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1 août 2005 1 01 /08 /août /2005 00:00

12- Accueillation

 

 

 

M

 

 

on F\, ma S\, l’aube n’appartient pas à la F \M\, car nous travaillons de midi à minuit, et pourtant, c’est dans un commencement  de lumière que nous vous avons accueillis.      

 

Désirer l’initiation comme vous l’avez fait est un premier pas vers plus de lumière. Elle est à conquérir. Vous avez entendu les chaînes qui gardent la porte du Temple, nous les avons, ce soir, enlevées pour vous ! Elles sont un gardien du seuil comme d’autres qui ont pour nom dragon ou illusions ou manque de volonté. La prochaine fois il faudra trouver le moyen d’entrer, de passer la porte par vous-même. L’humilité en est la vraie clef. C’est pourquoi l’initiation ne nous est pas donnée. Elle est  une quête à travers les épreuves qui s’imposent à nous.

 

La tradition de la cérémonie d’initiation de l’apprenti considère que les trois voyages que vous avez effectués sont 3 épreuves que vous avez traversées et desquelles vous avez triomphé.

 

J’en ajouterai une 4ème : l’épreuve du miroir. En Egypte, le miroir s’appelle l’ouvreur de visage. Car c’est bien de toi qu’il s’agit mon F\, ma S\ 

 

Il faut un regard de courage pour se remettre en question. Ce n’est pas la complaisance que le miroir te propose. Mais pour un esprit qui réfléchit, il y a dans ton miroir ta parcelle de lumière. Qu’elle soit une épée de lumière pour les combats à mener et tout particulièrement celui contre toi-même et cette arme resplendira dans ton questionnement du monde avec les symboles qui en sont le langage.

 

Les symboles nous délivrent des messages. Ils sont des ponts entre notre réalité vécue et celle de l’univers, des ponts de compréhension, des ponts de sensibilité. Ils nous permettent de prendre contact avec ce que l’intelligence, dans sa finitude, ne peut pas comprendre. Ils sont des catégories de pensées, ils sont indicateurs de comportement. Les symboles souvent associés aux mythes nous disent la voracité, la maternité, la haine, l’amour, la peur, la solitude et même le meurtre, ils nous disent aussi l’équilibre, l’harmonie, le mystère. Ils nous montrent l’homme dans son rapport avec lui-même, avec les autres, et avec le cosmos.

 

 

 Ici tout est Symbole. La F \M\ nous propose avec des symboles de pacifier, de fraterniser tous nos rapports d’être. Il faudra en découvrir la méthode. Le second Surv\notre S\ V. sera votre guide particulier pour vous conduire vers cette fraternité initiatique.

 

 

Aujourd’hui, vous avez consenti à changer de peau ; vous avez accepté d’abandonner dans la caverne des gestations, la vie connue pour plonger dans l’invisible de la lumière maç\; il vous faut intégrer cette transformation.

 

Le travail initiatique se développe de grade en grade, avec des degrés spécifiquement liés à des sensibilités différentes et à la faculté complexe de vivre sur plusieurs niveaux en même temps.

 

Devenir sensible à sa vie quotidienne et vouloir la modifier consciemment en trouvant une tonalité du cœur, n’est pas simplement une pensée philosophique, mais un réel travail spirituel demandant un effort et une volonté active pour sacrifier quelque chose, pour renoncer à des modalités du moi afin de se créer autre et d’agir sur le monde. Chaque acte, chaque émotion, chaque pensée, en fonction de sa modalité, de sa tonalité sature le monde de sa substance, de sa nature de bien ou de mal et affecte l’ordre de ce monde. Si notre Temple est orienté, c’est pour nous orienter. Nos irremplaçables tenues et leur égrégore disposent favorablement l’esprit et orientent le cœur vers la sagesse, la force, la beauté et surtout vers la fraternité.

 

 

Le temple maç\ fait de nous des F\, des S\.  Etre frère c’est avoir la même  ascendance, donc avoir la même origine.

 

Etre fraternel, c’est considérer toute vie comme équivalente d’une autre, quelle que soit sa valeur. C’est dépasser les différences pour ne retenir que ce qui nous est commun. C’est accepter l’autre  pour lui-même. C’est ne pas vouloir par une sur-conscience diminuer l’autre pour se grandir. Si les hommes doivent se comprendre, ils doivent se reconnaître, et pour se reconnaître, il faut qu’ils se rencontrent sans se mutiler, sans s’appauvrir, sans se renoncer. Il faut cesser d’être œdipien, pour pouvoir devenir fraternel. C’est à dire qu’il faut renoncer à tuer le père en sortant d’un système de hiérarchie profane, hiérarchie des êtres, hiérarchie des cultures, pour retrouver en l’autre quelle que soit son histoire, notre propre altérité.

 

C’est peut-être ce que signifie aussi être « enfant de la veuve » comme nous le disons en F\M\ Ne plus avoir de père nous met provisoirement à l’abri de telles tentations ou pulsions homicides, prédatrices.

 

Ici nous est offerte la connaissance de certains aspects de la vie universelle, cachée par les ténèbres, c'est à dire par les penchants de l’ego, les peurs, les envies, l’animalité, l’ignorance. Souvent les sages parlent d’une sagesse raisonnable, mais il faut un peu de folie pour penser le sacré.

 

En effet, le sacré ne peut s’exprimer qu’à travers des êtres qui parlent et agissent avec un monde multidimensionnel. Toute idée de  sagesse qui dérange nos conceptions du monde profane mérite l’attention de l’initié qui veut réellement se rapprocher du secret de l‘univers.

 

Il n’est pas question en F\M\d’élaborer un univers clos, dans lequel l’initié serait enfermé. L’univers franc-maçonnique est celui du pluralisme confiant. Cet univers est représenté symboliquement, c’est donc par une indication, une suggestion qu’il se rend intelligible. Il importe à chacun de le découvrir et de le construire avec sa propre liberté.

 

Osez accomplir le voyage de l’indifférence vers la fraternité, du raisonnable vers la folie, du savoir vers la connaissance, du plaisir vers la joie, de vous à vous-mêmes.

 

La F \M\s’offre à vous ce jour, comme un arbre fleuri. Elle vous propose d’accueillir tout ce qui est. Il y a une nourriture vivante à recueillir  ses fruits qui sont nos œuvres. Ne laissez pas pourrir cet arbre. Pour cela il vous faudra cultiver avec Sagesse, Force et Beauté le questionnement incessant et renouvelé du monde car comme l’écrit le Philosophe : « La tradition est la plus belle des libertés pour la génération qui l’assume avec la conscience claire de sa signification, mais elle est aussi l’esclavage le plus misérable pour celui qui en recueille l’héritage par simple paresse d’esprit. »

 

Tente, mon F\, ma S\, de célébrer l’union de toutes les formes de Vie : " Connaître le monde dans ses différentes manifestations, ses couleurs, c’est une connaissance du soir. Le connaître dans son unité c’est une connaissance du matin " nous dit Christian Jacq. Que le jour enchaîne ses alternances de lumière et ne s’achève pas pour vous.

 

La lumière n’est pas offerte facilement ; elle viendra progressivement, lentement et puis à force de progresser, elle sera la paix, cet inestimable salaire pour les épreuves infligées par la vie. 

 

 Lors de l’érection de tout édifice majestueux ou grandiose, il est coutumier de poser la première pierre ou pierre de fondation au Nord-est du bâtiment.

 

 

Mon F\, ma S\,  ta présence sur ta col\ au nord-est de la loge augmente les dimensions de notre Temple de fraternité.

 

 

Tous ensemble, faisons rayonner notre temple, pour qu’il féconde un peu plus l’humain qui est dans l’homme.

 

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Published by Solange SUDARSKIS - dans planches maçonniques
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