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1 août 2005 1 01 /08 /août /2005 00:00

29 – Le JEU de la mort , la mort du JE

 

 

C

 

ontrairement à ce que l’on pourrait croire, l’idée d’une mort définitive, qui met un point final irrémédiable aux espoirs et aux calculs, est une conquête relativement tardive du rationalisme pessimiste. Pour la conscience primitive, la mort n’est jamais sans lendemain, la survivance va de soi. Selon la plupart des historiens, la sépulture du défunt en position accroupie, très fréquente dès l’époque préhistorique, habituelle dans le rituel égyptien, était destinée à préparer une nouvelle naissance.

 

 Le cadavre étant placé en terre dans la même attitude que l’embryon dans le ventre maternel, l’enterrement marquait le commencement de la vie nouvelle.

 

De fait, chez beaucoup de peuples primitifs, l’enfant nouveau-né passe pour un mort qui revient: on lui donne le nom de son aïeul ou d’un autre individu récemment décédé, on place près de lui divers objets usuels ayant appartenu à un défunt.

 

A côté de vous fut placée la branche d’acacia et vous avez accueilli en vous ce héros mythique qu’est  le M\Hiram. La mort des dieux et des héros n’est-elle que provisoire ? L’existence du héros ou du dieu mythique se déroule selon un schéma déterminé: après être mort sous les coups de son ennemi, il est vengé et ressuscite; l’Osiris égyptien périt dans une embûche tendue par Seth ou par Typhon, mais son épouse Isis et son fils Horus recherchent ses restes dispersés, les réunissent et leur redonnent vie; en Grèce, son homologue est Dionysos-Zagreus : né d’une union illégitime de Zeus, l’enfant Dionysos encourt la haine d’Héra, qui le fait assassiner et mettre en pièces par les Titans; mais une autre divinité, Apollon ou Athéna, rassemble les membres suppliciés, et le jeune dieu reprend vie; la biographie d’Attis, également, comporte castration, mort et renaissance.

 

On n’en finirait pas d’énumérer les dieux dont l’histoire est conforme à cet itinéraire, dans lequel s’inscrit aussi celui d’Hiram.

 

Mais la consécution de la mort et de la résurrection ne figure pas seulement dans la légende; elle reparaît dans les cérémonies du culte et, parallèlement, dans la vie religieuse des adeptes.

 

Chaque fois, comme la première fois, le deuil s’efface sans transition devant l’allégresse; ce renversement de l’affectivité s’exprime dans toutes les civilisations. N’avons nous pas salué la renaissance d’Hiram ?

 

Ainsi chez les anciens Hébreux: « Ceux qui sèment dans les larmes moissonnent avec des cris de joie: il marche tout en pleurant, celui qui porte la semence des semailles, puis il revient avec des cris de joie, quand il porte ses gerbes» (Ps. CXXVI, 5-6). Tous les cultes comportent des rites de passage, et ce sont eux notamment qui intègrent une mort et une résurrection symboliques. Dans ces rites de passage privilégiés qu’étaient en Grèce les initiations aux mystères, l’initié meurt et renaît à l’imitation du dieu. Dans Les Métamorphoses (XI, 21) écrit par le philosophe platonicien et romancier latin Apulée (IIe s. de notre ère), il est raconté une initiation aux mystères d’Isis, écoutons-la : «L’acte même de l’initiation figure une mort volontaire et un salut obtenu par grâce. Les mortels qui, parvenus au terme de l’existence, foulent le seuil où finit la lumière, et à la condition que l’on puisse leur confier sans crainte les augustes secrets de la religion, la puissance de la déesse les attire à elle, les fait renaître en quelque sorte par l’effet de sa providence, et leur ouvre, en leur rendant la vie, une carrière nouvelle». C’est par des psychodrames, des jeux de rôles fixés par les rituels que vous avez été confrontés à la violence, à la mort depuis votre entrée en F\M\

 

A l'égal du conte de fées, le jeu de rôles prend l'adolescent là où il se trouve sur le plan psychique, pour  l'emmener vers son devenir d’adulte.

 

Cette remarque permet de répondre à la question ; à quel type de rencontre prépare le jeu de rôles maç\? Le jeu de rôles permet de  créer un nouveau « père » accessible émotionnellement  auquel il est   possible de s'identifier. Celui-ci permettra à l'adolescent de quitter son statut d'adolescent pour accéder au statut de l'homme adulte.  La cérémonie d ‘élévation à la Maîtrise fait de vous des adultes F\M\auxquels sont rattachés la totalité des droits et des devoirs du F\M\

 

Le jeu de rôles prépare, certes, à la confrontation au père, dans toutes ses formes emblématiques, qu’elles soient celle du pouvoir ou celles de la loi. Mais en tant que mécanisme de défense, il fait aussi l'économie de la confrontation à la réalité. Cela repousse donc l'échéance de l'accès à la maturité. Nous le voyons clairement, le jeu oscille entre le mécanisme de défense et le mécanisme de l'apprentissage. Le jeu de rôle peut devenir pathologique si le joueur joue sans cesse sans se confronter à la réalité pour y " faire ses preuves ", pour traverser les épreuves du réel. Et si les premiers pas vers le futur développement seraient la  reconnaissance et l'acceptation positive de l'agressivité que le F\M\ exprime dans les jeux de rôles des différentes épreuves des rituels de passage ?

 

La reconnaissance de  son agressivité va le faire accéder à un potentiel énergétique   immense (la partie obscure de son être)  Celle-ci va lui permettre de  trancher des questions, de tolérer des tensions et de pouvoir s'engager.

 

Il reconnaît alors son plaisir à manipuler son  agressivité pour la dominer. Le psychodrame de la cérémonie et du rituel offre le cadre et tous les processus nécessaires au développement psychique et à son harmonisation entre ténèbres et lumières.

 

Dans « Ma vie », C.G. Jung écrit :" la pratique rôlistique est, et a toujours été, un art. L'art véritable est créateur, et ce qui crée est au-delà de toute théorie. C'est pourquoi je dis à tout débutant : apprenez les règles aussi bien que vous le pourrez, mais laissez-les de côté dès que vous toucherez les merveilles de l'âme vivante.

 

Ce ne sont pas les théories, mais votre personnalité créatrice qui sera décisive ".

 

 

Alors que faire de notre violence ?

 

 

Il n’est pas question de prendre les armes, ni d’enfermer les individus violents. Car le problème de base à éclaircir est que nous sommes tous plus ou moins violents. Oui, plus ou moins, selon les circonstances.

 

Bien évidemment, nous sommes tous des êtres civilisés et bien pensants et bienveillants. Le seul et unique point faible de toutes les argumentations est que personne n’est prêt à admettre sa propre violence. Notre culture nous persuade que cette fameuse énergie destructrice est le résultat d’une frustration extérieure. La psychanalyse nous donne une formule simple ; la frustration induit l’agression. Ce message très sain est perverti par les individus qui refusent de reconnaître que la violence est inhérente à la vie.

 

D’ailleurs une autre équation simple nous dit : « Sans agression pas de vie possible. Il faut tuer pour survivre, pour manger, etc… ! » Cela nous le savions depuis longtemps, et il faut se rendre compte que le simple fait de naître est un acte violent pour la mère et surtout pour l’enfant. Son cri primordial est-il, dans son passage de l’eau à l’air, l’effroi de sa mort annoncée ?

 

Lorsqu’une étoile géante rouge meurt, elle détruit tout son système solaire avec toutes les planètes qu’il comportait. Mais cet acte destructeur libère dans l’espace les poussières de la vie. Ces particules chimiques libérées en vastes quantités vont essaimer la vie ailleurs, un peu plus loin. La mort d’Hiram est nécessaire pour qu’il s’incarne en nous.

 

Mon F\V., mon F\R., tu es sorti de la putréfaction alchimique, et en toi revit Hiram.

 

 

 

 

Ce retrait de toi-même pour lui laisser sa dimension t’enlève ta plénitude individuelle, mais cela t’ouvre les portes du plus grand des mystères, la mise en perspective de la vie et de la mort.

 

 

 

Ce détachement de toi-même, puisses-tu en faire un  travail qui consiste à tuer la mort pour la transmuter en éternité.

 

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Published by Solange SUDARSKIS - dans planches maçonniques
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commentaires

HenrY LeMaçoN 01/11/2006 16:26

J'ai vu les tourbillons de la piscine provoqués par l'Ange de vie et de mort....
Le viellard grabataire est guéri, il est debout cette nuit de sabbat....
Merci pour votre précieuse aide,
Serviteur ineffable,
J.B.

HenrY LeMaçoN 01/11/2006 16:26

J'ai vu les tourbillons de la piscine provoqués par l'Ange de vie et de mort....
Le viellard grabataire est guéri, il est debout cette nuit de sabbat....
Merci pour votre précieuse aide,
Serviteur ineffable,
J.B.

HenrY LeMaçoN 01/11/2006 16:26

J'ai vu les tourbillons de la piscine provoqués par l'Ange de vie et de mort....
Le viellard grabataire est guéri, il est debout cette nuit de sabbat....
Merci pour votre précieuse aide,
Serviteur ineffable,
J.B.

HenrY LeMaçoN 01/11/2006 16:26

J'ai vu les tourbillons de la piscine provoqués par l'Ange de vie et de mort....
Le viellard grabataire est guéri, il est debout cette nuit de sabbat....
Merci pour votre précieuse aide,
Serviteur ineffable,
J.B.

HenrY LeMaçoN 01/11/2006 16:26

J'ai vu les tourbillons de la piscine provoqués par l'Ange de vie et de mort....
Le viellard grabataire est guéri, il est debout cette nuit de sabbat....
Merci pour votre précieuse aide,
Serviteur ineffable,
J.B.