edouard Schuré, dans « Les grands initiés »). Les
    nombres montrent l’émanation de la création à partir d’une unité indifférenciée primordiale.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">2 - 3</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Je passe rapidement sur la deuxième et troisième tétrade embrassant, dans une double progression géométrique de
    raison 2 et 3, la nature de toutes les grandeurs : le point, la ligne droite, la ligne circulaire, la surface plane, la surface courbe, le solide à surfaces courbes, le solide à surfaces
    planes.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">4 -</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La quatrième tétrade est physique avec 1 = le feu, 2 = l'air, 3 = l'eau, 4 = la terre qui sont nos purifications
    lors des voyages de l'initiation.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">5 -</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La cinquième, celles des figures géométriques avec les 4 premiers polyèdres.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">6 -</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La sixième, celle des choses engendrées à laquelle Aristote accorde la génération du vivant à partir de la semence
    et son augmentation dans les trois directions, largeur, longueur, hauteur.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">7 -</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La septième concerne le développement de la société. Homme, famille, bourg, société.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">8 -</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La huitième présente les facultés cognitives qui assurent la connaissance des tétrades précédentes ; pensée,
    science, opinion, sensation.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">9 -</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La neuvième distingue les quatre dimensions de l'être animé.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">10 -</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La dixième celle du temps avec ses 4 saisons</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">11 -</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">La dernière celle des âges de la vie ; enfance, adolescence, maturité, vieillesse.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Ainsi les tétrades dévoilent l'Unité génétique de toutes choses en train d'accomplir leur achèvement
    comme les séphirot dans l'arbre de vie qui en reprendront l’idée.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">On a pu faire l’hypothèse que Pythagore, rapporta de son séjour de près de 20 ans en Egypte, la
    compréhension du mystère des pyramides : La pyramide de Kéops, qui semble n’avoir jamais recelé aucune momie de pharaon, ne serait-elle pas une forme sanctifiée du divin&nbsp;? Ses dimensions
    représentant la compréhension du divin se déployant, et cette incarnation de l’intelligence divine aurait été reformulée par la tétractys ? <b><em><span style="color: maroon;">Qu'est-ce que Dieu,
    demandait saint Bernard : il est longueur, largeur, hauteur, profondeur.</span></em></b> La pyramide serait le symbole de toute la création, une représentation mathématique du fonctionnement de
    l’Univers. Dans ses dimensions se trouveraient encodées les vérités fondamentales de notre monde.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Dans ce conservatoire des nombres est exprimée l’actualisation de la possibilité, c’est-à-dire l’Être,
    l’assurance que tout est vivant, que le Présent est éternel, la simultanéité du Temps, la notion de</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Tri-unité du Seul et Unique.</span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    Cette vision est très importante car c’est la possibilité de sortir de la vision du Dieu personnel, elle conduit à un concept abstrait. Le monde est issu de «&nbsp;ce qui n’a pas de limite&nbsp;»
    traduction de ce que la kabbale nomme «&nbsp;ein soph&nbsp;».
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    A ce propos on peut en déduire que Pythagore a inscrit dans sa figure triangulaire&nbsp;:
  </p>
  <p style="margin-left: 39pt; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    Le monisme&nbsp;: Tout ce qui est, est Un. Cela s’oppose au monothéisme&nbsp;; il n’y a pas séparation de nature entre le divin et l’homme ou la nature.
  </p>
  <p style="margin-left: 39pt; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    Le holisme&nbsp;: Tout forme un tout, nous, nature, Dieu compris. C’est un immense organisme qui vit, une entité organique qui vit sa vie de façon totalement inter-connectée. La physique
    quantique avec la théorie des cordes ne dit-elle pas la même chose aujourd’hui&nbsp;?
  </p>
  <p style="margin-left: 39pt; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    Le naturalisme&nbsp;: il n’y a rien en dehors du tout. Nature et Dieu dont deux regards posés sur le grand Tout, comme dans le taoïsme
  </p>
  <p style="margin-left: 39pt; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    Le panthéisme&nbsp;: le livre de l’existence, comme les livres sacrés, c’est la nature. Tout est divin ce qui implique une éthique profonde du respect.
  </p>
  <p style="margin-left: 39pt; text-indent: -18pt; line-height: 150%;">
    L’émanationisme&nbsp;: Pas de création mais émanation, donc pas de séparation. Cela s’oppose donc au monothéisme. Tout est en mouvement, tout est en devenir. Il ne s’agit plus d’une métaphysique
    de l’Etre mais d’une métaphysique du devenir et alors se pose la question vers quoi. Dieu n’étant pas achevé, le monde étant son accomplissement, le perfectionnement de l’être devient
    l’accomplissement du Tout.
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">Le delta lumineux serait donc aussi une tétrade, un plérome, une représentation
    systématique nous répondant à la question d'où vient le monde et comment il se déploie.</span></b>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">&nbsp;</span></b>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">L’importance de la Tetraktys pythagoricienne dans n’importe quel type de connaissance métaphysique et
    cosmogonique est évidente. D’autre part, le rapport des harmonies musicales avec les nombres est également un thème pythagoricien que la Maçonnerie et le Corpus Hermeticum reprennent sous forme
    de degrés et touches de reconnaissance liés aux sphères planétaires et aux</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Régents qui les gouvernent. Il faudrait y ajouter les différents théorèmes pythagoriciens, sachant
    l’importance que l’art et la science de construire ont pour la Maçonnerie.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Parmi eux, il suffirait de signaler celui du triangle rectangle, qui formé avec les nombres de la
    triade «3, 4, 5» est dit égyptien avec son hypoténuse (traduction de l’égyptien, corde tendue entre les opposés) ressemblant si grandement à la corde des harpédonaptes marquée par des nœuds en 3,
    4, 5.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">° Le nombre d'or</span></b><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">. Cette proportion d'harmonie, dite aussi dorée, est dérivée du rapport d'analogie</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">a/b=c/d quand on réduit les quatre termes à deux en conservant le même rapport. Nous devrions dire les
    nombres d'or, que Pythagore et sa femme bien-aimée Théano déclinèrent dans tous les sens possibles, sous toutes leurs formes possibles de rectangle, de pentacle, d'étoile ou de pentagone, les
    traquant et mettant ainsi en valeur les théorèmes de Thalès. Dans cette irrationalité mathématique, de Pi et de Phi, qui ne se mesure pas mais se montre dans les lois de la diagonale et du cercle
    et dans l'infini de leur décimales, ils virent sans doute cette part inachevée du monde en train de s'actualiser dans le temps et la forme, et cela me paraît être la beauté divine des nombres
    eux-mêmes.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">° La physionomie des nombres</span></b><span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;: qui seront nommés parfaits (somme des diviseurs du nombre redonne le nombre, 6, 28), amicaux (la somme de
    diviseurs de l'un donne l'autre, 220 et 284), impairs ou pairs, triangulaires (3, 6, 10, 15), carrés (1, 4, 9,16), cubiques (1, 8, 27), rationnels, irrationnels, incommensurables. Quel vertige,
    quelle source pour la guématrie des cabbalistes et par là même pour nous francs-maçons.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">° L’alphabet secret,</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">selon Oswald Wirth, <span>&nbsp;</span>inspiré des pythgoriciens, tel que l'a formulé Théon de Smyrne
    (2<sup>ème</sup> siècle av. J.C.), serait la source de notre table à tracer appelée aussi table tripartite avec 2 parallèles verticales et 2 parallèles horizontales délimitant 9 cases dont les
    limites symbolisent les lettres qui leur sont affectées. Pour Arturo Reghini («<em>Les nombres sacrés dans la Tradition Pythagoricienne maçonnique&nbsp;</em>»), il semble hors de doute que
    l'origine de la table à tracer remonte à la table de Théon. Elle indique aux francs-maçons que leurs constructions doivent se baser sur les propriétés des nombres ou de la géométrie et,
    symboliquement, que les travaux maçonniques doivent être exécutés en tenant compte des propriétés des nombres sacrés.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">° Je n'évoquerai pas ici</span></b> <span style=
    "font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">ce en quoi le regard et l'écoute du ciel par Pythagore, à travers l'harmonique des rapports mathématiques, nous
    permet d'entendre les planètes bruire les notes de la gamme en tournant sur elles-mêmes autour du soleil.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">L'art géométrique de la franc-maçonnerie découle de la géométrie et de l'arithmétique pythagoriciennes
    parce que d'après les attestations de Proclus <em>« à part quelques propriétés géométriques attribuées, sans doute à tort, à Thalès, les pythagoriciens ont été les premiers à étudier la géométrie
    et les nombres »</em>. La compréhension des nombres pythagoriciens facilite la compréhension des nombres sacrés maçonniques.</span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    En conclusion sur cette première partie : même si Pythagore n'a rien « inventé », il a reconnu le nombre 10 <span lang="FR-CA">comme le plus parfait des nombres, parce qu'il contient l'Unité qui
    s’actualise en existant, et le zéro, symbole de la matière et du Chaos, duquel tout est sorti.<span>&nbsp;</span> Ce nombre comprend donc dans sa figure le «&nbsp;<b><span style=
    "color: maroon;">ordo ab chao</span></b>&nbsp;».</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">2 -Mais c'est sur cette autre part de son enseignement, le perfectionnement de l’être, que Pythagore va
    aussi inspirer les sources maçonniques.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Selon Céline Renooz, dans son livre <b>«&nbsp;<a href="/ark://12148/bpt6k5530237r.r=.langFR" target=
    "_self"><span class="noticeabr1"><span style="color: windowtext; font-weight: normal;">Ère de vérité, histoire de la pensée humaine et de l'évolution morale de l'humanité à travers les âges et
    chez tous les peuples&nbsp;»&nbsp;</span></span></a><em>:</em></b> <em>au milieu des luttes religieuses, le 6<sup>ème</sup> siècle vit se produire une réaction contre le nouvel Hellénisme,
    c'est-à-dire contre le désordre moral des nouveaux cultes&nbsp;; il y eut un retour momentané aux grandes idées du passé. Une école se fonda dans laquelle on enseignait les lois de la Nature
    telles qu’elles avaient été formulées dans la brillannte époque de la primitive religion pélasgique (les ancêtres étrusques). C’était l’école dite pythagoricienne, dans laquelle on donnait
    l’enseignement de la science aux prêtresses grecques, les Pythies.</em></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Mais, <b>selon la légende</b>, c’est à Crotone, en Italie du Sud (qui faisait à l'époque partie de la
    Grèce), que Pythagore, trouvant refuge, reçut le soutien de l'homme le plus riche de la ville, Milon, dont il épousa la fille Théano (à laquelle Renooz attribue la réalité de la création de
    l’école en tant que grande prêtresse de la Pythie). Toujours est-il, dans cette volonté de masculinisation, l’Histoire retiendra que c’est Pythagore, avec sa femme, toutefois, qui fonda l'école
    mixte pythagoricienne, connue aussi sous le nom de Fraternité pythagoricienne. Les femmes purent partager l'enseignement, elles furent environ 15% des initiées.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Prenons cela pour un des signes de la très grande tolérance exigée dans le comportement des initiés de
    l'école pythagoricienne.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">On y enseignait de nombreuses disciplines, comme les mathématiques ou la philosophie. On pourrait dire
    que c'était une sorte d'institut, un genre de monastère qui n'est pas sans me rappeler la</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Castalie du « jeu des perles de verre » de Hermann Hess, une association scientifique, philosophique,
    politique et religieuse avec règles de vie et d'éthique.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">L’École pythagoricienne était une véritable école initiatique et le savoir mathématique soumis au
    secret. Le recrutement des membres de l'ordre était fait avec un soin scrupuleux. Pythagore, dit-on, étudiait sévèrement la vocation des jeunes gens qui se présentaient à lui, avant de les
    admettre aux premières initiations de cette vie nouvelle ; il cherchait à lire sur leur visage, à deviner dans leur démarche, dans leurs attitudes, dans toutes les habitudes de leur personne, les
    penchants de leur âme, le fond vrai de leur caractère, les aptitudes propres de leur esprit. »</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">Voici le principe de nos enquêtes, n'est-ce pas ?</span></b>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Les membres de l’École étaient séparés en deux groupes. Un rideau était tiré au milieu de la salle où
    Pythagore professait. Les élèves devaient ECOUTER. Ils n'avaient pas le droit de parler durant les cours. Le silence de l'apprenti est comme celui de l'élève. Les exotériques se tenaient de
    l’autre côté du rideau et pouvaient seulement l’entendre. Les ésotériques se trouvaient du même côté que</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pythagore. Cela avait une extrême importance dans la vie de l’École. Pythagore voulait savoir si les
    membres étaient capables de se taire et de garder secret ce qu’ils avaient entendu. Après cinq ans, un exotérique était autorisé à traverser le rideau. Cela marquait une étape importante dans la
    vie de l’École. <b><span style="color: maroon;">Appellerions-nous cela une augmentation de salaire ?</span></b></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Les textes des pythagoriciens étaient eux aussi soumis au secret. Rédigés dans un langage à double
    sens, ils jouaient sur deux niveaux d’interprétation ; l’un compris par tout le monde, l’autre réservé aux seuls initiés. Les pythagoriciens parlaient de «&nbsp;sumbola&nbsp;» et
    d’&nbsp;«&nbsp;ainigmata&nbsp;». <b><span style="color: maroon;">Pour eux aussi, tout était symbole.</span></b> . </span>
  </p>
  <p style="line-height: 150%;">
    Ce travail préparatoire accompli, il s’opérait une sélection sévère pour un enseignement graduel à des mystères progressivement révélés. Ainsi, les Mystes du 1<sup>er</sup> grade (Acousmatiques)
    apprenaient la psychologie, la physiologie, les exercices liturgiques, la méditation, les secrets du symbolisme. Au 2<sup>ème</sup> grade des Mathématikoï, on étudiait la physique, l’astronomie,
    la géométrie, les mathématiques et la science des Nombres. Puis, au 3<sup>ème</sup> degré des Sébastikoï (ou vénérables), les élèves étaient instruits des divers Mystères de l’Ordre tels que
    l’Origine de l’Ame, son incarnation, son destin posthume. Ce n’est qu’après avoir été formé à la science profane et à la science secrète, et instruits des mystères du monde et de ce qui échappe à
    nos sens vulgaires, que les Politikoï (4<sup>ème</sup> grade) recevaient un enseignement sur les secrets de l’harmonie sociale et la pratique de la Justice.
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <b><span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; color: maroon;">Tout cela n'est pas sans rappeler l’organisation de nos grades, n’est-ce
    pas&nbsp;?</span></b>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Tous les membres de l’École devaient exercer leur mémoire, la plupart des connaissances se transmettant
    de bouche à oreille. Chaque matin, ils devaient se remémorer de la vieille ce qu’ils avaient fait, ce qu’ils avaient vu, ce qu’ils avaient entendu, ce qu’ils avaient dit.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">En se présentant à l’École, chaque prétendant devait remettre tous ses biens à la communauté.
    <b><span style="color: maroon;">Le dépouillement des métaux ne serait-il pas une reprise symbolique de cette règle?</span></b></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Celui qui était renvoyé, cependant, recevait à son départ le double des biens qu’il avait déposé. On
    lui donnait en argent ce qu’il n’avait pas su prendre en savoir. L'expression « recevoir son salaire » <b><span style="color: maroon;">correspond aussi en franc-maçonnerie à une
    valeur-savoir</span>.</b></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Mais, dès que son exclusion était prononcée, on lui creusait un tombeau. Il s’agissait d’une mort
    symbolique.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Ce qui est incontestable, c'est que Pythagore s'était proposé un but moral et religieux. Il avait
    voulu,</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">dit l'historien Zeller, fonder une école de piété, de bonnes mœurs, de tempérance, de courage, d'ordre,
    d'obéissance à la loi, de fidélité dans l'amitié. Il y a trop de similitudes avec l'esprit des premiers textes maçonniques pour que ce ne soit qu'un hasard<b><span style="color: maroon;">,
    l'influence semble indéniable</span></b>.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Phytagore disait sa théorie et laissait ses élèves le contredire. Cela lui permettait de savoir si ses
    élèves étaient capables de réfléchir par eux-mêmes et les conviait à quitter l'école s'ils n'étaient pas satisfaisants, refusant un savoir de perroquet. <b><span style="color: maroon;">La
    Maçonnerie</span></b> <b><span style="color: maroon;">n'est pas une science mais un art</span></b>, celui d'éveiller les consciences, cet effort est au départ individuel.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Mais cela était, surtout, offrir une grande liberté individuelle de penser et même de conscience.
    <em>Il faut avoir une religion, garde ta foi jurée</em>. Il y a ici, dans ce vers doré, une relation entre l'universel et le particulier, une exigence de tolérance. <b><span style=
    "color: maroon;">Toutes nos constitutions évoquent, comme un impératif primordial la liberté de conscience de chacun</span>.</b></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Les vers dorés sont une de premières tentatives de corpus moral théorique et pratique, philosophique,
    spirituel et œcuménique.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Vouloir rendre compte de Pythagore revient en fait à essayer de reprendre les fouilles des traces
    textuelles laissées par ses disciples ou par les historiens de cette époque et à narrer chacun des instants de sa vie exemplaire parce que sa parole était fraternelle et son vécu conforme à son
    enseignement. Les biographies de Pythagore rédigées par Porphyre et Jamblique fixèrent définitivement les traits caractéristiques du sage idéal, modèle de vertu, de piété et de sagesse, que tout
    adepte d’un platonisme mâtiné de pythagorisme devait imiter pour se revendiquer de cette famille spirituelle <span>&nbsp;</span>et qui inspira, probablement, les premiers textes
    maçonniques.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;"><span>&nbsp;</span>La Maçonnerie est aussi la médiation entre la théorie et la pratique par le biais de
    l'instruction, non d'un savoir désincarné, mais de l'exemple.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Le franc-maçon pratique l'éthique qui est bien ce qui se produit librement, sans contrainte externe par
    un sentiment d'obligation morale interne.</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Le lien entre la franc-maçonnerie et l'Ordre pythagoricien, sans qu'il s'agisse d'une dérivation
    historique ininterrompue mais seulement d'une filiation spirituelle, semblerait manifeste, n’est-ce pas&nbsp;?</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    <span style="font-size: 12pt; line-height: 150%; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">Pour plagier Saint Thomas qui disait que le mot est comme un miroir dans lequel on voit la chose, ne
    pourrions-nous dire, alors que le franc-maçon est comme un miroir dans lequel on voit aussi un peu Pythagore ?</span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="text-align: justify; line-height: 150%;">
    &nbsp;
  </p>
  <div>
    <div id="ftn1">
      <p style="background: white none repeat scroll 0% 0%; margin-bottom: 6pt; line-height: 15.6pt;">
        <a name="_ftn1" href="#_ftnref1"><span class="MsoFootnoteReference"><span style="font-family: Wingdings;"><span>H</span></span></span></a> <b><span style="font-size: 8pt;">Les
        médiétés.</span></b><b><span style="font-size: 11.5pt;">&nbsp;</span></b><span style="font-size: 7.5pt;"><a href=
        "http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/author/auteur_rhs_527"><span style="font-family: Verdana;">Paul-Henri Michel</span></a>,<span>&nbsp;</span> <a href=
        "http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/revue/rhs"><span style="font-family: Verdana;">Revue d'histoire des sciences et de leurs applications</span></a> &nbsp; Année
        &nbsp;1949&nbsp;</span>
      </p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 03 Dec 2009 13:02:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d1987d353f3b572855907b4a56378bfb</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-autour-de-pythagore-divagations-hypotheses--40495821-comments.html#anchorComment</comments>                    </item>
      <item>
        <title><![CDATA[Les syndromes du mâle]]></title>
        <link>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-27580504.html</link>        <description><![CDATA[<p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 10pt;"><strong>Les syndromes du mâle<br></strong></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">L’'identité sexuée a toujours été un objet problématique, aussi bien dans notre
    environnement maçonnique bipolaire<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> que dans la réalité sociale ou que dans les discours mythiques ou encore et surtout religieux, imposant très vite
    la prévalence des hommes sur les femmes.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">J'ai cherché à illustrer cette domination du masculin sur le féminin en vous évoquant ce que
    j'appellerai les syndromes du mâle,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> alors observons l’ensemble de ces symptômes à mots couverts.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans la Bible le marquage sexuel de la différence va de soi. On naît garçon ou fille, le
    destin est scellé et la position sociale est déterminée. La Bible reflète la mentalité des hébreux de l'Antiquité, où la domination masculine implique qu'une différenciation stricte entre les
    sexes fasse l'objet d'un souci constant et appliqué.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> C'est sur la base d'une identité sexuelle que se fondent le statut et la reconnaissance des
    êtres dans la communauté dont ils sont membres.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">Lorsque les hébreux voulurent se compter dans le désert, ils demandèrent que les hommes apportent un sicle
    d'argent</span></span><a style="mso-footnote-id: ftn1" name="_ftnref1" href="http://srv05.admin.over-blog.com/#_ftn1"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">*</span></a>
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">pour chaque homme et un demi -sicle pour chaque femme et chaque enfant.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Les bases qui supporteront les quatre colonnes dorées délimitant le saint des saints du temple portatif, lors de l’exode dans le désert, furent fabriquées avec
    une partie de la masse du métal. C’était inscrire visiblement un rapport de moitié entre hommes et femmes, face à leur dieu.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le corpus rabbinique élargit et aggrave la portée des règles concernant la distinction entre
    les sexes. Pour assurer constamment la domination masculine, les normes différenciatrices s'institutionnalisent.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ainsi<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> le philosophe juif Flavius Josèphe, en
    37,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> résume la conception traditionnelle qui s'imposait aux époux dans la législation rabbinique qui remonte à l'Antiquité : La femme, dit la Loi, est
    inférieure à l'homme en toute chose. Aussi doit-elle obéir, non pour s'humilier, mais pour être dirigée, car c'est à l'homme que Dieu a donné la puissance.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le Talmud va jusqu'à esquisser une théorie de la présence universelle du masculin et du
    féminin en toutes choses, ce qui tend à les ériger en puissances cosmogoniques. Cette différence perdure dans la sexualisation hiérarchique du<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> ciel
    et la terre.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">L'identité sexuelle détermine également une série de comportements, d'inclinations,
    d'attitudes physiques ou mentales et d'aptitudes rigoureusement répertoriées et distribuées différentiellement entre les sexes. Le destin des femmes appartient au père, puis au mari auprès duquel
    elle est juridiquement traitée comme sa fille, selon l’expression juridique <em style="mso-bidi-font-style: normal">loco filiae</em>.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">C'est un schéma que l'on retrouve presque partout depuis la plus haute Antiquité jusqu'à nos
    jours.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le fait d'être une femme suppose un état d'infériorité, de dépendance, de soumission, qui
    revêt même parfois une signification infâmante.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans les fragments retrouvés du Satyricon de Pétrone, on y lit : les femmes sont des
    vautours ou des pots de chambre. L'amour qui dure est considéré comme un chancre, cancer en latin.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Bien avant les quatre évangiles qui reprennent sa doctrine et ses enseignements, Paul, le
    véritable forgeron de l'église catholique, écrivait dans son épître aux<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Corinthiens: Que les femmes se taisent dans les assemblées, il ne leur est
    pas permis de prendre la parole.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Pas<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> étonnant parce qu'à cette époque, pour les
    romains, tout ce qui est actif, tout ce qui fait lever le fascinus, est hautement noble.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le mot phallus n'est jamais employé en latin. Les Romains appelaient fascinus ce que les
    Grecs nommaient phallos. Du sexe masculin dressé, c'est-à-dire du fascinus, dérive le mot de fascination, c'est-à-dire la pétrification qui s'empare des animaux et des hommes devant une angoisse
    insoutenable. Les fascia désignent le bandeau qui entourait les seins des femmes. Les fascies sont les faisceaux de soldats qui précédaient les Triomphes des imperator. De là découle également le
    mot fascisme, qui traduit cette esthétique de la fascination.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Tout ce qui est passif pour un homme peut être puni de mort. Le renoncement à la passivité
    fut la marque qui imposa sa loi au peuple dont le totem est la louve.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">A ce titre, l'homosexualité masculine, en tant que confusion des identités sexuelles qu'elle
    est censée entraîner, n'était pas condamnée à condition que le dominus, le maître, ne tienne pas le rôle de la femme sous peine de mort. Constantin II édictera<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> en 342: Lorsqu'un homme se comporte au lit à la manière d'une femme, <em style="mso-bidi-font-style: normal">Nous ordonnons que la loi se dresse, une épée à la
    main, et frappe l'infâme qui s'est rendu coupable d'un tel crime, et que cet homme soit soumis à un châtiment atroce et raffiné.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Quant à laisser apparaître ses sentiments amoureux, cela peut conduire à la relégation sur
    une île, à partir d'Auguste (vers -18), à la mort sous l'empereur Constantin le Grand.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Pompée, en tombant amoureux de sa femme Julia (la fille d César) devint un sujet de
    moqueries et cet amour déclaré fut une des raisons qui lui fit perdre le pouvoir.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En France, je rappellerai que, pour être en conformité avec le code civil la répudiation des
    femmes juives a été rejetée par le grand sanhédrin en 1807 sous Napoléon<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Et pourtant le code pénal, de cette époque, en 1810 excuse, absout le
    meurtre par son mari de l'épouse adultère, surprise au domicile conjugal.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Et pour sourire, en Brumaire An IX (1801) il est ordonné : Toute femme, désirant s'habiller
    en homme, doit se présenter à la préfecture de police pour en obtenir l'autorisation.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Et bien, cette ordonnance est toujours en vigueur bien que tombée en
    désuétude.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Que dire des constitutions d'Anderson de 1723 interdisant la présence des femmes en
    Franc-maçonnerie ainsi que celle des infâmes, auxquels elles semblent les assimilées? Il est en effet prescrit dans un de ses articles que les membres <em style=
    "mso-bidi-font-style: normal">doivent être hommes de bien et loyaux, nés libres et d'âge mûr et discrets, ni serfs ni femmes ni hommes immoraux et scandaleux, mais de bonne
    réputation.</em></span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans la plupart des langues, l’homme et la femme sont désignés par des racines
    différentes&nbsp;; ce qui renforce la représentation des sexes comme distincts de nature.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En fait l'opinion commune associe, en les confondant, le fait d'être homme ou femme et les
    notions de masculin et de féminin.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Si l'on en croit Pierre Bourdieu, la série d'oppositions, que ces notions entraînent dans
    leur sillage, est universelle et les correspondances admises reprennent et corroborent la domination masculine. Ainsi on retrouvera du côté masculin Actif et du côté féminin Passif, et les
    opposés Dominant/ Dominé, Dur/Tendre, Puissant/Faible, Devant/Derrière, Supérieur/Inférieur, Haut/bas.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Cependant la pensée ésotérique va nuancer ces couples d'oppositions et l'on trouvera des
    appréciations qui fonctionnent plutôt comme des articulations fondamentales de la pensée avec au masculin Miséricorde et en opposé au féminin Jugement, Quiétude/ Activité, Epanchement/
    Réceptivité, Intériorité/ Extériorité, Cause/ Effet, Déploiement/ Limitation, Forme/ Matière, Richesse/ Pauvreté, Lumière/ Obscurité, Droite/ Gauche.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">D'autres paires d'opposés dans la pensée grecque, comme celles qu'Aristote attribue à un
    philosophe pythagoricien, mettent en parallèle certaines ressemblances avec cette liste. On trouve ainsi Limité/ Illimité, Impair/ Pair, Un/ Multiple, Droite/ Gauche, Mâle/ Femelle, Repos/
    Mouvement, Rectiligne/ Courbe, Lumière/ Obscurité, Bon/ Mauvais, Carré/ Oblong.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-family: Times New Roman;"><span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;">A l'extrême horizon de l'Histoire, apparaît une île des commencements de la pensée,
    la Mésopotamie avec Sumer, Babylone et Ninive. C'est à cette source que l'Israël de la Bible et la Grèce antique se sont alimentées pour tenter, chacune à leur manière, d'explorer la civilisation
    et la conscience humaine. De là va surgir un personnage incarnant l’ opprobre jetée sur la femme par ces civilisations et dont l'histoire mythique va recouvrir les aspects énoncés du féminin :
    Lilith. (</span><span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt; mso-bidi-language: #00FF;" dir="rtl">לִּילִית</span><span style=
    "font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;">)<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">S’intéresser à l’existence oubliée de Lilith c'est<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> tenter de comprendre le schème de la reproduction et de la distinction des sexes dans les différents récits du péché originel. Quant à ses dérivés
    mythologiques, dont l’origine supposée serait suméro-babylonienne , ils ne sont pas sans rapport, aussi, avec le thème de la consommation du sang ; consommation à l’origine des nombreuses
    prohibitions alimentaires et interdits sexuels que la chrétienté occidentale édictera durant de nombreux siècles.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Lilith : il s’agit peut-être du plus ancien mythe féminin, il a au moins quatre
    mille ans. Probablement à l’origine ce fut un démon femelle sumérien(Lilitû) qui signifie "démon femelle" ou "esprit du vent". C’est une vierge inassouvie, ravisseuse nocturne, qui attaque les
    hommes mariés et leur foyer.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Lilith apparaît<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> sous la forme de
    "Lilake" dans des tablettes sumériennes d'Ur de 2000 ans avant notre ère, dont la fameuse tablette de l'épopée de Gilgamesh.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Lilith est présente, bien sûr, dans les écrits rabbiniques, dans le Talmud de
    Babylone(commentaires du Texte,VI<sup>ème</sup> s.), dans le Zohar (exégèse cabalistique d de la Bible)..</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans différentes versions de la Bible (Bible TOB, Bible de Jérusalem, Bible Darby
    et celle d'André Chouraqui) elle est apparaît sous le terme utilisé pour désigner un "être nocturne". L'étymologie hébraïque populaire fait dériver Lilith du mot "layil", la nuit.<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> C'est pourquoi elle apparaît souvent sous les traits d'un monstre de la nuit. Le nom même de Lilith représenterait les ténèbres, l’obscurité : Leila ou Lavlah
    c’est la nuit, en conséquence le noir, pareillement à ces nombreuses Vierges Noires, parentes de Lilith, telles Isis, Kali, Sarah la noire, Marie l’Egytienne, dont les lieux de cultes étaient
    souvent établis sur l’emplacement d’anciens sites initiatiques. Nous retrouvons là, le lien qui unit les anciennes déesses de vie, de mort, de fécondité aux forces telluriques, bien antérieures
    au christianisme.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Selon les diverses sources disponibles, Lilith serait la première femme d'Adam,
    précédant Eve et créée à partir de la même terre qu'Adam au Sixième jour de la Création. Dans l’esprit du judaïsme, c’est Lilith qui fut d’abord donnée à Adam pour combler sa solitude. Différents
    recueils de Midrashim la présentent comme fabriquée d’immondices et de boue, d’autres la proposent comme tirée du limon de la terre. Ces deux visions de la création présentent invariablement la
    Femme comme créée indépendamment d’Adam et donc comme nullement tirée de la chair de cet homme primordial. Adam n’aurait, ainsi, nullement « enfanté » la première Ève.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Mais Lilith et Adam ne s’entendirent sur les manières de faire l’amour ni même sur
    le partage des plaisirs liés aux pratiques sexuelles. Lilith refusa de servir Adam comme Dieu l'avait destinée à le faire. Les textes nous disent qu'Adam voulait que Lilith soit placée sous lui
    durant l'acte d'amour mais un jour celle-ci refusa : "Pourquoi devrai-je être sous toi ?" demanda-t-elle, "J'ai été créée de la même poussière, et suis par conséquent ton égale." Adam essaya de
    la soumettre avec violence et Lilith, en rage, prononça le Nom magique de Dieu et s'échappa.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Aussi Lilith s’offusquait-elle de toujours devoir être « sous » et soumise à Adam
    lors de leurs rapports érotiques. Le fait que, suivant certaines versions, Lilith ait été tirée d’immondices et non de terre frappait d’illégitimité sa querelle concernant la préséance des sexes.
    Son combat était perdu ! Lilith fut expulsée du paradis vers la Géhenne, et trouva échange équitable avec Sammaël, figure de Satan. Pourtant, Dieu envoya trois anges<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> à sa recherche, pour lui proposer un marché : si elle refusait de revenir au jardin d’Eden et de se soumettre à Adam, chaque jour que Dieu ferait, un des
    «enfants-démons» né de sa liaison avec Sammaël mourrait. Lilith resta dans la Mer Rouge (réputée être le lieu des démons) et sacrifia ses nouveaux- nés. Mais par vengeance elle se voua au meurtre
    des enfants sitôt après leur mise au monde, si ce n’est dans le ventre de leur mère.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Lilith est venue des temps où la place de la femme était bien différente, où la
    femme était vénérée pour sa capacité à donner la vie. Mais aussi d'un temps où le pouvoir de l'homme n'avait pas encore opprimé la liberté de son égale, la femme.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">C'est Lilith<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> qui se présenterait
    déguisée devant le trône de Salomon au cours du fameux jugement ou encore, selon la légende, Salomon a même suspecté la Reine de Sabbah d'être Lilith sur le fait qu'elle avait des jambes
    poilues.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Comme on peut le comprendre, la Genèse n'est pas claire quant à la création de la
    première femme. C'est cette ambiguité qui a donné corps à la présomption de création d'une première femme antérieure à Eve. On peut supposer que l'origine provient d'une influence du culte de la
    déesse cananéenne Anat, culte féminin qui autorisait les femmes à avoir des rapports sexuels avant le mariage.Elle est souvent représentée sous la forme d'une dévoreuse d'hommes.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">On lui prête une sulfureuse réputation, tentatrice absolue à la sexualité débridée,
    dévoreuse de nouveaux nés, castratrice... Mais au fond qui est-elle ?</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Au travers de l'image misogyne habituelle, on découvre en fait une femme libre,
    indépendante, refusant l'ordre établi par les hommes et par Dieu, une révélatrice de nos pulsions les plus enfouies. Elle est celle qui ose renverser l'ordre des choses illustré par l'épisode de
    la dispute conjugale quant à la place à prendre durant l'amour<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> et le fait qu'elle prononce le nom de Dieu imprononçable, et cela est bien plus
    significatif qu'il n'y paraît.<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Elle refuse toute morale imposée en choisissant une liberté alimentée par son
    caractère de femme non mère, sans responsabilité familiale.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Ainsi, elle n'hésite pas à encourir le courroux de Dieu dans son refus de la
    soumission.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Dans ce rôle de femme anti-maternelle, elle fait peur aux hommes qui la désirent
    toutefois secrètement. Lilith a été rejetée, niée, démonisée afin d'exorciser cette attraction-répulsion qu'éprouve l'homme à son encontre. On l'a associée à la Lune Noire, l'anti-Lune afin de
    lui faire remplir le rôle de la femme à exiler, à détruire et on retrouve cette négation de la féminité libre jusque dans les bûchers consumants les sorcières en Europe et aux Amériques aux XVIe
    &amp; XVIIe siècle.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Le refus de Lilith de revenir aurait ainsi causé sa destitution au profit d'une Eve
    plus soumise et servile. Ainsi Ève, tirée de la côte d’Adam, deviendra aussi un archétype de la domination du mâle.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La version de l’épisode de la côte s’avère la plus ancienne, et cela bien qu’elle
    apparaisse dans beaucoup d’interprétations rabbiniques en troisième phase des récits de la création d’Ève.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En effet, pour Adam de nouveau seul, Dieu façonna sous ses yeux une femme faite
    d’os, de tissus et de sécrétions animales. Comble, la créature suscita chez Adam du dégoût&nbsp;! La seconde tentative fut donc un échec. C’est alors que selon la tradition hébraïque l’Ève tirée
    de la côte d’Adam vit le jour dans un état de parfait achèvement<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span></span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">La préséance d’une telle version<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> fut,
    semble t-il, favorisée par la présentation d’un Adam possédant originellement deux faces (homme et femme à la fois), un argument sur lequel les Rabbins insistèrent, particulièrement soucieux de
    résoudre la contradiction entre le livre I au verset 27 et le livre II au verset 22 de la Genèse.<a style="mso-footnote-id: ftn2" name="_ftnref2" href=
    "http://srv05.admin.over-blog.com/#_ftn2"><span style="color: windowtext;">*</span></a> Cette difficulté exégétique fut, ainsi, résolue par l’interprétation philosophique d’un Adam à deux faces,
    à la fois mâle et femelle puis séparé en homme et femme.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Beaucoup de sources font état d’un premier humain créé androgyne qui fut par la
    suite séparé selon des variantes d’interprétations.</span></span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> -<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Par exemple en Grèce, dans le Banquet, Platon au 4ème
    siècle av. J.C., par le discours d'Aristophane, décrit l'homme primitif comme un être fantastique réparti en trois genres, masculin, féminin et<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span>
    androgyne, mais tous à forme sphérique. La forme de chacun de ces êtres était un dos tout rond et des flancs circulaires. Ils avaient quatre<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> mains et
    des jambes en nombre égal aux mains ; puis deux visages au-dessus d'un cou d'une rondeur parfaite et tout à l'avenant, d'une force et d'une vigueur prodigieuse, se déplaçant à grande vitesse.
    Mais ces êtres voulurent, dans leur orgueil, s'en prendre aux dieux. Zeus, pour les affaiblir, les coupa en deux, «&nbsp;comme on coupe les cormes&nbsp;», selon l'expression de Platon, pour
    qu'ils ne marchent que sur deux jambes, menaçant de les couper encore en deux, pour qu'ils marchassent<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> à cloche-pied. Ce fut Apollon qui servit de
    chirurgien esthétique pour donner forme humaine à ces corps mutilés. Il leur laissa le nombril comme trace de leur état antérieur.</span></span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> -<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;&nbsp;</span> Autre exemple, plusieurs midrashim (compilation
    de documents, entre autres, légendaires) pressentaient Adam comme ayant été androgyne. Selon le Bereshit Rabba du V<sup>ème</sup> siècle, " Adam et Ève étaient faits dos à dos, attachés par les
    épaules : alors Dieu les sépara d'un coup de hache en les coupant en deux. D'autres sont d'un autre avis : le premier homme (Adam) était homme du côté droit et femme du côté gauche ; mais Dieu
    l'a fendu en deux moitiés".</span></span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.4pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 12pt;">-<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Nous trouvons, aussi, dans la Genèse Rabba l’image d’une Ève qui serait non pas tirée de la côte d’Adam mais issue d’une prétendue queue terminée par un dard
    qui avait à l’origine fait partie d’Adam. Dieu coupa cette « excroissance » dont nous avons encore aujourd’hui la trace (le coccyx) et en tira Ève.</span></span>
  </p>
  <p class="Contenudetableau" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-AUTOSPACE: ideograph-numeric; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;"><span style="font-size: 12pt;"><span style=
    "mso-tab-count: 1;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span> -<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Le Traité du Talmud de Babylone, vers le VIème
    siècle, quant à lui,<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> laisse supposer qu’à l’origine, Dieu pensa créer deux êtres humains, l’un mâle et l’autre femelle, mais qu’il préféra en
    composer un seul avec deux visages, l’un mâle, regardant en avant et l’autre femelle regardant en arrière . Après cette nouvelle tentative il changea de nouveau d’idée et supprima le visage
    femelle en faisant de lui un corps de femme.</span></span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">-<span style=
    "mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> Le Coran propose une version similaire&nbsp;: Dieu créa ensuite Ève à l'image d'Adam, en prenant à celui-ci pour la former une de ses côtes du côté gauche.
    Lorsque Adam ouvrit les yeux, il vit Ève sur le lit qu'il occupait; comme il est dit dans le Coran : «&nbsp; <em style="mso-bidi-font-style: normal">Nous avons dit: Ô Adam, habite le paradis, toi
    et ton épouse. » (Sur. II, vers. 35.) Lorsque Adam regarda Ève, il fut étonné, et il lui dit : Qui es-tu? Elle lui répondit Je suis ton épouse; Dieu m'a créée de toi et pour toi, afin que ton
    cœur trouve le repos. Les anges dirent à Adam : Quelle chose est cela, quel nom a-t-elle, et pourquoi Dieu l'a-t-il créée? Adam répondit : C'est Ève.</em></span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-INDENT: 35.45pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <em style="mso-bidi-font-style: normal"><span style=
    "font-size: 12pt; color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span></em>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Jetons un rapide coup d’œil sur les
    implications symboliques et conceptuelles de ces choix de l’histoire de la scène primitive. Il découle de ce schéma que la femme, parce qu’elle apparaît en second, est un être de la secondarité.
    A travers l'histoire, on a pu déduire de cette secondarité l'idée de son infériorité : seconde et donc "supplémentaire", la femme serait d’une moindre valeur.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">Et tout ça parce qu'une des influences
    qui a le plus fait de mal est celui du judaïsme helléniste, dont Philon d’Alexandrie (début de l’ère chrétienne) fut la figure la plus éminente. Il avait développé une véritable peur et aversion
    de la femme et de la sexualité dont probablement le christianisme héritera en partie.</span>
  </p>
  <p class="Texteprformat" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;; mso-fareast-font-family: 'Times New Roman'; mso-fareast-language: FR;">&nbsp;</span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Et pourtant, tentons de comprendre ce qu’implique le mot
    «&nbsp;côté&nbsp;».</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">« Côté » enseigne qu’il faut prendre l’extirpation de cette côte comme une
    limitation et délimitation du champ d’investigation humain en corps et en esprit. La femme serait ainsi frontière, limite, horizon et « aide en face de l’homme »comme il est écrit en Genèse
    (2,18)</span></span><a style="mso-footnote-id: ftn3" name="_ftnref3" href="http://srv05.admin.over-blog.com/#_ftn3"><span style="font-size: 12pt; mso-font-kerning: 0pt;"><span style=
    "font-family: Times New Roman;">*</span></span></a> <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">:&nbsp;«&nbsp;l’ezer
    kenegdo&nbsp;», traduit aussi par «&nbsp;aide face à l'homme»<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> qui est en fait le premier nom accordé à Ève. Cette créature tirée de l'homme est
    l’élément qui se présente « à lui devant comme identique » ; telle l’advenue d’un possible monde réflexif du sujet. La femme devient reflet de ce que réfléchit l’adâm mâle, elle devient son «
    ob-jet » : ce qui donne consistance à sa forme. Avant de procéder à la création d’Ève, Dieu présente à l’homme des animaux qui s’accouplent. Au « il n’est pas bon que l’homme soit seul » succède
    donc ce défilé animal qui se finira par l’advenue de l’alter ego féminin.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoPlainText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; font-family: &quot;Times New Roman&quot;;">C’est la nomination des animaux qui fournit l’occasion de la séparation des genres.</span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">L'expérience de la nomination des êtres vivants équivaut à une sorte de structuration de la
    spécificité de l'humanité par rapport à l'animalité... Un processus d’hominisation de l'homme y est à l’œuvre. C’est dans le cadre de cette nomination du monde, du langage donc, que l’adam
    entreprend de se séparer de lui même pour faire place à deux êtres. Et c’est dans le langage qu’Eve, la femme, se manifeste alors. En effet, au bout de la nomination, par laquelle il s'approprie
    le monde naturel, l'adam ne trouve pas sa femme car il ne recherche en elle que sa "femelle" (la tradition midrashique nous dit en effet qu’il avait nourri un lien sexuel avec toutes les femelles
    animales sans trouver son vis à vis) et il ne la trouvera pas ainsi puisqu' il est, dès lors, à jamais sorti de l'animalité...</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Incomplet, "seul", au bout du langage, il manque de mots et ne peut nommer le féminin qui
    est autre que la fémellité. La femelle n’est pas un partenaire dialogal pour lui. En effet, la femme est en relation asymétrique par rapport à lui, un être au bout de la puissance du langage, de
    la nomination-appropriation, hors la référence au même. Il est intéressant de noter à ce propos que si Eve jouit d’un nom propre, Adam reprend sous la forme d’un nom propre et non plus générique
    le vocable qui désigne l’adam au double visage. C’est justement parce qu’il ne trouve pas la femme dans la femelle que l’adam va devenir Adam, nom propre, tandis que la femme va se
    lever.</span></span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">En conclusion, pour trop de religieux incapables d’aller au-delà de la lettre, seul
    l’homme<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> est à l’image de Dieu tandis que la femme est à la gloire de l’homme. L’homme qui donna un nom aux animaux et qui prêta alors aux choses les
    vertus de l’agir et du penser voudra désormais y inclure la femme. Cette faculté propre à Adam de donner un nom aux choses sera<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> un des fondements sur
    lequel se développeront le Droit, la Morale et les relations des hommes et des femmes<span style="mso-spacerun: yes;">&nbsp;</span> tout au long de l’Histoire. Ce sera la loi des hommes qui
    s'imposera aux femmes, pourtant ni Lilith, ni Eve, ni putes, ni soumises.</span></span>
  </p>
  <p class="MsoNormal" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="font-size: 12pt; color: black; mso-font-kerning: 0pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">&nbsp;</span></span>
  </p>
  <p style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt; TEXT-ALIGN: justify">
    <span style="color: black;"><span style="font-size: 12pt;"><span style="font-family: Times New Roman;">Soeur Emmanuelle disait qu'elle n'aimait pas les hommes parce qu'ils se sont mal conduits
    avec les femmes et avec les enfants durant toutes les époques.</span></span></span>
  </p>
  <div style="mso-element: footnote-list">
    <br>
    <hr size="1">
    <div id="ftn1" style="mso-element: footnote">
      <p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt">
        &nbsp;
      </p>
    </div>
    <div id="ftn2" style="mso-element: footnote">
      <p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; mso-pagination: no-line-numbers; mso-hyphenate: none; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: 36.0pt">
        <span style="font-size: 8pt; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style=
        "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-size: 8pt;"><span style=
        "font-family: Times New Roman;">Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, il créa le homme et femme (à la fois).</span></span>
      </p>
      <p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 36pt; TEXT-INDENT: -18pt; mso-pagination: no-line-numbers; mso-hyphenate: none; mso-list: l0 level1 lfo1; tab-stops: 36.0pt">
        <span style="font-size: 8pt; font-family: Symbol; mso-fareast-font-family: Symbol; mso-bidi-font-family: Symbol;"><span style="mso-list: Ignore;">·<span style=
        "font: 7pt &quot;Times New Roman&quot;;">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></span></span><span style="font-size: 8pt;"><span style=
        "font-family: Times New Roman;">et de la côte qu'il avait prise de l'homme, l'Éternel Dieu forma une femme, et il l'amena vers l'homme.</span></span>
      </p>
    </div>
    <div id="ftn3" style="mso-element: footnote">
      <p class="MsoFootnoteText" style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt"></p>
    </div>
  </div>]]></description>
        <pubDate>Thu, 05 Feb 2009 14:56:00 +0100</pubDate>        <guid isPermaLink="false">d02db7d3bc1f311208a3b42f6aff4af0</guid>
                <category>planches maçonniques</category>        <comments>http://solange-sudarskis.over-blog.com/article-27580504-6.html#anchorComment</comments>                    </item>
  
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</rss>
