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1 août 2005 1 01 /08 /août /2005 00:00

23 - Accueillement

 

 

 

 

M

 

a S\ A., tu viens de recevoir la lumière Maç\ et c’est pour cela que je t’appelle ma sœur, notre S\au nom de notre atelier.

 

Tel l’enfant qui vient de naître  dont la première initiation est la lumière et le passage de l’eau à l’air, tu nais aujourd’hui au monde maçonnique. Comme pour la chrysalide qui s’accouche papillon, chacune de nos expériences, tous nos acquis sont initiations et transformations de nous-mêmes. Nous évoluons depuis notre naissance, jamais plus tout à fait semblables à ce que nous fûmes dans notre histoire passée, pas encore identiques à notre projection. Parce que nous ne coïncidons jamais avec nous-mêmes, nous vivons une initiation permanente.

 

L’initiation Maç\, quant à elle, t’indiquera une direction de cette évolution.

 

Il s’agit de trouver l’homme dans son être véridique, en mouvement vers le meilleur de lui-même, de le former pour atteindre un ordre éthique qui instaurera dans l’existence des hommes, dans leur vie privée et dans leur vie publique et collective, la rectitude leur permettant de s’assembler le plus harmonieusement possible.

 

Il s’agit de le rendre capable de comprendre qu’il ne peut être et vivre comme un homme que parce qu’il se rend capable de comprendre ce qu’il doit être : une conscience élargie à l’universel.

 

Pour cela, il doit se faire libre, en se mettant de sa propre volonté sous l’autorité de la sagesse, de la force et de la beauté.

 

La F \M\ propose, à ce lieu de transformation constante qu’est l’être, une orientation vers la perfectibilité, c'est à dire une transmutation qualitative continue.

 

 

La F \Maç\ est un médiateur, un guide montrant le passage, le cadre qui permet d’instituer une communauté d’hommes libres parce que raisonnables donc vertueux (de bonnes moeurs, dirions nous).

 

Il s’agit de passer de vérité en vérité, sans se fixer sur l’une d’entre elles, sans être sclérosé dans un dogmatisme et sans pour autant être sceptique. Pour cela, il s’agit d’apprendre.

 

C’est par l’apprentissage que l’on mesure le chemin à parcourir. Apprendre, ce sont les signes du monde qui se donnent, disponibles, à prendre ou à laisser, à se surprendre avec.

 

C’est un fragment d’altérité, d’étrangeté, qui soudain devient familier, s’inscrit en nous, dans notre corps réel ou abstrait, devient extension de notre être, et le plaisir n’est pas de s’agrandir, de s’enfler, mais de sentir vibrer ses limites. Cette vibration qui fait travailler nos limites est une musique de l’être et de la pensée sur fréquences symboliques.

 

La F \Maç\ nous donne des clefs, des partitions, des rythmes, des notes pour cela. Il y a une éthique du geste d’apprendre pour permettre une mise en résonance de l’être.

 

Tu ne sais encore ni lire ni écrire, tu ne sais qu’épeler. Il y a un mot qui résume l’homme dans l’univers, il se prononce de manière différente mais s’épelle : A.M .O.U.R.

 

Ma S\, les M\ de cet atelier ont pour mission d’être tes guides sur cette voie du langage qui bâtira ta vie comme un temple.

 

 

Je te souhaite de conjuguer au présent chacun de tes pas sur cette nouvelle voie où tu viens de pénétrer.

 

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Published by Solange SUDARSKIS - dans planches maçonniques
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